Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

« Être son corps »

Alors que Paris revêt un épais manteau blanc, ici soleil et ciel bleu illuminent nos journées; Edouard Baerd nous propose ,  « Tous en Bretagne, tous à l’Ouest,  Cap à l’ouest … »  alors cap sur le sentier côtier de Concarneau pour une marche sans but aucun :  C’est FOU tous ces déséquilibres de la marche qui permettent de poser un pied devant l’autre … d’avancer pas à pas. »

Pendant la promenade, entendre les pensées agitées, prendre connaissance de la météo des émotions difficiles, sentir les tensions, lourdeurs et contractions corporelles ….  Conscience des contractions dans les pensées, dans le cœur et le corps. Toutes ces « contre actions » qui empêchent l’action de toucher l’Être profond; alors Ici & Maintenant, revenir à l’expérience de penser : JE marche, Vivre l’émotion du mouvement, ressentir les gestes qui se délient vers l’état de détente qui ouvrira la porte du lâché prise…  ou pas …  En tout cas, mettre encore un pas devant l’autre.

Il est un peu tôt pour me laisser agréablement distraire par la beauté du paysage, par l’énergie tout autour, je garde ça pour le chemin du retour….

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Amusant de remarquer comment jusqu’à un certain niveau de tension on a tendance au grignotage et au delà d’une certaine limite on perd l’appétit ?   Cela pourrait correspondre aux différentes phases du stress; pour la fuite, on prend de l’énergie pour parcourir une distance … pour la lutte, on mobilise toute l’énergie du corps vers les membres au détriment du digestif, en inhibition, on fait le mort donc on ne mange plus non plus.

Quels liens pouvez-vous faire des liens avec vos expériences ?

salle 1 mediation.jpgPêle-mêle, quelques réflexions sur quelques jours passés à la Thalasso de Concarneau pour préparer les prochains séjours « Pleine Conscience & Alimentation » et « Pleine Conscience & Mieux Vivre » que j’anime à partir du 9 Avril,  dans une toute nouvelle salle.

En arrivant, je ressens rapidement une fatigue mentale, émotionnelle et physique importante accumulées ces derniers temps.

« La discipline c’est aimer soi-même »   Jacques Castermane

Alors entre les séances de travail  …  thalasso-concarneau

La chaleur du sauna et l’ambiance tamisée m’anesthésient, tout se met à ralentir en moi; le flux des pensées, les mouvements, le mode « économie d’énergie » se déclenche, jusqu’à la douche fraîche, stimulante. Déambuler dans le bassin aux multiples jets, un moment sur les épaules, puis de la plante des pieds jusqu’aux fesses,  sentir les petites bulles sur le dos, sur le ventre; Hummm  l’eau de mer chaude qui apportent au corps oligoéléments et énergie marine.

Terminer ce moment dans le bassin de nage, en faisant quelque longueur où je m’applique à allonger chaque mouvement à son maximum. Sur le dos, je reste là quelques longues minutes, sans aucun mouvement, avec juste l’air de mes poumons qui me permet de flotter, comme en apesanteur, … les yeux fermés …  Et plus je détends mes muscles, et mieux je flotte. Le soleil est couché, les lumières sont faibles, le bassin est désert, je ne fais rien, incarnant pleinement mon corps, je flotte ….  j’inscris cette sensation, je suis mon corps.

 

Que ressentez-vous dans votre corps en observant chacune de ces photos ?  

Comment garder ce contact au quotidien, « je suis mon corps »,  pourquoi s’en éloigner ? Evitons-nous l’inconfort physique, émotionnel, tentons nous d’échapper à l’expérience de sa disparition inéluctable ?

«Mr Duffy habite à une petite distance de son corps». James Joyce

Nos sensations corporelles sont pourtant d’habiles messagers;  n’est ce pas ainsi que l’on connaît les signaux de la faim, du rassasiement, du remplissage de notre estomac et d’une manière générale, ne dit-on pas   » ça, je le sens bien !  »  qui exprime notre confiance ?

Masser le corps, massage de l’âme.

mont d'arree mindful eating meditation.jpgLe massage peut être une troublante expérience.  » La Balade à Concarneau » est un massage qui se déroule en suivant un enregistrement où se mêlent délicatement des musiques traditionnelles, les sons des éléments de la nature et la douce voix d’Elise qui nous emmène en balade. Les premiers moments sont dynamiques, la musique m’a transporté vers de vagues souvenirs lors de Fest-noz (soirées dansantes bretonnes) , et sous les gestes précis et rythmés de Gwenola,  j’ai oublié où j’étais. J’avais 10 ans et je cavalais avec allégresse dans la lande des Monts d’Arrée …  Quand la confiance est présente, c’est si bon de perdre la notion du temps, et de l’espace …  puis la balade s’est poursuivie en bateau jusqu’aux îles voisines …. le vent claquant les voiles ….

Posons la main droite sur notre bras gauche et ressentons la force de ce contact pour soi.

concarneau-tous-en-zen-pour-les-un-de-la-thalasso_5Après la marche et les soins de la thalasso, la faim du corps se manifeste.  Au restaurant de l’Hôtel, Le chef Cyril Le Rest travaille avec passion et ça semble contagieux. Chaque assiette nourrit les yeux de mille détails colorés, le nez peut être surpris, on a envi de touchez les gaufrettes, et autres décorations comestibles;  promesse  d’une expérience en bouche qui invite au voyage, promesse tenue. Que dire de la qualité des produits, l’originalité des condiments et des épices ?

 

 

Cuire un poisson avec cette perfection, c’est faire preuve de gratitude envers le royaume marin, si fragile.

Comment témoignerons-nous de la gratitude pour ce qui sera dans notre assiette lors de notre prochain repas ? 

 

En ce jour de Saint Valentin, que l’on fête les Lupercales ou bien la déesse Junon, puissions-nous connaître l’amour qui nourrit les sens, l’amitié, et la bienveillance pour toute Vie.

Et toujours MERCI  pour ce poème qui m’accompagne depuis …
Matin
J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, saint valentin
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l’aube hors de moi
je cherche dans le jour la bruit d’eau de tes pas.

Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j’ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,

et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
Je veux manger l’ombre fugace de tes cils,

J’ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton coeur brûlant
comme un puma dans le désert de Quitratùe.

                                                             Pablo Neruda

 

geraldine desindes alimentation en pleine conscience

Et bienvenue aux nouveaux abonnés à cette news-letter

 

Géraldine ❤

 


NEIGE !   Alimentation et Pleine Conscience

Ouiiiii !   elle est là ! A Paris, bien timide , mais c’est déjà ça.

maison neige meditation mindful eatingAu sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.

Ballottés par la brise, les flocons de toutes tailles aujourd’hui volent légèrement et se déposent délicatement, ça et là, et sur mes lèvres aussi. La bouche ouverte je les gobe, toujours plus attentive à ce bref instant de contact, fugace sensation qui ne laisse aucune trace.

Mon appétit aussi est différent quand il neige ; alors que les journées grises et pluvieuses me donnent parfois des envies de chocolat pour me réconforter, sous la neige au contraire, ça pétille en moi, ça jubile, mes sens me guident vers des aliments riches et chauds, mais sans aucun excès, sans impatience.

Qu’avez-vous pu observer avec votre alimentation en ces jours de neige ? Avez-vous eu des envies spécifiques ?   Vous êtes-vous senti plutôt calme ou excité avant les repas ? Et là, en fermant les yeux juste quelques instants, de quoi votre corps a-t-il besoin ? Pour nous aider, nous pouvons nous demander : C’est de quelle couleur ? C’est chaud ou froid ? Liquide ou solide ?

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Dans le train, les paysages enneigés se succèdent. Les toits des pavillons de banlieue laissent leur place aux petites forêts, puis aux vastes champs tout blancs qui filent vers un horizon incertain.

Un raisin sec dans la main, mes pensées rejoignent cette vigne aujourd’hui au repos, sous ce blanc manteau qui contraste avec le noir de ses ceps humides. Elle se nourrit de ce froid vigoureux, pour emmener le plus loin dans ses racines sa sève, son sang, qui au printemps jaillira vers de nouveaux fruits.

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Vers quel arbre, vers quelle terre nous emmènera la contemplation du prochain aliment que nous mettrons dans notre bouche et qui deviendra un petit bout nous ?

 

Au micro : 3 heures de retard annoncé ! Je sors de ma rêverie.

A cette annonce, un 15 août en pleine canicule on pourrai craindre une émeute des passagers. Là, tout le wagon reste calme, cheminant malgré tout , les yeux tournés vers les paysages magnifiés, et bien au chaud.

Savoureuse journée à tous

Géraldine Desindes – bien-Être à Table

 

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Par tous les temps, délicieux fondant du restaurant de la Thalasso de Concarneau, 

 

 


Se Nourrir en Pleine Conscience


Deux mois de Cuisine dans la Nature

 

La maison a été en travaux ces deux mois d’été, la cuisine s’est installée sous un abri à bois, contre un pignon de la maison. Mésanges,  et campagnol deviennent sacrément familiers! L’un picore des miettes sur la table pendant que je prends mon petit dej’ et l’autre ne s’enfuit même plus quand j’ouvre le placard et la découvre dans SON paquet de TUC  qu’elle s’est attribué mi-juillet et que je lui aie laissé !

Sortir de sa zone de confort, au sens propre comme au figuré, nous invite aux pratiques  de Pleine Conscience. Dans ce cas, les occasions de pratiques informelles sont nombreuses, je vous en partage 3 auxquelles je pense maintenant.

La Voie de la crêpe, c’est cultiver l’art de tourner la crêpe comme pratiquer l’art du Enso, cet art japonais de tracer un cercle d’un seul trait épuré, l’esprit le plus libre possible.

IMG_1722Ces cercles ne sont pas vraiment fermés  pour symboliser l’ouverture de l’esprit. Avec les crêpes, ce sont les bords en dentelle qui symboliseront cette ouverture !  L’Enso de la crêpe a un bel avantage; les enfants, les parents, les amis, les petits voisins vous invitent souvent à pratiquer.  Galettes de sarrasin généreuses, crêpes froment au « trop-de-beurre », moelleuses ou « crasses » (bien grillée en breton) ? …    Je retiens la recette improvisée un midi : mélanger et bien malaxer oeuf, fromage de chèvre (type crottin ou plus frais), un petit peu de miel de châtaignier et du thym  pour garnir la galette. Un délice que nous avons partagé avec nos amis.

 

Pratiquer le non-jugement ; Observer, écouter et respecter  les habitudes et les goûts culinaires de celles et ceux qui séjournent à la maison pour quelques jours de vacances.  Ca, c’est le principe. Après …  certains hôtes me donnent moult occasions de pratiquer l’art du compromis pour garantir la bonne humeur de la tablée.  Bonne nouvelle, la langoustine cuite au Wok a été adoptée par tous, bien que sa cuisson au court bouillon soit en général la norme.IMG_1672

Donner son bain à Bouddha, pour les sœurs de la maison de l’Inspir, c’est faire la vaisselle en pleine conscience. Ici cet été, la vaisselle se fait dans un évier de fortune installé par terre sur quelques parpaings. On est assis sur un billot de bois en équilibre, accroupie, les jambes écartées, les pieds en appuis sur les parpaings. Ainsi accroupie, c’est aussi dans cette position que j’ai donné naissance à mes enfants. Les premières vaisselles ça ma fait bizarre, puis c’est devenu agréable. Merci à tous ceux qui ont fait la vaisselle à la maison cet été pour leur adaptabilité et bravo pour leur souplesse.

Voilà quelques reflexions personnelles autour de mon alimentation.  Et vous ?   A quel moment cet été, une situation vous a fait travailler votre attention ou votre flexibilité avec votre alimentation?


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Cette semaine, j’ai été touché par un superbe article de Caroline Baerten, instructrice de Mindful eating, paru dans la revue Mindful :

How Shame affects eating habits. 

Avec beaucoup de finesse, Caroline écrit comment manger rapidement et secrètement certains aliments peut déclencher beaucoup de honte et d’anxiété, (à l’idée d’être découvert) et à quel point ces émotions sont gourmandes en énergie.

« Prendre conscience des pensées répétitives qui traversent l’esprit lorsque la vie devient difficile.

Être conscient de la honte dans le corps. Les yeux baissés, la tête abaissée et la posture instable sont des expressions naturelles de la honte. D’autres sensations physiques qui se produisent avec la honte :  chaleur et  rougissement. »

Très concrètement, Caroline propose ou rappelle quelques conseils afin de travailler avec la honte et construire plus de résilience ?

La première étape consiste à éviter que la honte ne se développe. Le secret, le silence et le jugement sont trois combustibles qui aident la honte à croître de façon exponentielle. Briser le silence et les pensées taboues sur la question de l’alimentation sont des éléments essentiels du processus de guérison. …

La deuxième étape consiste à nous concentrer sur notre humanité commune….

La troisième étape, c’est permettre à l’inconfort d’être présent.

Un moyen de se demander  si on est Ok avec ce que l’on mange, consiste à se demander si on mangerai la même chose et de la même façon si l’on était en compagnie.


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Un bel article de Yasmine Lienard, dont l’énergie et la soif d’authenticité n’ont de limite, à propos de sa retraite de 10 jours de méditation Vipassana.

 


Prochaines Dates :

evenement fb2*   Samedi 23 et Dimanche 24 Septembre

Alimentation, Diététique Chinoise et Pleine conscience   Un week end co-animé avec Pascale Perli , thérapeute en médecine traditionnelle chinoise.  Deux disciplines complémentaires pour un retour au bon-sens.

Le temps d’un week-end, nous vous proposons de venir expérimenter les outils de la pleine conscience autour de notre alimentation et la compréhension énergétique des aliments de nos régions selon les principe de la médecine traditionnelle Chinoise..
pour en savoir plus, clicker ici 

 

Ateliers thématiques de 2h :

  • Le 29 Septembre de 20h à 22h :   Alimentation & Pleine Conscience; un art de Vivre  –  Venez découvrir comment la Pleine Conscience et ses pratiques vous et-si-vous-mangiez-en-pleine-conscienceaccompagnerons dans le changement vers une alimentation plus respectueuse de votre santé et de l’environnement.  Laméditation et les exercices spécifiques vous permettrons d’apprendre à mieux entendre les besoins de votre corps et à mieux satisfaire vos envies. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Bar à Méditation – 5 rue Gaillon – 75002 Paris – France – Tarif 30€
  • Le Dimanche 1er Octobre de 18h à 20h :   Stress, Alimentation & Pleine Conscience. nous explorerons en particulier comment le stress ou les émotions head-in-frig-150x150difficiles agissent sur notre alimentation. Nous expérimenterons comment certains exercices de pleine conscience peuvent être d’une grande aide et je vous aiderai à installer  15mn de méditation dans votre quotidien, selon vos propres contraintes.   Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Centre Qee – 46 rue de la victoire – 75009 paris

 

Voilà les news !

geraldine desindes instructrice Mindful eating

 

Je vous souhaite une délicieuse journée et reste à votre disposition si vous avez des question supplémentaires.


Les vacances, merveilleux moment pour se reposer … sur ses sensations.

Prendre le temps, manger quand on a faim, savourer les produits de l’été, cuisiner ou ne pas cuisiner, ne presser que les citrons, observer sa faim et ses envies, tout en douceur.

On peut aussi s’amuser à voir comment, une fois sorti de nos habitudes et de nos routines, il est plus facile de repérer nos conditionnements avec la nourriture pour les remplacer par des actions choisies, inspirées par nos besoins et nos véritables envies du moment.

Ici, pendant ces vacances, la maison est en chantier, tout le rez-de-chaussée sera inutilisable … la cuisine s’est installée sous l’abri à bois accolé au pignon de la maison. Un frigo, deux feux à gaz, une bilique pour tourner des crêpes, un robinet d’eau, un placard et le minimum de vaisselle et d’ustensiles. C’est tout un art de choisir le minimum nécessaire ;  alléger ses placards c’est aussi s’alléger l’esprit et cultiver la créativité.

Une cuisine de rien du tout, au charme fou, une cuisine d’été où l’on « bricole des petits quelques choses » avec la magie que seul le temps sait nous offrir.

Et vous, quels sont vos souvenirs qui se rattachent à ces cuisines installées en extérieur, si proche des éléments de la nature ?

 

Les vacances c’est aussi le temps des nouveaux paysages, la presqu’île de Crozon appelle les marcheurs.  ( Chhhhut!   Des sirènes doivent s’y cacher ? )

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Alors il faut préparer son sac avec le minimum du minimum, car tout sera porté sur des kilomètres et paraîtra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera et que le corps fatiguera.

Combien de repas faut-il emporter?      Et là le cogito se met en marche …

Il s’agit de trouver un savant équilibre entre prévoir quelques repas d’avance pour avoir la liberté d’avancer à son rythme et ne pas se surcharger inutilement.

Il n’y a pas de point de ravitaillement dans la pointe sud, vers le cap de la Chèvre, c’est aussi ce qui fait son charme. Alors l’esprit cogite …

Quoi ? Combien ? Comment ?

Est-ce suffisant  VS   Est-ce une surcharge ? …     Et si j’ai pas assez ?

 

Puis les jambes se remettent en marche …

….   et font des stops, pour étancher une soif qui se laisse deviner, reprendre un souffle coupé, soulager la nature,  nourrir une délicieuse faim qui se manifeste par de petites contractions dans la gorge et  un petit creux dans le ventre.

L’heure qu’il est ?  C’est l’heure de la faim.

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Pique-niquer comme jouer à la dinette, manger avec les doigts, picorer, trancher, grignoter, croquer et ….   s’allonger …

Le ventre agréablement rempli invite à cette détente, ce voyage entre deux eaux avec ses absences et ses retours flottants.

Le ressac et le vent tiède participent au voyage.

Et la randonnée se poursuit, enchaînant les paysages somptueux de chaque anse parcourue. Des criques bleues azurs, d‘immenses plages jaunes, des rouleaux écumants, des falaises abruptes, une mer calme dont on sent la Force tranquille des colosses. Et des kilomètres d’un épais tapis de bruyères aux parfums si délicats ! Le filtre d’amour de ces lieux est peut-être caché là ? Il y a même un petit papillon bleu qui se glissent dans les décolletés et vous caressent le ventre le temps d’ouvrir votre chemise !

Pas après pas, la magie se déroule à nos pieds. L’estomac est facile à contenter quand les tensions et les agitations sont évacuées dans l’effort physique. Les sensations vont à l’essentiel.

Un soir, faire un point sur les provisions.

IMG_1636Les produits frais, fruits gorgés de soleil, tomates ou concombres juteux sont terminés. Il faut, soit continuer et se « contenter » d’un repas que beaucoup d’hommes et de femmes sur les routes de l’exode qualifieraient de festin ; 2 boites de sardines, du pain, quelques amandes et fruits sec, soit faire une boucle de 5 km vers la ville. Les jambes disent STOP mais l’anticipation du plaisir, le désir de cette fraîcheur, telle une étincelle, rallume une flamme qui met en action et ces 5km  qui traverseront pinèdes et champs deviennent possibles et même agréables.

Le supermarché, aux promesses en tout genre, vous colle un panier dans les mains et vous fait slalomer dans chaque rayon où sont cachées leurs propres sirènes : «  N’aurais-tu pas besoin de ceci ? » susurrent-t-elles ? « Regarde comment cela te serait utile … »

Pendant qu’une autre voix résonne : « Tout sera porté sur ton dos pendant des kilomètres et des kilomètres, et paraitra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera à petits pas et que le corps peu à peu fatiguera. »

Il faut prendre juste ce qu’il faut et rejoindre le sentier côtier. Quelques cerises, 2 tomates, 2 pêches, 1 fenouil ; saison d’abondance. Gratitude

Continuer à mettre un pied devant l’autre…  et ce sont maintenant les petites histoires qu’on se raconte, qu’on ressasse, qu’on rumine qui se font entendre plus fort que d’habitude et deviennent même insupportables dans l’intensité de ces lieux. C’est qu’ici c’est le Finistère, la fin de la Terre, enfin l’une d’entre elles.

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Puis un matin ça surgit, sans prévenir, une faim de loup ! Le corps réclame plus d’énergie. Sans doute qu’une certaine dose de sucre disponible a été consommé et que certains voyants s’allument. Magie du corps humain qui surfe pour chercher l’équilibre. Nourrir cette faim intense est un plaisir auquel le corps tout entier participe. Chaque cellule recevra cette énergie. Ca peut faire pétiller les yeux, frémir les épaules, provoquer de larges sourires, faire saliver abondamment, ouvrir la poitrine, redresser le torse, poser le bassin, ancrer les pieds au sol et que sais-je encore ? Quelques heures plus tard, après quelques kilomètres, c’est la même faim qui se manifeste pour nourrir « la bête », ce nouveau repas est tout aussi jouissif, les produits frais font leur plus grand effet.

Et la randonnée se termine, le corps courbatu s’est déchargé de ce qui était trop lourd,  la fatigue a eu raison des agitations, le grand air a chassé les tentions,  l’alimentation n’était pas un problème mais une solution,  la nature a insufflé plus de force et le silence plus d’espace.

 

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Bienvenue aux nouveaux lecteurs inscrits en juillet à cette newsletter.

Je garde un magnifique souvenir de cette première partie de stage début juillet à Eguille ; rendez-vous les 9 et 10 septembre pour la suite 😉

J’ai commencé à mettre sur le site les dates des prochains ateliers, programmes et stages.

Pour terminer ce billet, puis-je suggérer un conseil à ceux et celles qui prépareront pendant les vacances les repas pour la joyeuse marmaille ?

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Et si vous proposiez une sorte de « bar à salade » en présentant sous la forme d’un buffet des ingrédients préparés séparément , qui accompagneront une base de riz de pâtes ou genre…  Ainsi les enfants peuvent choisir la composition de leur assiette et c’est déjà faire de la cuisine !

A la maison nous avons souvent fait ainsi ; les avantages sont multiples : moins de travail, moins de commentaire « moi j’aime pas ceci … mois j’aime pas cela … », plus d’autonomie pour les petits, plus de curiosité, de liberté… Et  quand les enfants étaient plus grands, pour que chacun vive à son rythme, nous réservions un étage du réfrigérateur où ils trouvaient les ingrédients que nous avions prévus pour le déjeuner. Ainsi, le midi chacun mangeait à son heure, sans pour autant faire disparaître ce que j’avais prévu pour le diner ! ( je suis sûre qu’il y en a à qui cette histoire raconte quelque chose de vécu !-)

Dans la prochaine newsletter, quelques reflexions sur les ruminations …

A tous, je souhaite de passer un été savoureux.

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Géraldine

 

 


 

Le Silence

« Timide fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ?»

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque brise t’aventure, car je lus sur la nuque des luzernes:

«Je suis le Refuge des corps étourdis par la besogne de la Vie.

 

– « Discret fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ? »

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque rai de lune, car je lus sur la mare aux libellules:

– «Je suis la Consolation des âmes frustrées par le salaire de la Vie.

 

– « Étrange fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu?>)

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque chauve- souris, car je lus sur la sublime ardoise du sommeil:

– «Je suis l’Excuse de la Mort et je me nomme le Silence. »

 

Saint-Pol Roux   (1860-1940   Poète ayant vécu à Camaret, presqu’île de Crozon)

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« Ne cherchez pas à être calme, ça ne réglera pas vos problèmes » par Fabrice Midal

« Surtout, ne pas chercher à être calme,  sur une mer calme, les bateaux n’avancent plus . »

Mais alors que faire lorsque l’envie frénétique et irrépressible de nourriture vous

submerge ?  A chacun de faire ses liens avec sa propre expérience.

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Merci Fabrice Midal pour ce nouveau partage

Pour voir la vidéo,   (après la pub Grrr)

 

 


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« … ce qui change la vie, c’est une manière autre de percevoir les choses » François Roustang via Fabrice Midal

Fabrice Midal a publié cette année une série de vidéo intitulées :  « Méditation pour reprendre Corps » . J’écoutai le N°8  » Comment la sensation nous fait goûter la fraîcheur du monde »  . Merci beaucoup pour ce partage qui a touché mon coeur.

Vous avez besoin de réconfort ?  Ecoutez cet enseignement    Vous cherchez à vous re-connectez à vous même, à vous ré-accordez au monde  ?   Ecoutez cet enseignement  …   Vous avez 1000 choses à faire ?  Ecoutez cet enseignement …   et comme moi  Souriez, tremblez, riez, pleurez, criez, souriez encore, hurlez,   …  VIVONS

 

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