Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

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extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

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Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

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Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

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Bel été, géraldine


Manger en Pleine Conscience : Les plaisirs et la Joie

« … la pratique, c’est la pratique du bonheur.

Sans amour, sans liberté, il n’y a pas de bonheur ; il n’y a pas de bonheur sans concentration. Quand vous mangez une orange, essayez de pratiquer la concentration, mangez la de telle manière que le plaisir, la joie et le bonheur soient possibles durant tout ce temps. Appelons ça la méditation de l’orange. Vous posez une orange dans la paume de la main, vous la regardez, la respirez, en sorte qu’elle se révèle à vous comme une merveille. Pour moi, une orange n’est rien de moins qu’une merveille, c’est tout à fait comme vous même qui êtes une merveille de la vie.AVT_Thich-Nhat-Hanh_3998.jpgVous êtes une manifestation devant moi, une merveille. L’orange aussi est une merveille. Si je suis là à 100%, elle se révèle à moi à 100%. En me concentrant sur elle, j’obtiens d’elle une vision plus profonde. Je peux voir les fleurs d’oranger, je peux voir le soleil et la pluie qui sont là, je peux voir le tout petit oranger qui se forme, puis son fruit.

Je peux commencer a peler l’orange avec ma pleine conscience, son odeur, sa présence sont de vrais miracles. Aussi, le bonheur que vous avez en rentrant en contact avec elle peut devenir très très grand. Une orange peut vous donner beaucoup de bonheur quand vous êtes vraiment là, entièrement vivant, entièrement présent et que vous entrez en contact profond avec elle, une des merveilles de la vie qui vous entoure. »  

 Extrait du livre « La vie est un miracle » du maitre Zen Thich Nhat Hanh, lu au cours de l’émission Babel-sur–Seine, sur France Inter avec Céline Tran, ancienne star du X invitée pour une balade au Vietnam. Portrait d’une femme surprenante, et promenade sensorielle au pays de ses ancêtres.

voyage en pleine conscience

Pour info, VOYAGE , Un film sur l’enseignement de Thich Nhat Hanh sort en France au mois de Mai.

 

Ce texte entendu à la radio est une amusante coïncidence au moment même où l’envie d’écrire sur les plaisirs et le bonheur de manger me trottait dans la tête …

 

Il semblerait que nous soyons naturellement programmés pour repérer ce qui cloche et moins doués d’attention pour ce qui va bien. Normal ceci dit ! Dans une logique de préservation de l’espèce, mieux vaut prendre conscience rapidement d’un danger, que de la beauté d’une pâquerette. Et c’est peut être bien pour cela qu’au départ de nos actions, comme celle de se nourrir, il y a la souffrance. On a faim et ça fait un creux désagréable dans le ventre, la gorge qui se serre puis, plus le besoin de manger est fort, plus il se manifeste par des sensations physiques désagréables, tête qui tourne, agitations …

Et vous, quelles sont les sensations corporelles que vous ressentez et qui vous indiquent que vous avez besoin d’énergie ?

C’était quand la dernière fois où vous avez ressenti ces signaux de la faim physiologique ?

Donc au début, il y a la souffrance, qui nous met en marche ! Les bébés pleurent, les chasseurs-cueilleurs aiguisaient leurs harpons, les paysans courbent le dos, les artisans remontent leurs manches, et moi, je rentre des courses chargée comme un baudet, traînant chariot, poussant caddie, chargeant vélo …

Selon les circonstances et notre chemin de vie, la préparation du repas peut être source

ail des ours - mangeren pleine conscience

Ail des ours offert par mon voisin Alain

de plaisir. Je connais le plaisir de m’oublier complètement, laissant mon instinct me guider pour composer un repas où les mets se complèteront selon une magie qui m’est inconsciente, et avec ce même laisser aller, j’associe les épices, les condiments … dans une grande économie de gestes et d’énergie, je cherche, je découvre, parfois je me plante aussi, parfois je m’inspire de plusieurs recettes pour faire la mienne. .. j’explore

Pour cet exercice, le net est une mine d’or, MERCI à tous les contributeurs comme https://www.cuisineaz.com/, http://cuisine.journaldesfemmes.fr/toutes-les-recettes/ http://www.lacuisinedebernard.com/ http://www.lapopottedemanue.com/https://www.papillesetpupilles.fr/ http://www.amandinecooking.com/  et tant d’autres.

Le plaisir de yeux ;

ail des ours pour pistou

Pesto en préparation

Un joli plat et une jolie table invitent la curiosité, ravissent les yeux, nourrissent notre attention de multiples détails, peut être même au delà de la beauté elle-même. J’admire cet art qu’est le dressage d’un plat qui réclame une grande patience, personnellement je passe assez peu de temps à soigner la présentation, mais quelques graines saupoudrées, une petite touche de couleur ici où là font l’affaire en général.

Les plaisirs de la bouche :

C’est comme un feu d’artifice qui aurait débuté par le bouquet final ! Ha ! La première bouchée ! La deuxième est Hummmm …   Oh oui ! la troisième n’est pas mal non plus, mais ce n’est déjà plus tout à fait aussi prégnant … jusqu’au moment où le plaisir n’est plus, signal qu’il est tant d’arrêter de manger de ce plat ci pour passer à un autre ou bien de s’arrêter de manger. Ca, c’est ce qui se passe en général quand on mange pour satisfaire notre faim physiologique et que l’on est attentif aux sensations du plaisir gustatif car le plaisir des papilles, le plaisir que l’on ressent avec le gout des aliments, nous parle de nos besoins. Au fil des années, et des repas, nous avons constitué une sorte de bibliothèque dans laquelle les aliments vus et reconnus sont associés au moment de la digestion à une densité en énergie, à des apports en nutriments et vitamines, c’est à dire à une information nutritive.

confiture fleus de pissenli manger en pleine conscience méditation

Confiture de fleurs de pissenlit

C’est ainsi, qu’en remplissant nos assiettes, nous pouvons estimer la quantité idéale dont nous avons besoin à ce moment là et nous orienter alors vers des aliments qui contiennent les nutriments ou vitamines dont nous avons besoin. Au fur et à mesure du repas on ingère de l’énergie, les vitamines et minéraux nécessaires et le plaisir diminue naturellement car nous n’avons plus besoin d’être stimulés pour continuer à ingérer.

 

Je vous invite à faire l’expérience suivante ; en vous servant, demandez à votre corps quelle est la quantité idéale dont il a besoin maintenant. Servez-vous en conscience, quitte à vous resservir par la suite ou bien en laisser dans votre assiette, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Mais parfois « ça » s’emballe et on continue à manger sans faim, avec parfois la culpabilité au bout. … Je me permets ici quelques pistes d’explications, mais elles n’ont rien d’exhaustives.

Il se peut que le truc là-haut qu’on a entre les oreilles, n’a pas eu son compte d’informations, car notre conscience était trop peu portée sur les sensations de la bouche

Où donc était notre attention ?

Faisons un parallèle ; le matin si votre chéri.ie quitte la maison en vous adressant un vague « au revoir », est-ce que c’est la même chose que si vous vous embrassez ? Peut-être que pendant un temps on s’habitue. Et un jour, on craque !

cidre et lac

la pause

Autre piste qui pourrait expliquer pourquoi on ne s’arrête pas de manger alors que les besoins physiologiques ont été satisfaits : la recherche éternelle des frissons de la première bouchée et cette perte du plaisir qui est vécue comme une trahison de nos sens.

C’était si bon ! Comment accepter que cela diminue, comment faire le deuil du frisson ?

Là encore, c’est un peu comme une histoire d’amour, les premiers temps de la rencontre, ça papillonne dans le ventre à la moindre occasion, ça pétille derrière les yeux jour et nuit , et puis après … soit on transforme en apportant à la relation une attention particulière, en dirigeant notre désir vers de plus grandes aspirations … et les frissons que l’on croyait à leur maximum, deviennent des déferlantes, des feux ardents, des tremblements de terre, soit le deuil des premiers frissons est impossible et on rumine, on fulmine , ou bien on se remet en quête de nouveaux frissons ….

« Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art »  Rabelais

Il semblerait aussi, selon notre tempérament, que nous soyons plus ou moins sensibles, voire accro à ces frissons.

Et la tentation de compenser le manque de sensation de la bouche par la quantité ingérée est courante et souvent source de souffrance. Comme en amour, dirigeons notre attention, aiguisons nos ressentis, orientons l’énergie de notre désir vers la recherche fine, curieuse et délicate d’un grand plaisir gustatif.

L’autre piste que je vous propose d’explorer, c’est la confusion que nous pouvons faire avec la sensation ressentie grace à la texture des aliments, du plaisir de la bouche remplie, pleine, qui apporte un soulagement, une détente émotionnelle. Il y a probablement là une stimulation importante de notre système parasympathique qui nous déclenche la détente.

Enfin, remplir sa bouche peut donner l’illusion de remplir des vides en nous que l’on peut croire sans fond.

Dernière réflexion issue de nombreux témoignages des participantes des programmes

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Faire des réserves

que j’anime : je me demande si les femmes n’ont pas une sorte d’instinct plus développé qui nous pousse à faire des réserves lorsque de la nourriture est à portée de main. Clairement, enceinte de 8 mois, il est difficile de courir après un lapin; d’où l’intérêt dans les temps anciens de faire des réserves et la nécessité aujourd’hui de s’écouter et de pouvoir observer « Pourquoi je mange ? » 

Voici beaucoup de pistes d’exploration que la pleine conscience nous permettra de démêler et d’éclairer, avec douceur et fermeté, comme toutes nos pratiques d’attention.

Le plaisir social :

2094_10377843_0.jpgAprès avoir évoqué le plaisir de nourrir la faim physiologique, et celui de nourrir nos sens, il y a le plaisir du partage avec ceux que l’on aime. C’est la communion versus consommation.

 

Continuons sur la voix du plaisir, celui que l’on peut ressentir comme une profonde satisfaction après un bon et agréable repas, le plaisir de digérer. C’est un plaisir d’ordre émotionnel. Parlons de satisfaction, de détente … Le cerveau se met au ralenti, (on dit ouff parfois) car une grande part de l’énergie est dirigée vers la digestion.

Le cycle Douleur, Désir, Action, Plaisir se termine par une sorte de calme … jusqu’à ce que ça recommence. Ce cycle me semble bien proche de celui que connaissent les animaux, pouvons-nous espérer quelque chose d’autre ? Car si je fais mes courses, cuisine, mange et si je goûte au plaisir avec mon cœur alors c’est la joie qui se déploie en moi et autour de moi.

Est-ce la recette pour passer du plaisir au bonheur ?

Et du bonheur à la gratitude, il n’y a peut-être qu’un pas ? Qu’en pensez-vous ?


Les inscriptions se poursuivent pour les 2 stages de cet été à Aix er Morlaix, les dates pour le programme de l’automne sur Paris seront bientôt en ligne. (La formation pour professionnelle à Paris à l’automne est complète.)


 

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géraldine

 

 


Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces …

Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces … et parfois ça me fait un peu mal au ventre

La méditation de Pleine Conscience n’est pas un « truc » pour réduire le stress.

femme meditation( la photo ci-jointe est assez loin de la réalité, en tout cas de celle que je vis lorsque, assise sur mon coussin je ressens par exemple l’inconfort de mon esprit agité ou des crampes dans mon corps)

De la même manière, L’alimentation en pleine conscience n’a rien à voir avec l’interdiction de certains aliments ou le contrôle, ni de la quantité, ni du comportement. (exemple : il faut rester attentif à tout ce que je mange …  dès que je sens que je suis rassasié, j’arrête de manger )

Se maintenir dans l’énergie de la joie

Pourtant, le dernier article que j’ai lu commençait bien : « La pleine conscience permet de modifier petit à petit son mode de pensée et ses réflexes quotidiens face à la nourriture. De quoi faire la révolution en douceur. »

prendre-votre-pause-dejeuner-au-bureau-fait-baisser-votre-creativite-unePremière proposition : Ralentir

Oui, c’est une des clés qui va nous permettre de stopper le pilote automatique. J’aime à me rappeler que ralentir est tout à fait subjectif, il s’agit juste de ralentir un peu par rapport à son rythme habituel. Nous sommes tous différents, respectons cette diversité. Pour nous aider à ralentir à table, j’ai l’habitude de proposer une courte pause avant le repas. Dans le programme ME-CL«  Mindful eating, Conscious living », on apprend a installer cette pause, cette bulle de pleine conscience avec une mini-méditation. Cela peut aussi se passer devant le lavabo lorsqu’on se lave les mains : juste prendre quelques instants pour resssen_laver_les_mainsentir les sensations du contact des pieds avec le sol, de l’eau sur les mains, les mouvements de la respiration dans le corps, puis observer s’il y a des contractions, des zones douloureuses et peut-etre terminer cette pause, en observant notre regard qui se reflètent dans le miroir.

A chacun d’expérimenter cette pratique.

Vous permet-elle de vous installer à table plus calmement ?

De commencer à manger plus lentement que d’habitude ?

(Merci de vos retours qui me sont toujours précieux )

Puis,  dans cet article on peut lire : « La substitution consciente » !  là, je sens que je fronce le front. Un peu plus loin : « …  éviter certains aliments ou en réduire les quantités, »  … et là c’est même une petite colère qui monte.

J’ai la chance de donner régulièrement des interview, mais la plus part du temps mes propos me paraissent disparaître sous les gros titres « Maigrir avec la Pleine Conscience »,  «  La pleine Conscience, nouveau régime minceur » …   Jusqu’à présent j’ai fait le dos rond et refermé les magazines parfois sans lire l’article jusqu’au bout,…. c’est le découragement. Sans chercher à créer de polémique, je vais tenter de surfer sur cette énergie que me donne cette colère, et de l’utiliser pour prendre ma plume et tenter d’apporter plus de détails, articles après articles, sur ce qu’est « se nourrir en pleine conscience », en tout cas, ce que j’en comprends en l’expérimentant moi-même et en écoutant  Thich Nhat Hanh, Jan Chozen Bays et d’autres personnes inspirantes qui cultivent depuis longtemps,  ce désir de Manger dans la joie et de Vivre pleinement présent .

J’aime à me souvenir que Jan Chozen Bays répète souvent qu’il n’y a pas de bons ou mauvais aliments.  Et Jon kabbath Zinn définit la pleine conscience comme« l’observation particulière de ce qui se passe autour de nous dans notre environnement et en nous, (c’est à dire d’observer sciemment nos pensées, nos émotions, nos sensations corporelles), dans le moment présent, sans jugement, ni critmeditation mindfulnessique, ni commentaire. » Et c’est bien cette manière de faire travailler notre mental qui permet le changement d’habitude.  « Ouff ! », se dit le « truc » que l’on a entre les oreilles, « il n’y a rien d’autre à faire, juste observer ce qui se passe vraiment ». Et cet exercice n’est pas toujours aussi simple! En tout cas, on lache l’idée qu’il y a quelque chose à faire.  C’est cette attitude à la fois détendue et vigilante qui permet le lâcher prise, qui permet de se connecter à notre Être véritable, de voir et ressentir une situation sous un autre angle différent et d’envisager de nouveaux comportements.

Restons vigilants à ne pas utiliser la pleine conscience comme une nouvelle arme dans la lutte contre nos pulsions alimentaires.

Pouvez-vous observer pendant 2 ou 3 minutes comment l’envie irrépressible se manifeste ?

Quelles sont les pensées qui y sont associées ? Quelles émotions vous traversent ? Et quelles sont les sensations corporelles que vous percevez ?    

Et si vous ne notez aucune pensée, aucune émotion, aucune sensation corporelle, c’est aussi une expérience.

Rappel : il n’y a ni mauvaise, ni bonne réponse avec nos pratiques et exercices de pleine conscience, notre expérience est toujours juste

Ici aussi, je serai très contente d’avoir vos retours 😉

Pour illustrer cette partie : la vidéo du neuroscientifique Richard Davidson et Jon Kabat-Zinn sur la façon dont l’entrainement à la pleine conscience peut mener à une plus grande résilience. (sous titre anglais seulement)

 

 

Nourrir les yeux !IMG_4068

Foujita est au musée Maillol !

enfant pommeL’expo est magnifique, ces tableaux sont vraiment à voir car aucune reproduction ne permet d’apprécier tant de nuances, tant de pureté dans le trait !

Moment enchanté, entre hyper-réalisme et surréalisme qui se termine autour des statues de Maillol.

Conférence bien-être: Comment faire monter la sève en 978_2_8132_0635_0_HiRes.jpgmoi

C’était Jeudi dernier, et c’était super ! Isabella Obrist, experte en MédecineTraditionnelle Chinoise et auteur des livres de cuisine «  Petit Ventre Heureux » & « Petit Ventre heureux attend un bébé » m’a régalé. La diététique chinoise a quelque chose qui me parle clairement … Affaire à suivre …

Gâteau chocolat butternut ( selon notre ami Christophe 😉

Je poste rarement de recette ou photo de plats cuisinés car je nous trouve déjà en sur-sollicitation visuelle de nourriture, mais là, c’est une demande toute particulière de la belle Katia … qui me vend chaque semaine sur le marché de Levallois, les si bons légumes avec lesquels je fais entre autres merveilles …   des gâteaux au chocolat !

200gr de purée de noisettes

gateau chocola vegan.jpg

1kg de butternut

50gr d’huile de coco

300gr de chocolat noir

40gr de sucre de canne

éclats de fèves ou poudre de cacao

cuire la butternut à la vapeur

fondre chocolat , ajouter huile coco, et purée noisettes

mixer le tout jusqu’à texture fine, une nuit au frigo ou dehors, démouler et saupoudrer de chocolat en poudre.

Ce gâteau a, sur moi, un pouvoir rassasiant très important que je ne retrouve pas de la même manière avec du chocolat en tablette ou autre pâtisserie « classique ». A vous d’essayer !

 

Week end de Pâques,  Faire le tri des placards !

juste après la première lune de printemps, moment précieux du grand ménage des placards. Eliminons les vieilles épices, faisons le tris de tout ce que nous easter-3180067_960_720stockons, céréales, farines, pattes, boites en tout genre, paquets éventré …   Soit c’est utile et on s’en serre, soit ça nous encombre et il faut s’en débarrasser,   ACTION !

Pâques n’est pas qu’une histoire de chocolat !

C’est aussi, depuis la nuit des temps, le passage vers la lumière. Nos jours deviennent plus longs que nos nuits. Pendant l’hiver, notre introspection a lavé certaines zones sombres, aujourd’hui on célèbre la pureté avec l’agneau et la fertilité de la saison avec les œufs

Les cloches carillonnent de joie !

Savoureux week-end

d desindes statue  géraldine


Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

« Être son corps »

Alors que Paris revêt un épais manteau blanc, ici soleil et ciel bleu illuminent nos journées; Edouard Baerd nous propose ,  « Tous en Bretagne, tous à l’Ouest,  Cap à l’ouest … »  alors cap sur le sentier côtier de Concarneau pour une marche sans but aucun :  C’est FOU tous ces déséquilibres de la marche qui permettent de poser un pied devant l’autre … d’avancer pas à pas. »

Pendant la promenade, entendre les pensées agitées, prendre connaissance de la météo des émotions difficiles, sentir les tensions, lourdeurs et contractions corporelles ….  Conscience des contractions dans les pensées, dans le cœur et le corps. Toutes ces « contre actions » qui empêchent l’action de toucher l’Être profond; alors Ici & Maintenant, revenir à l’expérience de penser : JE marche, Vivre l’émotion du mouvement, ressentir les gestes qui se délient vers l’état de détente qui ouvrira la porte du lâché prise…  ou pas …  En tout cas, mettre encore un pas devant l’autre.

Il est un peu tôt pour me laisser agréablement distraire par la beauté du paysage, par l’énergie tout autour, je garde ça pour le chemin du retour….

chemin pleine conscience.jpg

Amusant de remarquer comment jusqu’à un certain niveau de tension on a tendance au grignotage et au delà d’une certaine limite on perd l’appétit ?   Cela pourrait correspondre aux différentes phases du stress; pour la fuite, on prend de l’énergie pour parcourir une distance … pour la lutte, on mobilise toute l’énergie du corps vers les membres au détriment du digestif, en inhibition, on fait le mort donc on ne mange plus non plus.

Quels liens pouvez-vous faire des liens avec vos expériences ?

salle 1 mediation.jpgPêle-mêle, quelques réflexions sur quelques jours passés à la Thalasso de Concarneau pour préparer les prochains séjours « Pleine Conscience & Alimentation » et « Pleine Conscience & Mieux Vivre » que j’anime à partir du 9 Avril,  dans une toute nouvelle salle.

En arrivant, je ressens rapidement une fatigue mentale, émotionnelle et physique importante accumulées ces derniers temps.

« La discipline c’est aimer soi-même »   Jacques Castermane

Alors entre les séances de travail  …  thalasso-concarneau

La chaleur du sauna et l’ambiance tamisée m’anesthésient, tout se met à ralentir en moi; le flux des pensées, les mouvements, le mode « économie d’énergie » se déclenche, jusqu’à la douche fraîche, stimulante. Déambuler dans le bassin aux multiples jets, un moment sur les épaules, puis de la plante des pieds jusqu’aux fesses,  sentir les petites bulles sur le dos, sur le ventre; Hummm  l’eau de mer chaude qui apportent au corps oligoéléments et énergie marine.

Terminer ce moment dans le bassin de nage, en faisant quelque longueur où je m’applique à allonger chaque mouvement à son maximum. Sur le dos, je reste là quelques longues minutes, sans aucun mouvement, avec juste l’air de mes poumons qui me permet de flotter, comme en apesanteur, … les yeux fermés …  Et plus je détends mes muscles, et mieux je flotte. Le soleil est couché, les lumières sont faibles, le bassin est désert, je ne fais rien, incarnant pleinement mon corps, je flotte ….  j’inscris cette sensation, je suis mon corps.

 

Que ressentez-vous dans votre corps en observant chacune de ces photos ?  

Comment garder ce contact au quotidien, « je suis mon corps »,  pourquoi s’en éloigner ? Evitons-nous l’inconfort physique, émotionnel, tentons nous d’échapper à l’expérience de sa disparition inéluctable ?

«Mr Duffy habite à une petite distance de son corps». James Joyce

Nos sensations corporelles sont pourtant d’habiles messagers;  n’est ce pas ainsi que l’on connaît les signaux de la faim, du rassasiement, du remplissage de notre estomac et d’une manière générale, ne dit-on pas   » ça, je le sens bien !  »  qui exprime notre confiance ?

Masser le corps, massage de l’âme.

mont d'arree mindful eating meditation.jpgLe massage peut être une troublante expérience.  » La Balade à Concarneau » est un massage qui se déroule en suivant un enregistrement où se mêlent délicatement des musiques traditionnelles, les sons des éléments de la nature et la douce voix d’Elise qui nous emmène en balade. Les premiers moments sont dynamiques, la musique m’a transporté vers de vagues souvenirs lors de Fest-noz (soirées dansantes bretonnes) , et sous les gestes précis et rythmés de Gwenola,  j’ai oublié où j’étais. J’avais 10 ans et je cavalais avec allégresse dans la lande des Monts d’Arrée …  Quand la confiance est présente, c’est si bon de perdre la notion du temps, et de l’espace …  puis la balade s’est poursuivie en bateau jusqu’aux îles voisines …. le vent claquant les voiles ….

Posons la main droite sur notre bras gauche et ressentons la force de ce contact pour soi.

concarneau-tous-en-zen-pour-les-un-de-la-thalasso_5Après la marche et les soins de la thalasso, la faim du corps se manifeste.  Au restaurant de l’Hôtel, Le chef Cyril Le Rest travaille avec passion et ça semble contagieux. Chaque assiette nourrit les yeux de mille détails colorés, le nez peut être surpris, on a envi de touchez les gaufrettes, et autres décorations comestibles;  promesse  d’une expérience en bouche qui invite au voyage, promesse tenue. Que dire de la qualité des produits, l’originalité des condiments et des épices ?

 

 

Cuire un poisson avec cette perfection, c’est faire preuve de gratitude envers le royaume marin, si fragile.

Comment témoignerons-nous de la gratitude pour ce qui sera dans notre assiette lors de notre prochain repas ? 

 

En ce jour de Saint Valentin, que l’on fête les Lupercales ou bien la déesse Junon, puissions-nous connaître l’amour qui nourrit les sens, l’amitié, et la bienveillance pour toute Vie.

Et toujours MERCI  pour ce poème qui m’accompagne depuis …
Matin
J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, saint valentin
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l’aube hors de moi
je cherche dans le jour la bruit d’eau de tes pas.

Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j’ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,

et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
Je veux manger l’ombre fugace de tes cils,

J’ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton coeur brûlant
comme un puma dans le désert de Quitratùe.

                                                             Pablo Neruda

 

geraldine desindes alimentation en pleine conscience

Et bienvenue aux nouveaux abonnés à cette news-letter

 

Géraldine ❤

 


NEIGE !   Alimentation et Pleine Conscience

Ouiiiii !   elle est là ! A Paris, bien timide , mais c’est déjà ça.

maison neige meditation mindful eatingAu sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.

Ballottés par la brise, les flocons de toutes tailles aujourd’hui volent légèrement et se déposent délicatement, ça et là, et sur mes lèvres aussi. La bouche ouverte je les gobe, toujours plus attentive à ce bref instant de contact, fugace sensation qui ne laisse aucune trace.

Mon appétit aussi est différent quand il neige ; alors que les journées grises et pluvieuses me donnent parfois des envies de chocolat pour me réconforter, sous la neige au contraire, ça pétille en moi, ça jubile, mes sens me guident vers des aliments riches et chauds, mais sans aucun excès, sans impatience.

Qu’avez-vous pu observer avec votre alimentation en ces jours de neige ? Avez-vous eu des envies spécifiques ?   Vous êtes-vous senti plutôt calme ou excité avant les repas ? Et là, en fermant les yeux juste quelques instants, de quoi votre corps a-t-il besoin ? Pour nous aider, nous pouvons nous demander : C’est de quelle couleur ? C’est chaud ou froid ? Liquide ou solide ?

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Dans le train, les paysages enneigés se succèdent. Les toits des pavillons de banlieue laissent leur place aux petites forêts, puis aux vastes champs tout blancs qui filent vers un horizon incertain.

Un raisin sec dans la main, mes pensées rejoignent cette vigne aujourd’hui au repos, sous ce blanc manteau qui contraste avec le noir de ses ceps humides. Elle se nourrit de ce froid vigoureux, pour emmener le plus loin dans ses racines sa sève, son sang, qui au printemps jaillira vers de nouveaux fruits.

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Vers quel arbre, vers quelle terre nous emmènera la contemplation du prochain aliment que nous mettrons dans notre bouche et qui deviendra un petit bout nous ?

 

Au micro : 3 heures de retard annoncé ! Je sors de ma rêverie.

A cette annonce, un 15 août en pleine canicule on pourrai craindre une émeute des passagers. Là, tout le wagon reste calme, cheminant malgré tout , les yeux tournés vers les paysages magnifiés, et bien au chaud.

Savoureuse journée à tous

Géraldine Desindes – bien-Être à Table

 

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Par tous les temps, délicieux fondant du restaurant de la Thalasso de Concarneau, 

 

 


Deux mois de Cuisine dans la Nature

 

La maison a été en travaux ces deux mois d’été, la cuisine s’est installée sous un abri à bois, contre un pignon de la maison. Mésanges,  et campagnol deviennent sacrément familiers! L’un picore des miettes sur la table pendant que je prends mon petit dej’ et l’autre ne s’enfuit même plus quand j’ouvre le placard et la découvre dans SON paquet de TUC  qu’elle s’est attribué mi-juillet et que je lui aie laissé !

Sortir de sa zone de confort, au sens propre comme au figuré, nous invite aux pratiques  de Pleine Conscience. Dans ce cas, les occasions de pratiques informelles sont nombreuses, je vous en partage 3 auxquelles je pense maintenant.

La Voie de la crêpe, c’est cultiver l’art de tourner la crêpe comme pratiquer l’art du Enso, cet art japonais de tracer un cercle d’un seul trait épuré, l’esprit le plus libre possible.

IMG_1722Ces cercles ne sont pas vraiment fermés  pour symboliser l’ouverture de l’esprit. Avec les crêpes, ce sont les bords en dentelle qui symboliseront cette ouverture !  L’Enso de la crêpe a un bel avantage; les enfants, les parents, les amis, les petits voisins vous invitent souvent à pratiquer.  Galettes de sarrasin généreuses, crêpes froment au « trop-de-beurre », moelleuses ou « crasses » (bien grillée en breton) ? …    Je retiens la recette improvisée un midi : mélanger et bien malaxer oeuf, fromage de chèvre (type crottin ou plus frais), un petit peu de miel de châtaignier et du thym  pour garnir la galette. Un délice que nous avons partagé avec nos amis.

 

Pratiquer le non-jugement ; Observer, écouter et respecter  les habitudes et les goûts culinaires de celles et ceux qui séjournent à la maison pour quelques jours de vacances.  Ca, c’est le principe. Après …  certains hôtes me donnent moult occasions de pratiquer l’art du compromis pour garantir la bonne humeur de la tablée.  Bonne nouvelle, la langoustine cuite au Wok a été adoptée par tous, bien que sa cuisson au court bouillon soit en général la norme.IMG_1672

Donner son bain à Bouddha, pour les sœurs de la maison de l’Inspir, c’est faire la vaisselle en pleine conscience. Ici cet été, la vaisselle se fait dans un évier de fortune installé par terre sur quelques parpaings. On est assis sur un billot de bois en équilibre, accroupie, les jambes écartées, les pieds en appuis sur les parpaings. Ainsi accroupie, c’est aussi dans cette position que j’ai donné naissance à mes enfants. Les premières vaisselles ça ma fait bizarre, puis c’est devenu agréable. Merci à tous ceux qui ont fait la vaisselle à la maison cet été pour leur adaptabilité et bravo pour leur souplesse.

Voilà quelques reflexions personnelles autour de mon alimentation.  Et vous ?   A quel moment cet été, une situation vous a fait travailler votre attention ou votre flexibilité avec votre alimentation?


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Cette semaine, j’ai été touché par un superbe article de Caroline Baerten, instructrice de Mindful eating, paru dans la revue Mindful :

How Shame affects eating habits. 

Avec beaucoup de finesse, Caroline écrit comment manger rapidement et secrètement certains aliments peut déclencher beaucoup de honte et d’anxiété, (à l’idée d’être découvert) et à quel point ces émotions sont gourmandes en énergie.

« Prendre conscience des pensées répétitives qui traversent l’esprit lorsque la vie devient difficile.

Être conscient de la honte dans le corps. Les yeux baissés, la tête abaissée et la posture instable sont des expressions naturelles de la honte. D’autres sensations physiques qui se produisent avec la honte :  chaleur et  rougissement. »

Très concrètement, Caroline propose ou rappelle quelques conseils afin de travailler avec la honte et construire plus de résilience ?

La première étape consiste à éviter que la honte ne se développe. Le secret, le silence et le jugement sont trois combustibles qui aident la honte à croître de façon exponentielle. Briser le silence et les pensées taboues sur la question de l’alimentation sont des éléments essentiels du processus de guérison. …

La deuxième étape consiste à nous concentrer sur notre humanité commune….

La troisième étape, c’est permettre à l’inconfort d’être présent.

Un moyen de se demander  si on est Ok avec ce que l’on mange, consiste à se demander si on mangerai la même chose et de la même façon si l’on était en compagnie.


RosesNesta

 

Un bel article de Yasmine Lienard, dont l’énergie et la soif d’authenticité n’ont de limite, à propos de sa retraite de 10 jours de méditation Vipassana.

 


Prochaines Dates :

evenement fb2*   Samedi 23 et Dimanche 24 Septembre

Alimentation, Diététique Chinoise et Pleine conscience   Un week end co-animé avec Pascale Perli , thérapeute en médecine traditionnelle chinoise.  Deux disciplines complémentaires pour un retour au bon-sens.

Le temps d’un week-end, nous vous proposons de venir expérimenter les outils de la pleine conscience autour de notre alimentation et la compréhension énergétique des aliments de nos régions selon les principe de la médecine traditionnelle Chinoise..
pour en savoir plus, clicker ici 

 

Ateliers thématiques de 2h :

  • Le 29 Septembre de 20h à 22h :   Alimentation & Pleine Conscience; un art de Vivre  –  Venez découvrir comment la Pleine Conscience et ses pratiques vous et-si-vous-mangiez-en-pleine-conscienceaccompagnerons dans le changement vers une alimentation plus respectueuse de votre santé et de l’environnement.  Laméditation et les exercices spécifiques vous permettrons d’apprendre à mieux entendre les besoins de votre corps et à mieux satisfaire vos envies. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Bar à Méditation – 5 rue Gaillon – 75002 Paris – France – Tarif 30€
  • Le Dimanche 1er Octobre de 18h à 20h :   Stress, Alimentation & Pleine Conscience. nous explorerons en particulier comment le stress ou les émotions head-in-frig-150x150difficiles agissent sur notre alimentation. Nous expérimenterons comment certains exercices de pleine conscience peuvent être d’une grande aide et je vous aiderai à installer  15mn de méditation dans votre quotidien, selon vos propres contraintes.   Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Centre Qee – 46 rue de la victoire – 75009 paris

 

Voilà les news !

geraldine desindes instructrice Mindful eating

 

Je vous souhaite une délicieuse journée et reste à votre disposition si vous avez des question supplémentaires.


Les vacances, merveilleux moment pour se reposer … sur ses sensations.

Prendre le temps, manger quand on a faim, savourer les produits de l’été, cuisiner ou ne pas cuisiner, ne presser que les citrons, observer sa faim et ses envies, tout en douceur.

On peut aussi s’amuser à voir comment, une fois sorti de nos habitudes et de nos routines, il est plus facile de repérer nos conditionnements avec la nourriture pour les remplacer par des actions choisies, inspirées par nos besoins et nos véritables envies du moment.

Ici, pendant ces vacances, la maison est en chantier, tout le rez-de-chaussée sera inutilisable … la cuisine s’est installée sous l’abri à bois accolé au pignon de la maison. Un frigo, deux feux à gaz, une bilique pour tourner des crêpes, un robinet d’eau, un placard et le minimum de vaisselle et d’ustensiles. C’est tout un art de choisir le minimum nécessaire ;  alléger ses placards c’est aussi s’alléger l’esprit et cultiver la créativité.

Une cuisine de rien du tout, au charme fou, une cuisine d’été où l’on « bricole des petits quelques choses » avec la magie que seul le temps sait nous offrir.

Et vous, quels sont vos souvenirs qui se rattachent à ces cuisines installées en extérieur, si proche des éléments de la nature ?

 

Les vacances c’est aussi le temps des nouveaux paysages, la presqu’île de Crozon appelle les marcheurs.  ( Chhhhut!   Des sirènes doivent s’y cacher ? )

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Alors il faut préparer son sac avec le minimum du minimum, car tout sera porté sur des kilomètres et paraîtra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera et que le corps fatiguera.

Combien de repas faut-il emporter?      Et là le cogito se met en marche …

Il s’agit de trouver un savant équilibre entre prévoir quelques repas d’avance pour avoir la liberté d’avancer à son rythme et ne pas se surcharger inutilement.

Il n’y a pas de point de ravitaillement dans la pointe sud, vers le cap de la Chèvre, c’est aussi ce qui fait son charme. Alors l’esprit cogite …

Quoi ? Combien ? Comment ?

Est-ce suffisant  VS   Est-ce une surcharge ? …     Et si j’ai pas assez ?

 

Puis les jambes se remettent en marche …

….   et font des stops, pour étancher une soif qui se laisse deviner, reprendre un souffle coupé, soulager la nature,  nourrir une délicieuse faim qui se manifeste par de petites contractions dans la gorge et  un petit creux dans le ventre.

L’heure qu’il est ?  C’est l’heure de la faim.

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Pique-niquer comme jouer à la dinette, manger avec les doigts, picorer, trancher, grignoter, croquer et ….   s’allonger …

Le ventre agréablement rempli invite à cette détente, ce voyage entre deux eaux avec ses absences et ses retours flottants.

Le ressac et le vent tiède participent au voyage.

Et la randonnée se poursuit, enchaînant les paysages somptueux de chaque anse parcourue. Des criques bleues azurs, d‘immenses plages jaunes, des rouleaux écumants, des falaises abruptes, une mer calme dont on sent la Force tranquille des colosses. Et des kilomètres d’un épais tapis de bruyères aux parfums si délicats ! Le filtre d’amour de ces lieux est peut-être caché là ? Il y a même un petit papillon bleu qui se glissent dans les décolletés et vous caressent le ventre le temps d’ouvrir votre chemise !

Pas après pas, la magie se déroule à nos pieds. L’estomac est facile à contenter quand les tensions et les agitations sont évacuées dans l’effort physique. Les sensations vont à l’essentiel.

Un soir, faire un point sur les provisions.

IMG_1636Les produits frais, fruits gorgés de soleil, tomates ou concombres juteux sont terminés. Il faut, soit continuer et se « contenter » d’un repas que beaucoup d’hommes et de femmes sur les routes de l’exode qualifieraient de festin ; 2 boites de sardines, du pain, quelques amandes et fruits sec, soit faire une boucle de 5 km vers la ville. Les jambes disent STOP mais l’anticipation du plaisir, le désir de cette fraîcheur, telle une étincelle, rallume une flamme qui met en action et ces 5km  qui traverseront pinèdes et champs deviennent possibles et même agréables.

Le supermarché, aux promesses en tout genre, vous colle un panier dans les mains et vous fait slalomer dans chaque rayon où sont cachées leurs propres sirènes : «  N’aurais-tu pas besoin de ceci ? » susurrent-t-elles ? « Regarde comment cela te serait utile … »

Pendant qu’une autre voix résonne : « Tout sera porté sur ton dos pendant des kilomètres et des kilomètres, et paraitra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera à petits pas et que le corps peu à peu fatiguera. »

Il faut prendre juste ce qu’il faut et rejoindre le sentier côtier. Quelques cerises, 2 tomates, 2 pêches, 1 fenouil ; saison d’abondance. Gratitude

Continuer à mettre un pied devant l’autre…  et ce sont maintenant les petites histoires qu’on se raconte, qu’on ressasse, qu’on rumine qui se font entendre plus fort que d’habitude et deviennent même insupportables dans l’intensité de ces lieux. C’est qu’ici c’est le Finistère, la fin de la Terre, enfin l’une d’entre elles.

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Puis un matin ça surgit, sans prévenir, une faim de loup ! Le corps réclame plus d’énergie. Sans doute qu’une certaine dose de sucre disponible a été consommé et que certains voyants s’allument. Magie du corps humain qui surfe pour chercher l’équilibre. Nourrir cette faim intense est un plaisir auquel le corps tout entier participe. Chaque cellule recevra cette énergie. Ca peut faire pétiller les yeux, frémir les épaules, provoquer de larges sourires, faire saliver abondamment, ouvrir la poitrine, redresser le torse, poser le bassin, ancrer les pieds au sol et que sais-je encore ? Quelques heures plus tard, après quelques kilomètres, c’est la même faim qui se manifeste pour nourrir « la bête », ce nouveau repas est tout aussi jouissif, les produits frais font leur plus grand effet.

Et la randonnée se termine, le corps courbatu s’est déchargé de ce qui était trop lourd,  la fatigue a eu raison des agitations, le grand air a chassé les tentions,  l’alimentation n’était pas un problème mais une solution,  la nature a insufflé plus de force et le silence plus d’espace.

 

comment naissent les bi

 

 


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Bienvenue aux nouveaux lecteurs inscrits en juillet à cette newsletter.

Je garde un magnifique souvenir de cette première partie de stage début juillet à Eguille ; rendez-vous les 9 et 10 septembre pour la suite 😉

J’ai commencé à mettre sur le site les dates des prochains ateliers, programmes et stages.

Pour terminer ce billet, puis-je suggérer un conseil à ceux et celles qui prépareront pendant les vacances les repas pour la joyeuse marmaille ?

marmailles

Et si vous proposiez une sorte de « bar à salade » en présentant sous la forme d’un buffet des ingrédients préparés séparément , qui accompagneront une base de riz de pâtes ou genre…  Ainsi les enfants peuvent choisir la composition de leur assiette et c’est déjà faire de la cuisine !

A la maison nous avons souvent fait ainsi ; les avantages sont multiples : moins de travail, moins de commentaire « moi j’aime pas ceci … mois j’aime pas cela … », plus d’autonomie pour les petits, plus de curiosité, de liberté… Et  quand les enfants étaient plus grands, pour que chacun vive à son rythme, nous réservions un étage du réfrigérateur où ils trouvaient les ingrédients que nous avions prévus pour le déjeuner. Ainsi, le midi chacun mangeait à son heure, sans pour autant faire disparaître ce que j’avais prévu pour le diner ! ( je suis sûre qu’il y en a à qui cette histoire raconte quelque chose de vécu !-)

Dans la prochaine newsletter, quelques reflexions sur les ruminations …

A tous, je souhaite de passer un été savoureux.

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Géraldine

 

 


 

Le Silence

« Timide fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ?»

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque brise t’aventure, car je lus sur la nuque des luzernes:

«Je suis le Refuge des corps étourdis par la besogne de la Vie.

 

– « Discret fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ? »

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque rai de lune, car je lus sur la mare aux libellules:

– «Je suis la Consolation des âmes frustrées par le salaire de la Vie.

 

– « Étrange fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu?>)

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque chauve- souris, car je lus sur la sublime ardoise du sommeil:

– «Je suis l’Excuse de la Mort et je me nomme le Silence. »

 

Saint-Pol Roux   (1860-1940   Poète ayant vécu à Camaret, presqu’île de Crozon)

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