il y a eu des moments d’agitation. Etait-ce la part animale en mode survie qui était activée ? Cet instinct associé à la réflexion permet de prendre des décisions rapides et pertinentes. Notre cerveau est une merveille quand les différents étages, instinctif, émotionnel et cognitif fonctionnent ensemble.

Il semblerait que la méditation y soit pour quelque chose ?
Pour aller plus loin, un article du National Geographic relayé par Florian Saffer » La connexion corps cerveau est plus importante qu’on ne le croyait »
Autour de nous il y a eu ceux et celles qui ont fait « Ouff, enfin je me pose … », d’autres qui ont crié « Aux abris » », avec la peur au ventre, ou « Au complot ! », ceux qui ont souffert de solitude, ceux du manque d’intimité … et il paraît que nous avons tous pris 2 kg en moyenne.
Pour ma part j’ai bien senti, que mon jean était plus serré, il ne sortait pourtant pas de la machine à laver. Aujourd’hui, soit il s’est détendu, soit j’ai perdu ce que j’avais pris.

Nous avons vu apparaître les légumes de printemps, puis les premiers fruits d’été, dont la première bouchée est prétexte à faire un vœu. Un vœu pour soi, pour ceux que l’on aime, pour ceux que l’on croise, pour ceux avec qui ça grince ( ça demande de l’entrainement et de la patience 😉 … ou un voeu pour notre unique planète.
Particulièrement inspirée et créative, cuisinant presque deux fois par jour pendant ces deux mois, nous nous sommes régalés sans jamais manger deux fois la même chose. La préparation des repas a contribué à maintenir un rythme, un certain ronron et m’a même divertie.
Quels souvenirs en lien avec la préparation des repas gardez-vous de cette période?
Qu’ils soient agréables, désagréables ou ni l’un ni l’autre.
Nourrir le cœur aussi :
L’envie de créer du lien a été un moteur pour regrouper des instructrices francophones du programme de Jan Chozen Bays et Char Wilkins, Mindful Eating-Concious Living (ME CL) que nous traduisons par Manger et Vivre en Pleine Conscience.
Ainsi, depuis fin mars nous proposons gratuitement, tous les 10 jours environ des ateliers en ligne pour les particuliers avec des pratiques et partages autour de l’alimentation en Pleine Conscience. De beaux moments pertinents et instructifs.
Ces différents évènements sont postés sur notre page facebook :https://www.facebook.com/MECLfrancophone/
Et de la lecture aussi :
Fan de Jean-Yves Leloup ! Au delà de tout aspect religieux lié au dogme, dans son livre « L’absurde et la grâce », où il témoigne avec authenticité de son itinéraire surprenant, je retrouve cette conviction que je partage : chacun porte en lui un « thérapeute » qui sait mieux que quiconque ce qui est bon et juste pour lui.

Et c’est trop souvent un aspect absent de l’approche de l’alimentation en Pleine conscience qui parfois se limite à l’observation de l’expérience sensorielle (ce qui est déjà pas mal) et parfois se fourvoie en pensant qu’il FAUT développer une meilleure sensibilité aux signaux de faim et de rassasiement POUR s’arrêter de manger.
Pratiquer l’alimentation en pleine conscience comme un nouvel outil de restriction est voué à l’échec à moyen et long terme.
Le rôle d’un thérapeute, d’un instructeur de Mindful eating est de faire naître ou renaître « ce thérapeute » en chacun de nous.
Jean-Yves Leloup écrit : « Ce « thérapeute » est « l’esprit de bouddha » l’esprit éveillé, le « non-né », « non-créé », libre de toute souffrance, qui est notre vraie nature.Comment l’observation de la souffrance peut-elle conduire à la disparition de la souffrance ? On rejoint là une des grandes attitudes du bouddhisme : la constatation de l’impermanence de toutes choses. La douleur (comme le bonheur) ne fait que passer. Ne pas s’y attacher, c’est à dire ne pas en faire une réalité objective ; comme le souffle, comme les émotions, observer leur apparition, observer leur disparition, observer cela c’est le chemin de la liberté. » … « N’était-ce pas aussi l’idéal des thérapeutes dont nous parle Philon d’Alexandrie, au premier siècle de notre ère, ces thérapeutes qui allaient donner naissance aux premiers monastères chrétiens ? Ne pensaient-ils pas que la source de nos malaises était « un oubli de l’Être », « l’oubli de notre être fait pour Être », et qu’en prendre soin par l’assise, le silence, l’observation sans jugement des pensées, pulsions et émotions qui nous traversent, pouvait avoir une influence bénéfique, non seulement sur l’esprit et la psyché, mais aussi sur le corps, dont les maux ne font souvent que traduire une souffrance plus essentielle ? »

Du même auteur et dans la même idée : « Prendre soin de l’Etre »
Programmes de méditation en collaboration avec Sébastien Henry : https://elearning.jeanyvesleloup.eu/
Si les programmes de Mindfulness proposés aujourd’hui en occident prônent la laïcité, revenir à la source est essentiel, et il est amusant de retrouver cette vision est commune dans la philosophie bouddhiste et dans celle des premiers chrétiens.
Tout est lié, Tous en lien
Redonner du sens à l’acte de manger,
Et nourrir son Être.
Qu’est ce que ça évoque en vous ?
Quelques dates :

Programme collectif à Paris :
8 séances de 2h30 et sa journée de pratique entre le 30 Septembre et mis Décembre. Pour plus d’info, clicker ici

Formation professionnelle en ligne :
5 RDV de 2H par groupe de 6 stagiaires max, du Jeudi 29 Octobre au 3 Décembre – (1 livret chaque semaine avec des pratiques à explorer entre les séances avec vos patients et votre binôme, des enregistrements de méditations guidées, une supervision par mois). Pour plus d’info, contact par mail

Prochaine newsletter je proposerai texte et audio de guidance :
Méditons, Pratiquons un scan corporel particulier : Prendre Conscience des sensations en lien avec notre alimentation.
#MindfulEating #MangerenPleineConscience#Formation #antiregime #alimentation #comportementalimentaire #dietetique















On s’est régalé, congratulé et souhaité la santé, l’amour, des sous … et pour soi-même, qu’est ce qu’on s’est souhaité ?
Elle était là, plantée, fermement coincée … ma tronçonneuse dans une branche de chêne. N’ayant pas pris le temps de débiter les petites branches, ni de préparer minutieusement les entailles nécessaires … (et blablabla) … la lame s’est bloquée au milieu du tronc … J’ai insisté, prenant le risque de tordre mon précieux outils que tout arrière-grand parent aurait vénéré ; c’est d’ailleurs cette pensée surprenante qui m’a arrêtée et calmée. Après la phase de lutte, vint le découragement, voire l’apitoiement, et enfin le lâcher prise qui permit à mon pauvre cerveau d’aborder cette situation avec des idées ingénieuses, presque amusantes, pour me sortir de là.
Nombreux participants du programme font le vœux de manger lentement, avec plus de patience. Déjà, observons que le rythme est tout relatif et subjectif, il s’agit plutôt de manger un peu plus lentement que lorsque que l’on mange sans y prêter d’attention. Au lieu de s’imposer de nouvelles contraintes, objectifs, défis ou fourchette vibrante, je préfère proposer d’observer avec curiosité cette impatience avec la nourriture.




Les pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront.
Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Sentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.



Au sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.





Géraldine Desindes
Se caller contre le poêle à bois de longues heures durant avec un très bon livre, se lever plus tard, sentir tout le poids de la fatigue accumulée qui, de jour en jour, pèse de plus en plus lourd. Mettre le nez dehors et « une claque » d’oxygène au cerveau, rentrer un peu de bois, cuisiner, inviter les amis, se faire inviter et mettre les pieds sous la table, se régaler et célébrer, manger, et encore manger … (quelle chance !)
Un MERCI à Florian Saffer pour la confiance que tu m’as témoignée. Animer ces 4 jours de formation pour des professionnelles de l’alimentation est une expérience qui m’a m’empêché de tomber dans le piège des automatismes.
conscience
« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari, lu par 9 millions de personnes à ce jour. Si on y trouve l’histoire passionnante de l’évolution des hommes depuis 70 000 années, un passage sur les pulsions alimentaires a particulièrement attiré mon attention. Il parle même du « gène de la gloutonnerie ». Il y a 70 000 ans, Homo sapiens, notre semblable, se jetait rapidement et goulument sur les fruits murs qu’il trouvait sachant qu’une bande de babouin pouvait débarquer à tout moment et rafler ce précieux aliment. Ce court passage du livre milite pour que nous développions aujourd’hui un rapport différent avec les aliments. Quelque soit la réponse, « oui je le mange » ou bien » non je ne le mange pas« , il est crucial de créer un temps de pause, qui devient un espace de liberté où l’on va juste s’interroger : « Pourquoi le mangerai-je ? »
Les programmes Mindful Eating – Conscious Living 2018 commencent cette semaine; j’accompagnerai 3 groupes de janvier à juin sur 8 séances et une journée de pleine conscience. Je sens en moi un profond plaisir qui se manifeste par un sentiment doux et joyeux à l’idée de rencontrer les nouveaux participants et de cheminer avec eux. (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j’ai le sourire aux lèvres).


l’été qui disparaissent des étalages, la température qui descend, et le temps des vacances qui s’achève ? … Il faut célébrer, célébrer les bons moments que nous avons eu lors de la saison d’été. Saison d’abondance, fruits et légumes frais gorgés d’énergie, repas pendant les vacances où le temps s’écoule doucement, joyeuse cuisine pleine d’amis ou de la famille, tablées enchantées …. Et tout change … les vraies tomates vont bientôt disparaitre de nos étalages … profitons des figues, du raisin …. et célébrons.



Ces cercles ne sont pas vraiment fermés pour symboliser l’ouverture de l’esprit. Avec les crêpes, ce sont les bords en dentelle qui symboliseront cette ouverture ! L’Enso de la crêpe a un bel avantage; les enfants, les parents, les amis, les petits voisins vous invitent souvent à pratiquer. Galettes de sarrasin généreuses, crêpes froment au « trop-de-beurre », moelleuses ou « crasses » (bien grillée en breton) ? … Je retiens la recette improvisée un midi : mélanger et bien malaxer oeuf, fromage de chèvre (type crottin ou plus frais), un petit peu de miel de châtaignier et du thym pour garnir la galette. Un délice que nous avons partagé avec nos amis.



accompagnerons dans le changement vers une alimentation plus respectueuse de votre santé et de l’environnement. Laméditation et les exercices spécifiques vous permettrons d’apprendre à mieux entendre les besoins de votre corps et à mieux satisfaire vos envies. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au
difficiles agissent sur notre alimentation. Nous expérimenterons comment certains exercices de pleine conscience peuvent être d’une grande aide et je vous aiderai à installer 15mn de méditation dans votre quotidien, selon vos propres contraintes. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au 