Bien-être-à-Table

Manger & Vivre en Pleine Conscience – Mindful Eating Conscious Living


Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

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extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

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Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

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Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

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Bel été, géraldine


Faim de dopamine ou « Apprécier, comme une pratique d’investigation  » selon Jan Chozen Bays, Maître Zen

Faim de dopamine  ou  « Apprécier, comme une pratique d’investigation  » selon Jan Chozen Bays, Maître Zen

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Bonheur ou Plaisir ?

Dans la liste des expériences que nous allons laisser s’épanouir en nous, l’inconfort est rarement cité et la tentation de s’étourdir sera souvent la première proposition faite par le truc que nous avons là haut entre les deux oreilles. Au programme : travail à haute dose, sexe, drogue et rock’ Roll, shopping viral , cybergame noctambule, jeux de séduction, alcool à haut débits, sport de titans,  nourriture sans faim ni fin et  …

Ces « sur-activités » feront le holdup de notre attention, nous détournant pour un temps de l’inconfort, avec leur liste d‘effets secondaires en bas de page en tout petits caractères et aucune garantie que le même inconfort ne reviendra pas, encore plus fort.

Mais qu’y a-t-il (entre autres) derrière ces stratégies « pourries » ?

Appelée aussi l’hormone du plaisir, la Dopamine joue un rôle important dans le circuit de récompense, dont le rôle est de nous inciter à reproduire des comportements qui nous ont procuré du plaisir : j’ai faim c’est désagréable, je mange, cela m’apporte de la satisfaction, je me détend et ça produit de la dopamine :  magnifique cercle vertueux. Mais ce cercle devient vicieux si l’on s’en sert systématiquement pour se stimuler et s’éloigner de nos pensées, de nos émotions et de nos sensations corporelles difficiles  telles que les tensions musculaires du dos, du cou ou des mâchoires, l’oppression de la poitrine, les crampes dans le ventre et autres douloureux reflets de notre stress.

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le bonheur de s’oublier

Loin de faire l’apologie de la souffrance ou bien de prôner les vertus du caillou que l’on se met soi-même dans la chaussure, observons comment moins on tolère l’inconfort, moins on est apte à le tolérer, car on y est moins entrainé. C’est comme devenir allergique à l’inconfort, autant dire allergique à la Vie, avec ses couleuvres à avaler et autres tartines de KK, parfois en version maxi.

Et s’il y avait un risque à devenir accro aux shoots de dopamine ?

Indispensable pour notre mise en action ou la réalisation de nos projets, la dopamine semble parfois être l’arbre qui cache la montagne du bonheur.

S’il n’y a pas a opposer Plaisir et Bonheur, c’est un subtil équilibre à trouver, un boulot de funambule à temps plein, avec dans l’équation une grande inconnue : les aléas de la vie.

Il me semble que deux pistes s’offrent à nous,  Accueillir l’inconfort, vaste sujet …  et développer la gratitude.

Jan Chozen Bays, Maître Zen, dans sa grande sagesse nous propose de développer  la pratique du » remerciement », magnifique pratique informelle de pleine conscience qu’elle propose parmi 52 cartes de pratique qu’elle a crées.  Merci Jan du fond du cœur.

 

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« Apprécier
Arrêtez-vous tout au long de la journée et consciemment identifier ce que vous êtes capable d’apprécier dans le moment. Cela pourrait être quelque chose à propos de vous-même, d’une autre personne, de votre environnement ou de ce que votre corps ressent. Ceci est une enquête. Soyez curieux, en vous demandant: «Y a-t-il quelque chose que je puisse apprécier en ce moment? »

La pratique du remerciement est une enquête. Pouvons-nous trouver quelque chose, n’importe où, en ce moment, qui est une cause d’appréciation? Cette pratique nous aide à cultiver la joie. Le terme bouddhiste pour la joie est mudita. C’est plus que le fait d’apprécier qui nous fait nous sentir bien. Cela inclue la sensation que nous ressentons en relation avec la joie et la bonne fortune des autres. La qualité de la joie n’est pas difficile à sentir quand les autres sont ceux que nous aimons. Par exemple, nous pouvons facilement partager le bonheur de notre enfant pour un nouveau jouet. Que se passe-t-il, quand quelqu’un que nous n’aimons pas ou que nous jalousons reçoit quelque chose que nous voulons pour nous-mêmes, comme une acclamation publique ou un prix? Pouvons-nous ressentir de la joie dans leur joie? ce n’est pas si facile.

Maezumi Roshi meditation

 

Maezumi Roshi nous a toujours recommandé «Appréciez votre vie! »  (Il voulait dire à la fois notre vie quotidienne et notre Grande Vie, qui ne sont pas séparées.)  »      

Texte de Jan Chozen Bays  extrait de « Mindfulness on the Go cards »

 


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un chouette livre,     (cad pleine de sagesse)

Pour continuer à explorer notre relation avec la nourriture, avec douceur et loin de la restriction, un livre de Florence Pujol, avec des exercices concrets, des pratiques de pleine conscience, et des explications très claires sur nos fonctionnements.

 


Petit exercice très chouette aussi :

Listez dans 2 colonnes vos qualités et  vos habiletés

Puis entourez d’une couleur celles qui vous semblent être présentes dans votre vie depuis toujours, et celles que vous avez acquises au fur et à mesure de vos expériences heureuses ou difficiles.

En regardant la proportion de chaque colonne, que pouvez-vous vous en dire ?

Merci Jacques Fradin  pour cet exercice,( et les autres)


Programme ME-CL

Mindful eating, un art de vivre au quotidien

Prochain programme à Paris :

 les mercredi soir à 19h,

lieu :  » L’institut de la main du coeur » – 91 rue de charenton – 75012 Paris

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Séance de présentation  :  Mercredi 3 octobre   (10€, ouvert à tous et

gratuite pour les inscrits au programme)
Programme MECL des 8 séances :  mercredis 10 & 24 Octobre – les 7 / 14 / 21 / 28 Novembre – 5 & 12 Décembre
La journée de Pleine conscience dimanche 25 Novembre à Neuilly 92


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Le bonheur

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !

Paul FORT  (1872 – 1963)


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Sur le GR34, pensée vers celles & ceux qui cheminent


Nourrir des fées au bout du monde, en pleine conscience.

Nourrir des fées au bout du monde, en pleine conscience.

Elle sont arrivées le dimanche après midi, elles venaient du monde entier ; Etats -Unis, Angleterre, Suède, Nouvelle Zélande, Suisse , et de France aussi, Toulouse, Montpellier, Brest, et leur Reine arrivait d’Australie … Elles se sont installées pour une semaine au Gite des Couleurs, à quelques centaines de mètres de l’océan, en Finistère, au bout du monde, là où finit la terre.

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«  Be (t)here »

india flint pleine consciencec’est le nom de ce stage d’Eco-Print organisé par Claire Des Bruyère, fileuse et tisserande de métier et animé par India Flint, célèbre artiste-alchimiste-enchanteresse, créatrice de la technique et accoucheuse des potentiels de créativité qui couvent en chacun et plus précisément en chacune.DSCF9016.jpg

L’éco-print est une technique de teinture naturelle qui utilise des plantes, des fleurs, des algues plaquées sur du tissu (ou du papier) préalablement trempé dans des mordants naturels. Les plantes sont disposées sur le tissu, puis celui-ci est plié et lié serré pour une cuisson dans des jus de végétaux ou bien à la vapeur. Le résultat est unique, c’est une œuvre à chaque fois.

Les vêtements, notre seconde peau

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Cette démarche éco-responsable m’a invité à une plus large réflexion sur comment je me vêtis. Avant d’être consciente de l’impact énorme de « l’industrie de la fringue » sur notre unique planète, j’ai toujours acheté assez peu de vêtement. Il y a quelque semaines, une vidéo expliquant comment nos vêtements synthétiques sont une source de pollution marine par les micro plastiques qu’ils libèrent lors des lavages en machine, a été pour moi une grande prise de conscience.

Et si c’était le grand retour des matières naturelles et nobles dans mon placard ? En même temps, je ressens le besoin de me vêtir avec des habits plus confortables, plus souples , mais tout aussi jolis!

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Donc, 14 stagiaires, joyeuses, curieuses et uniques, autour de leur prêtresse, qui pendant une semaine, ont cueilli avec soin et conscience fleurs, algues et végétaux, pratiqué la méditation, écrit des poèmes, expérimenté des techniques étranges et mystérieuses avec des objets en métal, des pierres, des bassines fumantes, … elles ont dessiné, teint, fait bouillir, cousu … elles se sont promenées sur la plage, dans les ruines d’une chapelle voisine, dans la ville de Pont l’Abbé … et pour vivre pleinement tout cela, elle ont aussi nourri leurs faims à chaque repas que j’ai eu un immense plaisir à concocter, cuisiner et servir.

Awash in the fragrances from the kitchen

With the mind as well as the mouth

Comforting food, cooked with love 

 

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Certes ce n’est pas mon métier, mais j’ai de suite acceptée la proposition de mon amie Claire ; Cuisiner pour des fées réunies au bout du monde pour créer.

Matin, midi, 17h et soir, j’ai été bercée par des Hummmm, Miammmm et autres petits sons aux accents délicieux qui nourrissait mon désir de mettre encore plus de soin et d’amour dans la réalisation du repas suivant. J’ai aimé nourrir leurs yeux de couleur et détails, leur nez de parfums subtils, leur bouches de saveurs harmonieuses, leurs cellules de vitamines et de d’énergie, leur cœur d’amour partagé, leur esprit curieux et désireux de bien-être et santé.

durant-toute-la-journee-de-vendredi-les-benevoles-et_2373072.jpgConnaissant bien la région, j’ai pu privilégier des produits locaux, en circuit court, en majorité bio. Un maximum fait maison ; Un minimum d’emballageMERCI à Fabienne et Patrick Hersant, boulanger à la ferme (Huelgoat 29), à Véronique Coadou et au regroupement de producteurs « Du marché à la Ferme » ( Plounevez du Faou 29) qui nous ont fourni un beurre inégalable, des légumes délicieux, miel et tisanes réconfortantes. Merci Maï et Jean-Charles pour avoir fumé de délicieux poissons !

IMG_2696.jpgCe fût aussi l’occasion de rendre hommage à toute cette profession de la restauration. Dur métier, debout, les mains à rude épreuve et le mental qui organise, rationalise, … Pensée toute particulière à ma grand-mère maternelle qui a nourri dans son restaurant de quartier, « Chez Roger » des troupes d’affamés tous les midi pendant une trentaine d’années.

 

Et ma pratique de la méditation dans tout ça ?  DSCF9087Si la méditation formelle a été irrégulière, les pratiques informelles ont été très importantes et d’une grande aide pour tenir ce rythme soutenu et éprouvant physiquement. Naturellement et très régulièrement venait à moi cette petite voix qui prend soin de moi :  « As-tu soif ?   Besoin d’un citron tiède avec un peu de miel ?     T’assoir 5 mn ?      Mettre un peu de musique ?      Ralentir ?      Faire pipi ?     Sortir quelques minutes, prendre l’air et le soleil ? … »  IMG_2692.jpgAinsi je ne me suis jamais sentie embarquée dans le rythme des tâches à faire, happée par le pilote automatique. Je met sur le compte de la méditation assise ces sortes de retours à soi réguliers qui m’ont permis de mieux respecter mes limites.

IMG_5070.JPGAvant chaque repas, comme une transition entre les ateliers et le temps du repas, nous avons pratiqué de courtes méditations :

« Ressentir les points de contact du corps ; s’ancrer Ici

Ressentir les mouvements de la respiration et s’ancrer ici et maintenant »

Et chaque jour je proposais une  pratique différente afin d’explorer des facettes de l’alimentation en pleine conscience:

«  Qui a faim en moi actuellement ? mon cœur, ma curiosité, mon corps ? »  

«  Qu’est ce que je me raconte au sujet du repas ? »

« Qu’est ce qui m’attire parmi les plats proposés ? »

«  Quelques souvenirs sur comment je mangeais enfants »

«  Etre écologique avec moi-même et estimer la quantité dont je me sers  »

«  Observer les sons de la cuisine alors que les cuissons se terminent. » « Comment exprimer ma gratitude à la nature et aux savoir-faire de millier d’êtres humains qui ont contribué à ce que cette nourriture soit dans mon assiette ? » …

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Les fées aiment pratiquer l’alimentation en Pleine Conscience et m’ont fait de jolis retours d’expérience,   😉  , mais ne vous laissez pas compter, les fées ça mange comme un ogre !

 

 


Pour en savoir plus sur l’Eco-print et le travail d’India Flint :  http://www.indiaflint.com/  2 livres  :  « Second Skin »  et  Eco Color


Comme promis, la recette du gâteau breton de mon arrière-grand-mère et celle du financier de mon grand-père (pour utilisé les blancs d’œuf !). (Personnellement je mets 1/3 de sucre en moins.)

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Actu Formation Mindful Eating : 

Il reste quelques places pour les stages de cet été à Eguilles et Morlaix.

Prochain programme à Paris 12ème:  Mercredi 3 octobre : séance de présentation du programme Mindful Eating Conscious Living MECL (ouvert à tous et gratuite)

les 8 séances se dérouleront les mercredis 10 & 24 Octobre – les 7 / 14 / 21 / 28 Novembre – 5 & 12 Décembre – La journée de Pleine conscience aura lieu le samedi 1er décembre


 

La Pleine conscience au quotidien dans mon assiette : pour les petits, les grands, si vous êtes seul, en famille ou entre amis  :

Faire un voeux à chaque fois que l’on mange pour la première fois de la saison, un fruit ou un légume , et fermer les yeux quelques instants.

 

eco print meditation  @+  Géraldine

 


Manger en Pleine Conscience : Les plaisirs et la Joie

« … la pratique, c’est la pratique du bonheur.

Sans amour, sans liberté, il n’y a pas de bonheur ; il n’y a pas de bonheur sans concentration. Quand vous mangez une orange, essayez de pratiquer la concentration, mangez la de telle manière que le plaisir, la joie et le bonheur soient possibles durant tout ce temps. Appelons ça la méditation de l’orange. Vous posez une orange dans la paume de la main, vous la regardez, la respirez, en sorte qu’elle se révèle à vous comme une merveille. Pour moi, une orange n’est rien de moins qu’une merveille, c’est tout à fait comme vous même qui êtes une merveille de la vie.AVT_Thich-Nhat-Hanh_3998.jpgVous êtes une manifestation devant moi, une merveille. L’orange aussi est une merveille. Si je suis là à 100%, elle se révèle à moi à 100%. En me concentrant sur elle, j’obtiens d’elle une vision plus profonde. Je peux voir les fleurs d’oranger, je peux voir le soleil et la pluie qui sont là, je peux voir le tout petit oranger qui se forme, puis son fruit.

Je peux commencer a peler l’orange avec ma pleine conscience, son odeur, sa présence sont de vrais miracles. Aussi, le bonheur que vous avez en rentrant en contact avec elle peut devenir très très grand. Une orange peut vous donner beaucoup de bonheur quand vous êtes vraiment là, entièrement vivant, entièrement présent et que vous entrez en contact profond avec elle, une des merveilles de la vie qui vous entoure. »  

 Extrait du livre « La vie est un miracle » du maitre Zen Thich Nhat Hanh, lu au cours de l’émission Babel-sur–Seine, sur France Inter avec Céline Tran, ancienne star du X invitée pour une balade au Vietnam. Portrait d’une femme surprenante, et promenade sensorielle au pays de ses ancêtres.

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Pour info, VOYAGE , Un film sur l’enseignement de Thich Nhat Hanh sort en France au mois de Mai.

 

Ce texte entendu à la radio est une amusante coïncidence au moment même où l’envie d’écrire sur les plaisirs et le bonheur de manger me trottait dans la tête …

 

Il semblerait que nous soyons naturellement programmés pour repérer ce qui cloche et moins doués d’attention pour ce qui va bien. Normal ceci dit ! Dans une logique de préservation de l’espèce, mieux vaut prendre conscience rapidement d’un danger, que de la beauté d’une pâquerette. Et c’est peut être bien pour cela qu’au départ de nos actions, comme celle de se nourrir, il y a la souffrance. On a faim et ça fait un creux désagréable dans le ventre, la gorge qui se serre puis, plus le besoin de manger est fort, plus il se manifeste par des sensations physiques désagréables, tête qui tourne, agitations …

Et vous, quelles sont les sensations corporelles que vous ressentez et qui vous indiquent que vous avez besoin d’énergie ?

C’était quand la dernière fois où vous avez ressenti ces signaux de la faim physiologique ?

Donc au début, il y a la souffrance, qui nous met en marche ! Les bébés pleurent, les chasseurs-cueilleurs aiguisaient leurs harpons, les paysans courbent le dos, les artisans remontent leurs manches, et moi, je rentre des courses chargée comme un baudet, traînant chariot, poussant caddie, chargeant vélo …

Selon les circonstances et notre chemin de vie, la préparation du repas peut être source

ail des ours - mangeren pleine conscience

Ail des ours offert par mon voisin Alain

de plaisir. Je connais le plaisir de m’oublier complètement, laissant mon instinct me guider pour composer un repas où les mets se complèteront selon une magie qui m’est inconsciente, et avec ce même laisser aller, j’associe les épices, les condiments … dans une grande économie de gestes et d’énergie, je cherche, je découvre, parfois je me plante aussi, parfois je m’inspire de plusieurs recettes pour faire la mienne. .. j’explore

Pour cet exercice, le net est une mine d’or, MERCI à tous les contributeurs comme https://www.cuisineaz.com/, http://cuisine.journaldesfemmes.fr/toutes-les-recettes/ http://www.lacuisinedebernard.com/ http://www.lapopottedemanue.com/https://www.papillesetpupilles.fr/ http://www.amandinecooking.com/  et tant d’autres.

Le plaisir de yeux ;

ail des ours pour pistou

Pesto en préparation

Un joli plat et une jolie table invitent la curiosité, ravissent les yeux, nourrissent notre attention de multiples détails, peut être même au delà de la beauté elle-même. J’admire cet art qu’est le dressage d’un plat qui réclame une grande patience, personnellement je passe assez peu de temps à soigner la présentation, mais quelques graines saupoudrées, une petite touche de couleur ici où là font l’affaire en général.

Les plaisirs de la bouche :

C’est comme un feu d’artifice qui aurait débuté par le bouquet final ! Ha ! La première bouchée ! La deuxième est Hummmm …   Oh oui ! la troisième n’est pas mal non plus, mais ce n’est déjà plus tout à fait aussi prégnant … jusqu’au moment où le plaisir n’est plus, signal qu’il est tant d’arrêter de manger de ce plat ci pour passer à un autre ou bien de s’arrêter de manger. Ca, c’est ce qui se passe en général quand on mange pour satisfaire notre faim physiologique et que l’on est attentif aux sensations du plaisir gustatif car le plaisir des papilles, le plaisir que l’on ressent avec le gout des aliments, nous parle de nos besoins. Au fil des années, et des repas, nous avons constitué une sorte de bibliothèque dans laquelle les aliments vus et reconnus sont associés au moment de la digestion à une densité en énergie, à des apports en nutriments et vitamines, c’est à dire à une information nutritive.

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Confiture de fleurs de pissenlit

C’est ainsi, qu’en remplissant nos assiettes, nous pouvons estimer la quantité idéale dont nous avons besoin à ce moment là et nous orienter alors vers des aliments qui contiennent les nutriments ou vitamines dont nous avons besoin. Au fur et à mesure du repas on ingère de l’énergie, les vitamines et minéraux nécessaires et le plaisir diminue naturellement car nous n’avons plus besoin d’être stimulés pour continuer à ingérer.

 

Je vous invite à faire l’expérience suivante ; en vous servant, demandez à votre corps quelle est la quantité idéale dont il a besoin maintenant. Servez-vous en conscience, quitte à vous resservir par la suite ou bien en laisser dans votre assiette, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Mais parfois « ça » s’emballe et on continue à manger sans faim, avec parfois la culpabilité au bout. … Je me permets ici quelques pistes d’explications, mais elles n’ont rien d’exhaustives.

Il se peut que le truc là-haut qu’on a entre les oreilles, n’a pas eu son compte d’informations, car notre conscience était trop peu portée sur les sensations de la bouche

Où donc était notre attention ?

Faisons un parallèle ; le matin si votre chéri.ie quitte la maison en vous adressant un vague « au revoir », est-ce que c’est la même chose que si vous vous embrassez ? Peut-être que pendant un temps on s’habitue. Et un jour, on craque !

cidre et lac

la pause

Autre piste qui pourrait expliquer pourquoi on ne s’arrête pas de manger alors que les besoins physiologiques ont été satisfaits : la recherche éternelle des frissons de la première bouchée et cette perte du plaisir qui est vécue comme une trahison de nos sens.

C’était si bon ! Comment accepter que cela diminue, comment faire le deuil du frisson ?

Là encore, c’est un peu comme une histoire d’amour, les premiers temps de la rencontre, ça papillonne dans le ventre à la moindre occasion, ça pétille derrière les yeux jour et nuit , et puis après … soit on transforme en apportant à la relation une attention particulière, en dirigeant notre désir vers de plus grandes aspirations … et les frissons que l’on croyait à leur maximum, deviennent des déferlantes, des feux ardents, des tremblements de terre, soit le deuil des premiers frissons est impossible et on rumine, on fulmine , ou bien on se remet en quête de nouveaux frissons ….

« Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art »  Rabelais

Il semblerait aussi, selon notre tempérament, que nous soyons plus ou moins sensibles, voire accro à ces frissons.

Et la tentation de compenser le manque de sensation de la bouche par la quantité ingérée est courante et souvent source de souffrance. Comme en amour, dirigeons notre attention, aiguisons nos ressentis, orientons l’énergie de notre désir vers la recherche fine, curieuse et délicate d’un grand plaisir gustatif.

L’autre piste que je vous propose d’explorer, c’est la confusion que nous pouvons faire avec la sensation ressentie grace à la texture des aliments, du plaisir de la bouche remplie, pleine, qui apporte un soulagement, une détente émotionnelle. Il y a probablement là une stimulation importante de notre système parasympathique qui nous déclenche la détente.

Enfin, remplir sa bouche peut donner l’illusion de remplir des vides en nous que l’on peut croire sans fond.

Dernière réflexion issue de nombreux témoignages des participantes des programmes

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Faire des réserves

que j’anime : je me demande si les femmes n’ont pas une sorte d’instinct plus développé qui nous pousse à faire des réserves lorsque de la nourriture est à portée de main. Clairement, enceinte de 8 mois, il est difficile de courir après un lapin; d’où l’intérêt dans les temps anciens de faire des réserves et la nécessité aujourd’hui de s’écouter et de pouvoir observer « Pourquoi je mange ? » 

Voici beaucoup de pistes d’exploration que la pleine conscience nous permettra de démêler et d’éclairer, avec douceur et fermeté, comme toutes nos pratiques d’attention.

Le plaisir social :

2094_10377843_0.jpgAprès avoir évoqué le plaisir de nourrir la faim physiologique, et celui de nourrir nos sens, il y a le plaisir du partage avec ceux que l’on aime. C’est la communion versus consommation.

 

Continuons sur la voix du plaisir, celui que l’on peut ressentir comme une profonde satisfaction après un bon et agréable repas, le plaisir de digérer. C’est un plaisir d’ordre émotionnel. Parlons de satisfaction, de détente … Le cerveau se met au ralenti, (on dit ouff parfois) car une grande part de l’énergie est dirigée vers la digestion.

Le cycle Douleur, Désir, Action, Plaisir se termine par une sorte de calme … jusqu’à ce que ça recommence. Ce cycle me semble bien proche de celui que connaissent les animaux, pouvons-nous espérer quelque chose d’autre ? Car si je fais mes courses, cuisine, mange et si je goûte au plaisir avec mon cœur alors c’est la joie qui se déploie en moi et autour de moi.

Est-ce la recette pour passer du plaisir au bonheur ?

Et du bonheur à la gratitude, il n’y a peut-être qu’un pas ? Qu’en pensez-vous ?


Les inscriptions se poursuivent pour les 2 stages de cet été à Aix er Morlaix, les dates pour le programme de l’automne sur Paris seront bientôt en ligne. (La formation pour professionnelle à Paris à l’automne est complète.)


 

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géraldine

 

 


Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces …

Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces … et parfois ça me fait un peu mal au ventre

La méditation de Pleine Conscience n’est pas un « truc » pour réduire le stress.

femme meditation( la photo ci-jointe est assez loin de la réalité, en tout cas de celle que je vis lorsque, assise sur mon coussin je ressens par exemple l’inconfort de mon esprit agité ou des crampes dans mon corps)

De la même manière, L’alimentation en pleine conscience n’a rien à voir avec l’interdiction de certains aliments ou le contrôle, ni de la quantité, ni du comportement. (exemple : il faut rester attentif à tout ce que je mange …  dès que je sens que je suis rassasié, j’arrête de manger )

Se maintenir dans l’énergie de la joie

Pourtant, le dernier article que j’ai lu commençait bien : « La pleine conscience permet de modifier petit à petit son mode de pensée et ses réflexes quotidiens face à la nourriture. De quoi faire la révolution en douceur. »

prendre-votre-pause-dejeuner-au-bureau-fait-baisser-votre-creativite-unePremière proposition : Ralentir

Oui, c’est une des clés qui va nous permettre de stopper le pilote automatique. J’aime à me rappeler que ralentir est tout à fait subjectif, il s’agit juste de ralentir un peu par rapport à son rythme habituel. Nous sommes tous différents, respectons cette diversité. Pour nous aider à ralentir à table, j’ai l’habitude de proposer une courte pause avant le repas. Dans le programme ME-CL«  Mindful eating, Conscious living », on apprend a installer cette pause, cette bulle de pleine conscience avec une mini-méditation. Cela peut aussi se passer devant le lavabo lorsqu’on se lave les mains : juste prendre quelques instants pour resssen_laver_les_mainsentir les sensations du contact des pieds avec le sol, de l’eau sur les mains, les mouvements de la respiration dans le corps, puis observer s’il y a des contractions, des zones douloureuses et peut-etre terminer cette pause, en observant notre regard qui se reflètent dans le miroir.

A chacun d’expérimenter cette pratique.

Vous permet-elle de vous installer à table plus calmement ?

De commencer à manger plus lentement que d’habitude ?

(Merci de vos retours qui me sont toujours précieux )

Puis,  dans cet article on peut lire : « La substitution consciente » !  là, je sens que je fronce le front. Un peu plus loin : « …  éviter certains aliments ou en réduire les quantités, »  … et là c’est même une petite colère qui monte.

J’ai la chance de donner régulièrement des interview, mais la plus part du temps mes propos me paraissent disparaître sous les gros titres « Maigrir avec la Pleine Conscience »,  «  La pleine Conscience, nouveau régime minceur » …   Jusqu’à présent j’ai fait le dos rond et refermé les magazines parfois sans lire l’article jusqu’au bout,…. c’est le découragement. Sans chercher à créer de polémique, je vais tenter de surfer sur cette énergie que me donne cette colère, et de l’utiliser pour prendre ma plume et tenter d’apporter plus de détails, articles après articles, sur ce qu’est « se nourrir en pleine conscience », en tout cas, ce que j’en comprends en l’expérimentant moi-même et en écoutant  Thich Nhat Hanh, Jan Chozen Bays et d’autres personnes inspirantes qui cultivent depuis longtemps,  ce désir de Manger dans la joie et de Vivre pleinement présent .

J’aime à me souvenir que Jan Chozen Bays répète souvent qu’il n’y a pas de bons ou mauvais aliments.  Et Jon kabbath Zinn définit la pleine conscience comme« l’observation particulière de ce qui se passe autour de nous dans notre environnement et en nous, (c’est à dire d’observer sciemment nos pensées, nos émotions, nos sensations corporelles), dans le moment présent, sans jugement, ni critmeditation mindfulnessique, ni commentaire. » Et c’est bien cette manière de faire travailler notre mental qui permet le changement d’habitude.  « Ouff ! », se dit le « truc » que l’on a entre les oreilles, « il n’y a rien d’autre à faire, juste observer ce qui se passe vraiment ». Et cet exercice n’est pas toujours aussi simple! En tout cas, on lache l’idée qu’il y a quelque chose à faire.  C’est cette attitude à la fois détendue et vigilante qui permet le lâcher prise, qui permet de se connecter à notre Être véritable, de voir et ressentir une situation sous un autre angle différent et d’envisager de nouveaux comportements.

Restons vigilants à ne pas utiliser la pleine conscience comme une nouvelle arme dans la lutte contre nos pulsions alimentaires.

Pouvez-vous observer pendant 2 ou 3 minutes comment l’envie irrépressible se manifeste ?

Quelles sont les pensées qui y sont associées ? Quelles émotions vous traversent ? Et quelles sont les sensations corporelles que vous percevez ?    

Et si vous ne notez aucune pensée, aucune émotion, aucune sensation corporelle, c’est aussi une expérience.

Rappel : il n’y a ni mauvaise, ni bonne réponse avec nos pratiques et exercices de pleine conscience, notre expérience est toujours juste

Ici aussi, je serai très contente d’avoir vos retours 😉

Pour illustrer cette partie : la vidéo du neuroscientifique Richard Davidson et Jon Kabat-Zinn sur la façon dont l’entrainement à la pleine conscience peut mener à une plus grande résilience. (sous titre anglais seulement)

 

 

Nourrir les yeux !IMG_4068

Foujita est au musée Maillol !

enfant pommeL’expo est magnifique, ces tableaux sont vraiment à voir car aucune reproduction ne permet d’apprécier tant de nuances, tant de pureté dans le trait !

Moment enchanté, entre hyper-réalisme et surréalisme qui se termine autour des statues de Maillol.

Conférence bien-être: Comment faire monter la sève en 978_2_8132_0635_0_HiRes.jpgmoi

C’était Jeudi dernier, et c’était super ! Isabella Obrist, experte en MédecineTraditionnelle Chinoise et auteur des livres de cuisine «  Petit Ventre Heureux » & « Petit Ventre heureux attend un bébé » m’a régalé. La diététique chinoise a quelque chose qui me parle clairement … Affaire à suivre …

Gâteau chocolat butternut ( selon notre ami Christophe 😉

Je poste rarement de recette ou photo de plats cuisinés car je nous trouve déjà en sur-sollicitation visuelle de nourriture, mais là, c’est une demande toute particulière de la belle Katia … qui me vend chaque semaine sur le marché de Levallois, les si bons légumes avec lesquels je fais entre autres merveilles …   des gâteaux au chocolat !

200gr de purée de noisettes

gateau chocola vegan.jpg

1kg de butternut

50gr d’huile de coco

300gr de chocolat noir

40gr de sucre de canne

éclats de fèves ou poudre de cacao

cuire la butternut à la vapeur

fondre chocolat , ajouter huile coco, et purée noisettes

mixer le tout jusqu’à texture fine, une nuit au frigo ou dehors, démouler et saupoudrer de chocolat en poudre.

Ce gâteau a, sur moi, un pouvoir rassasiant très important que je ne retrouve pas de la même manière avec du chocolat en tablette ou autre pâtisserie « classique ». A vous d’essayer !

 

Week end de Pâques,  Faire le tri des placards !

juste après la première lune de printemps, moment précieux du grand ménage des placards. Eliminons les vieilles épices, faisons le tris de tout ce que nous easter-3180067_960_720stockons, céréales, farines, pattes, boites en tout genre, paquets éventré …   Soit c’est utile et on s’en serre, soit ça nous encombre et il faut s’en débarrasser,   ACTION !

Pâques n’est pas qu’une histoire de chocolat !

C’est aussi, depuis la nuit des temps, le passage vers la lumière. Nos jours deviennent plus longs que nos nuits. Pendant l’hiver, notre introspection a lavé certaines zones sombres, aujourd’hui on célèbre la pureté avec l’agneau et la fertilité de la saison avec les œufs

Les cloches carillonnent de joie !

Savoureux week-end

d desindes statue  géraldine


Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

« Être son corps »

Alors que Paris revêt un épais manteau blanc, ici soleil et ciel bleu illuminent nos journées; Edouard Baerd nous propose ,  « Tous en Bretagne, tous à l’Ouest,  Cap à l’ouest … »  alors cap sur le sentier côtier de Concarneau pour une marche sans but aucun :  C’est FOU tous ces déséquilibres de la marche qui permettent de poser un pied devant l’autre … d’avancer pas à pas. »

Pendant la promenade, entendre les pensées agitées, prendre connaissance de la météo des émotions difficiles, sentir les tensions, lourdeurs et contractions corporelles ….  Conscience des contractions dans les pensées, dans le cœur et le corps. Toutes ces « contre actions » qui empêchent l’action de toucher l’Être profond; alors Ici & Maintenant, revenir à l’expérience de penser : JE marche, Vivre l’émotion du mouvement, ressentir les gestes qui se délient vers l’état de détente qui ouvrira la porte du lâché prise…  ou pas …  En tout cas, mettre encore un pas devant l’autre.

Il est un peu tôt pour me laisser agréablement distraire par la beauté du paysage, par l’énergie tout autour, je garde ça pour le chemin du retour….

chemin pleine conscience.jpg

Amusant de remarquer comment jusqu’à un certain niveau de tension on a tendance au grignotage et au delà d’une certaine limite on perd l’appétit ?   Cela pourrait correspondre aux différentes phases du stress; pour la fuite, on prend de l’énergie pour parcourir une distance … pour la lutte, on mobilise toute l’énergie du corps vers les membres au détriment du digestif, en inhibition, on fait le mort donc on ne mange plus non plus.

Quels liens pouvez-vous faire des liens avec vos expériences ?

salle 1 mediation.jpgPêle-mêle, quelques réflexions sur quelques jours passés à la Thalasso de Concarneau pour préparer les prochains séjours « Pleine Conscience & Alimentation » et « Pleine Conscience & Mieux Vivre » que j’anime à partir du 9 Avril,  dans une toute nouvelle salle.

En arrivant, je ressens rapidement une fatigue mentale, émotionnelle et physique importante accumulées ces derniers temps.

« La discipline c’est aimer soi-même »   Jacques Castermane

Alors entre les séances de travail  …  thalasso-concarneau

La chaleur du sauna et l’ambiance tamisée m’anesthésient, tout se met à ralentir en moi; le flux des pensées, les mouvements, le mode « économie d’énergie » se déclenche, jusqu’à la douche fraîche, stimulante. Déambuler dans le bassin aux multiples jets, un moment sur les épaules, puis de la plante des pieds jusqu’aux fesses,  sentir les petites bulles sur le dos, sur le ventre; Hummm  l’eau de mer chaude qui apportent au corps oligoéléments et énergie marine.

Terminer ce moment dans le bassin de nage, en faisant quelque longueur où je m’applique à allonger chaque mouvement à son maximum. Sur le dos, je reste là quelques longues minutes, sans aucun mouvement, avec juste l’air de mes poumons qui me permet de flotter, comme en apesanteur, … les yeux fermés …  Et plus je détends mes muscles, et mieux je flotte. Le soleil est couché, les lumières sont faibles, le bassin est désert, je ne fais rien, incarnant pleinement mon corps, je flotte ….  j’inscris cette sensation, je suis mon corps.

 

Que ressentez-vous dans votre corps en observant chacune de ces photos ?  

Comment garder ce contact au quotidien, « je suis mon corps »,  pourquoi s’en éloigner ? Evitons-nous l’inconfort physique, émotionnel, tentons nous d’échapper à l’expérience de sa disparition inéluctable ?

«Mr Duffy habite à une petite distance de son corps». James Joyce

Nos sensations corporelles sont pourtant d’habiles messagers;  n’est ce pas ainsi que l’on connaît les signaux de la faim, du rassasiement, du remplissage de notre estomac et d’une manière générale, ne dit-on pas   » ça, je le sens bien !  »  qui exprime notre confiance ?

Masser le corps, massage de l’âme.

mont d'arree mindful eating meditation.jpgLe massage peut être une troublante expérience.  » La Balade à Concarneau » est un massage qui se déroule en suivant un enregistrement où se mêlent délicatement des musiques traditionnelles, les sons des éléments de la nature et la douce voix d’Elise qui nous emmène en balade. Les premiers moments sont dynamiques, la musique m’a transporté vers de vagues souvenirs lors de Fest-noz (soirées dansantes bretonnes) , et sous les gestes précis et rythmés de Gwenola,  j’ai oublié où j’étais. J’avais 10 ans et je cavalais avec allégresse dans la lande des Monts d’Arrée …  Quand la confiance est présente, c’est si bon de perdre la notion du temps, et de l’espace …  puis la balade s’est poursuivie en bateau jusqu’aux îles voisines …. le vent claquant les voiles ….

Posons la main droite sur notre bras gauche et ressentons la force de ce contact pour soi.

concarneau-tous-en-zen-pour-les-un-de-la-thalasso_5Après la marche et les soins de la thalasso, la faim du corps se manifeste.  Au restaurant de l’Hôtel, Le chef Cyril Le Rest travaille avec passion et ça semble contagieux. Chaque assiette nourrit les yeux de mille détails colorés, le nez peut être surpris, on a envi de touchez les gaufrettes, et autres décorations comestibles;  promesse  d’une expérience en bouche qui invite au voyage, promesse tenue. Que dire de la qualité des produits, l’originalité des condiments et des épices ?

 

 

Cuire un poisson avec cette perfection, c’est faire preuve de gratitude envers le royaume marin, si fragile.

Comment témoignerons-nous de la gratitude pour ce qui sera dans notre assiette lors de notre prochain repas ? 

 

En ce jour de Saint Valentin, que l’on fête les Lupercales ou bien la déesse Junon, puissions-nous connaître l’amour qui nourrit les sens, l’amitié, et la bienveillance pour toute Vie.

Et toujours MERCI  pour ce poème qui m’accompagne depuis …
Matin
J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, saint valentin
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l’aube hors de moi
je cherche dans le jour la bruit d’eau de tes pas.

Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j’ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,

et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
Je veux manger l’ombre fugace de tes cils,

J’ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton coeur brûlant
comme un puma dans le désert de Quitratùe.

                                                             Pablo Neruda

 

geraldine desindes alimentation en pleine conscience

Et bienvenue aux nouveaux abonnés à cette news-letter

 

Géraldine ❤

 


NEIGE !   Alimentation et Pleine Conscience

Ouiiiii !   elle est là ! A Paris, bien timide , mais c’est déjà ça.

maison neige meditation mindful eatingAu sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.

Ballottés par la brise, les flocons de toutes tailles aujourd’hui volent légèrement et se déposent délicatement, ça et là, et sur mes lèvres aussi. La bouche ouverte je les gobe, toujours plus attentive à ce bref instant de contact, fugace sensation qui ne laisse aucune trace.

Mon appétit aussi est différent quand il neige ; alors que les journées grises et pluvieuses me donnent parfois des envies de chocolat pour me réconforter, sous la neige au contraire, ça pétille en moi, ça jubile, mes sens me guident vers des aliments riches et chauds, mais sans aucun excès, sans impatience.

Qu’avez-vous pu observer avec votre alimentation en ces jours de neige ? Avez-vous eu des envies spécifiques ?   Vous êtes-vous senti plutôt calme ou excité avant les repas ? Et là, en fermant les yeux juste quelques instants, de quoi votre corps a-t-il besoin ? Pour nous aider, nous pouvons nous demander : C’est de quelle couleur ? C’est chaud ou froid ? Liquide ou solide ?

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Dans le train, les paysages enneigés se succèdent. Les toits des pavillons de banlieue laissent leur place aux petites forêts, puis aux vastes champs tout blancs qui filent vers un horizon incertain.

Un raisin sec dans la main, mes pensées rejoignent cette vigne aujourd’hui au repos, sous ce blanc manteau qui contraste avec le noir de ses ceps humides. Elle se nourrit de ce froid vigoureux, pour emmener le plus loin dans ses racines sa sève, son sang, qui au printemps jaillira vers de nouveaux fruits.

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Vers quel arbre, vers quelle terre nous emmènera la contemplation du prochain aliment que nous mettrons dans notre bouche et qui deviendra un petit bout nous ?

 

Au micro : 3 heures de retard annoncé ! Je sors de ma rêverie.

A cette annonce, un 15 août en pleine canicule on pourrai craindre une émeute des passagers. Là, tout le wagon reste calme, cheminant malgré tout , les yeux tournés vers les paysages magnifiés, et bien au chaud.

Savoureuse journée à tous

Géraldine Desindes – bien-Être à Table

 

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Par tous les temps, délicieux fondant du restaurant de la Thalasso de Concarneau, 

 

 


Clémentine, Mandarine … quelques quartiers de Pleine Conscience

Clémentine, Mandarine….

Peau tendue ou mole …. Brillante et orange ….  Goût sucré, acidulé …. Juteuse ? ….   Pleine de pépins ou sans pépin …  Chaire ferme ou épaisse ….

Combien de quartiers contient-elle ? Pourquoi les quartiers sont aussi appelés des cuisses ?

D’où vient ce fruit que je tiens dans mes mains, que je vais mettre dans ma bouche, qui va devenir moi ?

Ciltivée avec ou sans pesticide ?

Fruits mystérieux, malin et coquin, il se glisse discrètement dans les poches, sa peau exhale des parfums lointains, c’est une invitation au voyage.

pleine conscience ferme

Dans les années 30, au fin fond des Monts d’Arrée,  région où la terre prend fin, dans une modeste bâtisse qui partage son toit avec l’unique vache de cette ferme, il est bien tôt ce matin de Noël. Mais l’excitation jette les 3 enfants de la maison hors de leur lit-clos.

Ils découvrent devant la cheminée une orange pour chacun! C’est la première fois de leur vie qu’ils voient ce fruit dont on parle à mis mot, comme pour ne pas l’abimer.

Elle a tout juste 5 ans, et tout de go elle croque dans le fruit légendaire …

J’imagine aujourd’hui l’étonnement de cet enfant en sentant l’amertume de la peau, j’imagine ses yeux ….

Et souvent, en mangeant des agrumes, je repense à elle, qui fut ma grand-mère, et ça nourri aussi mon cœur.

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C’est un fruit merveilleux pour nous aider à créer un espace de présence attentive, le temps de manger en conscience, une bouchée à la fois, un quartier à la fois.

Char Wilkins, une de mes instructrices, termine souvent ses mails par cette phrase :

«  une respiration à la fois, un pas à la fois, une bouchée à la fois » 

faisons l’expérience aujourd’hui

 «  d’une respiration à la fois, d’un pas à la fois, d’un quartier à la fois » 

 

IMG_2258 Géraldine Desindes

 

© Peinture Yann Hovadik

 

 

 


Une bonne année pleine de conscience

Les réjouissances de ces derniers jours deviennent nuit après nuit de doux souvenirs que nous pourrons de temps à autres partager avec ceux que l’on aime. : « Et tu te souviens l’an dernier à Noël…, et bien l’an prochain au nouvel an on fera … »   Sautant du passé au futur, notre cerveau paraît très bien câblé pour cette gymnastique, il semble un peu moins doué pour s’inscrire pleinement dans le présent, mais nous y travaillons 😉   sinon vous ne liriez pas ce petit billet.

Les vacances à la campagne permettent une douce période d’errance : FeudeCheminée_mindfull eatingSe caller contre le poêle à bois de longues heures durant avec un très bon livre, se lever plus tard, sentir tout le poids de la fatigue accumulée qui, de jour en jour, pèse de plus en plus lourd. Mettre le nez dehors et « une claque » d’oxygène au cerveau, rentrer un peu de bois, cuisiner, inviter les amis, se faire inviter et mettre les pieds sous la table, se régaler et célébrer, manger, et encore manger  … (quelle chance !)

Et puis un matin, patatra, ça tousse, la tête est comme dans un étau. Ca chouinnne parce que ça ne sait plus si ça a soif, si ça a chaud ou froid, si ça a faim ou pas, si ça a envie de manger ou pas.

Les signaux du corps ne sont plus que d’obscures sensations. Est-ce que j’ai faim ? Est-ce que j’ai envie de manger ? Est-ce qu’il faut que je mange ? J’ai mangé et je me sens mal, je n’aurai pas du … Et le blabla du mental qui s’en mêle. « C’est bien la peine de pratiquer l’observation régulière et attentive de mes sensations corporelles et d’instruire un programme de pleine conscience autour de l’alimentation!  Tout ça pour ça !? »

….   Une nuit de fièvre et une bonne douche plus tard, la Vie pousse mon corps hésitant dehors, bien couverte, dans les vents que la tempête a laissé trainer derrière elle, pour aller marcher dans cette nature si ressourçante.

marche méditation

Marcher sans chichi, ni blabla, juste mettre un pied devant l’autre, l’attention dirigée vers les sensations de mes plantes de pieds en contact avec le sol, pas après pas. Puis l’attention portée à ce perpétuel déséquilibre qui permet d’avancer, instant après instant. Peu de pensées viennent troubler cette marche qui reste un petit moment de joie particulier de ces dernières vacances ; le souvenir de la fin de cette petite maladie, le moment où  repasser du coté lumineux de la Force se fait tout seul.

Les signaux de faim et de rassasiement sont restés énigmatiques  pendantencore quelques jours,  : «  et alors ? Patience, juste patience. Ca va se remettre en place, et d’ici là expérimente, fait au mieux, et continue d’observer, continue à observer les signes avec douceur et curiosité. »


 


26782120_1568992903183662_1166450340_oUn MERCI à Florian Saffer pour la confiance que tu m’as témoignée. Animer ces 4 jours de formation pour des professionnelles de l’alimentation est une expérience qui m’a  m’empêché de tomber dans le piège des automatismes.

Quelle joie aussi de savoir que de nombreuses consultations commenceront par une courte pratique de pleine 26735336_1568992926516993_890241468_oconscience (dont vous trouverez une proposition de scripte ci-joint) et seront ponctuées de nouvelles expériences autour de l’observation sans jugement ni critique des pensées, des sensations corporelles et des émotions.Marina, Sylvie, Véronique, Fabienne, Marine, Nolwenn, Françoise, Audrey et Nathalie, merci pour vos partages qui ont enrichi nos pratiques. ❤


Et MERCI aussi à ma copine Delphine pour m’avoir chaudement recommandé IMG_2229« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari, lu par 9 millions de personnes à ce jour. Si on y trouve l’histoire passionnante de l’évolution des hommes depuis 70 000 années, un passage sur les pulsions alimentaires a particulièrement attiré mon attention. Il parle même du « gène de la gloutonnerie ». Il y a 70 000 ans, Homo sapiens, notre semblable, se jetait rapidement et goulument sur les fruits murs qu’il trouvait sachant qu’une bande de babouin pouvait débarquer à tout moment et rafler ce précieux aliment. Ce court passage du livre milite pour que nous développions aujourd’hui un rapport différent avec les aliments. Quelque soit la réponse, « oui je le mange » ou bien  » non je ne le mange pas« , il est crucial de créer un temps de pause, qui devient un espace de liberté où l’on va juste s’interroger : « Pourquoi le mangerai-je ? »

Quelques 300 pages plus loin, Yuval parle du bouddhisme et dans cette vidéo, il aborde vers 38 mn sa pratique quotidienne de Vipassana et comment elle s’inscrit dans sa propre vie. https://www.youtube.com/watch?v=94WXoR1LYXM


 

feve alimentation pleine conscience.jpg

Pour célébrer le soleil vainqueur de la nuit, nous avons partagé la galette, et j’ai trouvé la fève dans ma part. Mais qui est donc ce personnage féminin ?  Un sac à la main, pour une fois sans enfant dans les bras ! Une béguine ? Peu probable avec ces couleurs. Ma curiosité est piquée, toute info est la bienvenue.


 

1540-1Les programmes Mindful Eating – Conscious Living 2018 commencent cette semaine; j’accompagnerai 3 groupes de janvier à juin sur 8 séances et une journée de pleine conscience. Je sens en moi un profond plaisir qui se manifeste par un sentiment doux et joyeux à l’idée de rencontrer les nouveaux participants et de cheminer avec eux. (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j’ai le sourire aux lèvres).

La pleine conscience fera son travail presque silencieux,  de séance en séance 😉


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Bienvenu aux nouveaux abonnés à cette news letter ❤    et  Très belle semaine à toutes et tous.

 


Repas de Fêtes & Pleine Conscience

ours taniere pleine conscience meditationJ -5    Si on s’écoutait, pendant ces derniers jours où la lumière décroit encore un peu plus, on rentrerait encore plus profondément dans nos tanières.  Rester au chaud, se reposer, laisser notre esprit regarder encore plus profondément en nous, et voir ce que nous avons accompli cette année, les qualités qui en nous se sont gentiment développées et aussi les sombres facettes de notre créature qui nous ont entrainé, parfois à la vitesse de l’éclair, vers la mesquinerie, le mensonge et autres petitesses poisseuses si éloignées de nos vraies aspirations de cœur, nous mettant ainsi en tension.

Les tensions ….

Elles peuvent aussi se manifester dans notre agitation à « Faire Noël » , à « Fêter Noël » à tout prix. Toutes ses injonctions nous éloignent encore de notre tanière hivernale pour  nous propulser à vive allure dans des magasins ultra lumineux, bruyants de vilaines musiques, dont on ressort parfois chargés de paquets et vides d’énergie.noel mindful eating conscious living meditation.jpg

Cependant, à la fin de tous ces préparatifs, nous partagerons de bons repas copieux , aux mets riches et savoureux qui nous permettrons de nous détendre, de nous éloigner, pendant un temps, des émotions difficiles qui provoquent dans notre corps ces sensations désagréables que nous n’apprécions guère.

En même temps, pendant ses réjouissances, l’inquiétude ou la peur de grossir traverse le mental de nombreux habitants de nos pays riches.  Certains se mettront à la diet le lendemain, d’autres iront se défoncer au sport,  boiront  de super Detox, ou tenteront de se restreindre drastiquement pendant les repas festifs, voire refuseront des invitations.

Tentons de prendre un peu de recul.

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Cette période de fêtes ne dure pas si longtemps.

Sur cette dizaine de jours, combien y aura-t-il de repas particulièrement copieux ?  2, 3  .. ?

Et si nous faisions confiance à notre corps pour s’auto-réguler pendant les autres repas ? Voyons ces repas où l’on mange plus que nécessaire, comme de formidables moments où nous nous libérons de nos contrariétés, où nous relâchons la pression émotionnelle, où nous aidons notre corps à se libérer de tensions douloureuses et oppressions inconfortables.

Et si ces repas riches nous permettaient de lâcher ce qui nous a fait souffrir cette année passé ? Ainsi allégé, nous sommes prêts à repartir vers l’inconnu de cette nouvelle année.

fruits automne mindful eating pleine conscienceConcrètement, après le ou les repas de fêtes, attendons le retour des premières sensations de faim (le ventre qui gargouille, la bouche qui salive ou se serre, une sensation de faiblesse …) et profitons de ces moments pour être particulièrement à l’écoute de nos besoins, de nos envies, avec douceur. Vous sentez la faim poindre son nez le lendemain du réveillon ?  Quelque soit l’heure, je vous invite, avant d’ouvrir le frigo, à fermer les yeux à ce moment là et à vous demander : de quoi ai-je vraiment envie ?  Pour vous aider, demandez-vous de quelle couleur est cet aliment ?  Est-il chaud ou froid ?   En espérant que vous le trouverez dans votre frigo !  Sinon, qu’est-ce qui s’en rapproche le plus ?

Quelques petits trucs pratiques, entendus dernièrement dans mes ateliers peuvent aussi aider ;  si vous recevez chez vous, achetez quelques boites pour que vos convives repartent avec de délicieux restes, cela vous évitera de vous retrouvez, comme l’année dernière, le frigo blindé pendant une semaine à manger sans fin ni faim.

Vous n’aimez pas dire NON lorsque l’on vous propose et que l’on insiste pour que vous vous resserviez ?  C’est normal, ce n’est pas évident, alors si c’est vous qui servez et proposez aux convives qu’ils se resservent, n’insistez pas non plus  😉

Profitons pleinement des instants de fêtes, faisons confiance aux signaux de notre corps et accueillons le renouveau et les jours qui recommenceront bientôt à croître. C’est  moment précieux que nous célébrerons traditionnellement en partageant un mets particulier, d’une douceur exquise …  voyez-vous de quoi je parle ?


ELLE-Zen

Demain à 15h  je partagerai un moment sur Elle Zen , si vous avez des question sur l’alimentation, la Pleine Conscience, et ces repas de fêtes, c’est le bon moment !


 

IMG_2130Et un grand Merci à tous les membre de la Faculté de Casablanca où j’ai fait une intervention sur l’alimentation en Pleine conscience,  dans le cadre d’un Diplôme Universitaire sur la micro-nutrition. L’accueil, l’intérêt, la curiosité, le questionnement des étudiants m’ont beaucoup touchés et fait progresser. Je sens que nous allons développer ce travail avec de très belles énergies.

L’hospitalité et l’art culinaire marocain sont légendaires, j’ai compris pourquoi !


Quelques idées cadeaux :meditation petit bambou

L’éphéméride de Petit Bambou ,  un coup de coeur, tout simplement, de 7 à 97 ans.  clicker ici

« Sœurs en écologie » de Pascale d’Erm , Des femmes, de la nature et du réenchantement du mondecliker ici    Je ne l’ai pas encore lu, mais j’ai eu la chance d’écouter son auteur enthousiaste au « Parlement du féminin » (journée « Féminin Masculin, pour un nouvel humanisme » avec comme devise : Liberté, Egalité, Sororité & Fraternité et (magnifiquement) organisée par Anne Ghesquière, fondatrice de féminibio. Une belle journée de reflexion.

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« Messages pour un monde meilleur » de Patrick Viveret qui m’a séduite en l’entendant dire que « le masculin s’épanouit totalement lorsqu’il s’émerveille pour le féminin créatif et qu’il est conscient de sa propre fragilité. cliker ici     Notre monde change  😉


 

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Je nous souhaite de joyeuses & délicieuses fêtes, Savourons notre chance.

 

 

 

Géraldine