Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


Anniversaire, son gâteau, ses bougies, ses cadeaux.

Voir le jour c’est aussi quitter le cordon ombilical nourricier, le bain de glucose de la gestation, quitter un état d’unité.

Le vide, le manque … la faim est douloureuse, fait tortiller les petits corps tendus des nouveaux nés, stimulant l’entourage qui ne comprend pas toujours ce qu’il convient de faire.

Puis, il y a peut-être une douloureuse prise de conscience du temps qui passe, dans l’attente que le sein soit dénudé, le biberon préparé (ou qu’il refroidisse, plus cruel encore pour le bébé et la personne qui tente de le faire patienter.)

Plus tard, c’est une poire qui sera désirée, mais c’est une banane qui sera servie. (« Mais si, c’est bon la banane, mange, tu vas voir … »). Et parfois les appétits non respectés, « allez, fini ton assiette, une bouchée pour …   Tu sais, à l’autre bout de la planète, y’a des petits enfants … »

Encore un peu plus tard ; « tu es triste, tiens prend un bonbon », « c’est la fête, prend un bonbon »,  Et parfois «  Heu … tu ne crois pas que tu en as assez pris ? » , « Là, tu devrais faire quelque chose » …

Au milieu de tous ces moments où la souffrance de la dualité se fige en nous, il y a ces autres moments où les sens sont régalés par la douceur d’un gâteau, le ventre agréablement rempli, et pendant quelques instants, c’est un retour vers un état d’unité. Rien ne manque, tout est là.

Le gâteau d’anniversaire porte cette invitation.

Traditionnellement rond, il symbolise le cercle d’amitié, liens soutenants dans ce moment particulier de transition qui contient ses fragilités et ses opportunités.

Pourquoi des bougies sur le gâteau d’anniversaire ?

En quelques click, je lis que cette tradition nous viendrait des grecs anciens plus particulièrement des femmes, qui célébraient Artemis en offrant des gâteaux au miel, ronds pour symboliser la lune, avec des cierges dessus pour imiter la lueur de l’astre. Après avoir déposé des prières, les cierges étaient soufflés, comme pour laisser la magie opérée.    

Artemis … quelques clicks plus loin … dans Wikipédia, on commence par la présenter comme la fille de …  et la sœur de ….  Avant de parler d’elle !  Même s’il s’agit de Zeus et Apollon ça fait grogner. Cette façon de dire ne détermine-t-elle pas notre façon de penser le monde ?

Artemis donc : femme sauvage, en lien avec la lune, guide du féminin sacré, elle est celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie. Maîtresse des animaux sauvages et chasseresse, elle ne descend dans les villes que pour assister les femmes qui donnent naissance.

L’accouchement est sans doute un des moments les plus animal de l’être humaine.  

Merci Artémis, Merci Maman.

Pour revenir aux anniversaires, sous l’influence de la religion catholique, cette tradition s’est perdue. Jusqu’à certaines de nos grands-mères qui fêtaient plus facilement leur saint patron. Puis, la valorisation de l’individualisation fait qu’aujourd’hui ce jour est devenu celui où : « you are special today !». Et aujourd’hui, c’est le mien, et je le vis émerveillée.

Tout Plein de cadeaux !

Toute première carte tirée du cadeau de mon amie Maud, croyez-vous au hasard ?

Comble de la douceur (et de la piqure aussi), après des années de recherche, le hasard ou plutôt l’élan de la synchronicité ont fait qu’un apiculteur est venu aujourd’hui installer quelques ruches dans un de nos champs. Pour l’avoir déjà connu, je sais que la contemplation des abeilles est une invitation à vivre des instants nourrissants, plein de Vie, comme un retour vers l’état d’unité.

Et la boucle est bouclée !

De 5 à 50 ans


Pour la fête Celte de Beltan,

Le crumble aux pommes c’est fini, Vive le tiramisu aux fraises

C’est un peu devenu une tradition, Chaque année au mois de mai, période où nos anniversaires se bousculent, je m’applique à la réalisation de desserts à la fraise. Bien qu’elles proviennent de chez notre maraîcher habituel, je ne sens pas encore l’ arôme sucré que le soleil leur donnera d’ici quelques semaines. En même temps l’impatience de retrouver ce goût et ce parfum si particuliers est bien présente. Sur l’étalage très vert, il y avait hier cette touche de rouge pétant qui a, en un clin d’œil, capté toute mon attention.

Serait-ce la trace de l’héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?

Au deuxième clin d’œil, l’une d’elles était sous mon nez, puis dans ma bouche. Etrangement j’ai oublié de formuler un vœu ? C’est pourtant mon habitude, comme une manière de cultiver la gratitude, mais sans y penser. Faire un vœu lorsque que je mange un produit de saison pour la première fois.  Qu’est ce qui m’a détournée de ce rituel cette fois-ci ?  Etais-je tendue, distraite, pressée ou préoccupée …  ?   

Comment s’est passée pour vous cette rencontre avec la première fraise de l’année ?

Ce renouveau annuel est une chance. Cela inclue notre propre vie dans des cycles de croissance et décroissance, avec leur apogée et leur périgée. … des réussites, des échecs …

Ce 1er Mai c’est la fête de Beltan dans la tradition Celte. On célèbre la lumière, la fertilité, le feu, l’été qui arrive. C’est une période de renaissance spirituelle et charnelle, on intensifie le rythme de nos activités. Anciennement, on reprenait les travaux agraires. Aujourd’hui, été comme hiver, il faudrait que le travail se fasse avec autant d’intensité. Est-ce possible à long terme ?

La tradition veut que l’on se lève ce 1er Mai, en même temps que le soleil, qu’on aille cueillir des fleurs, du muguet par exemple ou des rameaux verts. Attention, les esprits de la nature, elfes, ondines, fées, gnomes …  se réveillent. Ne les brusquons pas.

C’est un jour idéal pour se créer porte-bonheurs et amulettes, faire l’amour, concevoir des enfants, témoigner son soutien, son amitié …

A la fin du programme Mindful eating, Conscious Living, on propose aux participants de rédiger une lettre à soi-même dans laquelle ils font le point aujourd’hui sur leur propre relation à l’alimentation,  ce qu’ils ont découvert tout au long des séances, ce qu’ils se souhaitent pour dans 3 mois, 1 an et à plus long terme. Cette lettre m’est remise dans une enveloppe fermée avec  nom et adresse de la personne, …. Et un jour …. Je la posterai.

Je m’y engage.

Que souhaitez vous à celle ou à celui que vous serez au printemps prochain ?

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Stage d’été à Morlaix du 5 au 9 Aout –  Manger et Vivre en Pleine Conscience 5 jours de pratiques, d’expériences, de partages et autres exercices de développement personnel.

Programme MECL à Paris  – 8 séances et 1 journée de pleine conscience à partir du Mardi 17 septembre.

Informations et inscriptions :  g.desindes@gmail.com


Méditer quelques instants, comme une invitation à passer à table plus léger.e

Il y a dans certains programme de pleine conscience, une très courte pratique qui aide à faire une pause, prendre conscience de comment on se sent, et de s’apporter un certain calme. J’ai adaptée cette pratique afin de vous aider à faire une pause avant le repas, de pouvoir prendre conscience de comment vous vous sentez puis de vous apporter un peu de calme.

Méditation, quelques instants avant de passer à table …

Bonne pratique !

Les chemins ne se ressemblent pas.

Certains plats sont encore meilleurs réchauffés. Certains livres sont (encore) plus forts à la seconde lecture. «  Le travail d’une Vie » de Thierry Janssen


Le récit d’une histoire traditionnelle indienne, avec la voix de Sharon Salzberg

Quel loup en moi est-ce que je nourris ?


On n’a pas encore fêter Noël, … en Pleine Conscience

On n’a pas encore passé Noël qu’on entend déjà parler de Detox et qu’il y a déjà des galettes des rois dans les boulangeries !  Quelle ironie.

Trop manger en cette période de sur-sollicitation est une inquiétude légitime et la tentation de mettre en place des stratégies de régulation avant, pendant et après les repas est parfois grande …méditation

Observons ; qu’est-ce qui a vraiment marché les années précédentes ? Est-ce que se mettre à la diète 3 jours avant a été pertinent ? Que ce soit pendant les repas de fêtes ou les autres jours, décider à l’avance de ce que je vais manger et de combien je vais manger a-t-il été une bonne manière de prendre soin de moi ? Prendre forcément un petit-dej le lendemain de fête même si je n’en ai pas envie est-il à remettre en question ?

Quel est mon vrai besoin ? « Corps, de quoi as-tu vraiment envie ?etoile-noel-manger-en-pleine-conscience

Observons aussi comment la frustration nait de la distance qui existe entre nos intentions et la réalité. N’est-il pas plus efficient de prendre des décisions instant après instant, de s’interroger régulièrement afin de développer un vrai dialogue avec soi, une intimité douce, flexible et curieuse?

Aujourd’hui, je sens que Je mangerai de la galette quand j’aurai envie de célébrer le retour des jours qui s’allongent, célébrer ainsi ce moment est important pour moi. Et je ferai une pause alimentaire, une Detox, une mono-Diet ou un bouillon …. quand mon corps me le demandera….

Mais le besoin profond que je ressens là maintenant, c’est une « cyber detox » et de me mettre en « PAUSE ». Le radiateur du bureau est coupé, l’ordi rangé et le téléphone au minimum pour une semaine.


Jean-Yves Leloup nous invite à réfléchir à Noël, à mon sens, au delà  de tout dogme religieux:

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«Où commence le ciel, où finit la terre dans le regard d’enfants ?

Noël, est-ce la fête de la dinde ou de l’incarnation ?

Des sapins multicolores ou de l’étable nue ?

Faut-il célébrer la fête par le vide ou par le cotillon ?

 

S’interroger ainsi, c’est de nouveau se prendre aux pièges des dualismes et des culpabilisations, alors que Noël est la fête « non duelle » par excellence …

Dieu n’est plus à chercher au-delà des astres. Dieu est au cœur de l’homme ; Dieu est sur la paille … Dieu sur la paille ? Comment en est-il arrivé là ?

 

Pour trouver la grande cause d’aussi grands effets, comme dans les romans, il faut chercher la femme… « Toutes les questions spirituelles, éternelles et charnelles gravitent autour d’un point central auquel je ne cesse de penser et qui est la clé de toute ma religion : ce point c’est Marie », disait Charles Peguy

Le fini et l’infini, le créé et l’incréé, la forme et le sans-forme ne peuvent plus être séparés. Cela ne s’est pas passé « autrefois », l’incarnation continue … Quelque chose en nous, de bon, d’innocent, d’immaculé, continue de dire « oui » à l’incompréhensible Amour …

blague-pleine-conscience


Agenda

Les inscriptions au prochain Programme Mindful Eating, Conscious Living  à Paris les mercredi de 19 à 21H30 ont démarré. (23 janvier- 13 Février – 20 Février -13 Mars – 20 Mars – 03 Avril – 24 Avril – 12 Juin)

Prochaine journée : Alimentation et Pleine Conscience ( réservés aux personnes ayant déjà fait un cycle MECL, MBEAT, MBSR ou MBCT) Samedi 6 avril à Neuilly sur seine

Joyeuses Fêtes                     soleil levant-meditation-pleine-conscience


Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

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extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

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Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

manger-pleine-conscience-arbre

Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

geraldine-desindes-mindfulness.jpg

 

 

Bel été, géraldine


Manger en Pleine Conscience : Les plaisirs et la Joie

« … la pratique, c’est la pratique du bonheur.

Sans amour, sans liberté, il n’y a pas de bonheur ; il n’y a pas de bonheur sans concentration. Quand vous mangez une orange, essayez de pratiquer la concentration, mangez la de telle manière que le plaisir, la joie et le bonheur soient possibles durant tout ce temps. Appelons ça la méditation de l’orange. Vous posez une orange dans la paume de la main, vous la regardez, la respirez, en sorte qu’elle se révèle à vous comme une merveille. Pour moi, une orange n’est rien de moins qu’une merveille, c’est tout à fait comme vous même qui êtes une merveille de la vie.AVT_Thich-Nhat-Hanh_3998.jpgVous êtes une manifestation devant moi, une merveille. L’orange aussi est une merveille. Si je suis là à 100%, elle se révèle à moi à 100%. En me concentrant sur elle, j’obtiens d’elle une vision plus profonde. Je peux voir les fleurs d’oranger, je peux voir le soleil et la pluie qui sont là, je peux voir le tout petit oranger qui se forme, puis son fruit.

Je peux commencer a peler l’orange avec ma pleine conscience, son odeur, sa présence sont de vrais miracles. Aussi, le bonheur que vous avez en rentrant en contact avec elle peut devenir très très grand. Une orange peut vous donner beaucoup de bonheur quand vous êtes vraiment là, entièrement vivant, entièrement présent et que vous entrez en contact profond avec elle, une des merveilles de la vie qui vous entoure. »  

 Extrait du livre « La vie est un miracle » du maitre Zen Thich Nhat Hanh, lu au cours de l’émission Babel-sur–Seine, sur France Inter avec Céline Tran, ancienne star du X invitée pour une balade au Vietnam. Portrait d’une femme surprenante, et promenade sensorielle au pays de ses ancêtres.

voyage en pleine conscience

Pour info, VOYAGE , Un film sur l’enseignement de Thich Nhat Hanh sort en France au mois de Mai.

 

Ce texte entendu à la radio est une amusante coïncidence au moment même où l’envie d’écrire sur les plaisirs et le bonheur de manger me trottait dans la tête …

 

Il semblerait que nous soyons naturellement programmés pour repérer ce qui cloche et moins doués d’attention pour ce qui va bien. Normal ceci dit ! Dans une logique de préservation de l’espèce, mieux vaut prendre conscience rapidement d’un danger, que de la beauté d’une pâquerette. Et c’est peut être bien pour cela qu’au départ de nos actions, comme celle de se nourrir, il y a la souffrance. On a faim et ça fait un creux désagréable dans le ventre, la gorge qui se serre puis, plus le besoin de manger est fort, plus il se manifeste par des sensations physiques désagréables, tête qui tourne, agitations …

Et vous, quelles sont les sensations corporelles que vous ressentez et qui vous indiquent que vous avez besoin d’énergie ?

C’était quand la dernière fois où vous avez ressenti ces signaux de la faim physiologique ?

Donc au début, il y a la souffrance, qui nous met en marche ! Les bébés pleurent, les chasseurs-cueilleurs aiguisaient leurs harpons, les paysans courbent le dos, les artisans remontent leurs manches, et moi, je rentre des courses chargée comme un baudet, traînant chariot, poussant caddie, chargeant vélo …

Selon les circonstances et notre chemin de vie, la préparation du repas peut être source

ail des ours - mangeren pleine conscience

Ail des ours offert par mon voisin Alain

de plaisir. Je connais le plaisir de m’oublier complètement, laissant mon instinct me guider pour composer un repas où les mets se complèteront selon une magie qui m’est inconsciente, et avec ce même laisser aller, j’associe les épices, les condiments … dans une grande économie de gestes et d’énergie, je cherche, je découvre, parfois je me plante aussi, parfois je m’inspire de plusieurs recettes pour faire la mienne. .. j’explore

Pour cet exercice, le net est une mine d’or, MERCI à tous les contributeurs comme https://www.cuisineaz.com/, http://cuisine.journaldesfemmes.fr/toutes-les-recettes/ http://www.lacuisinedebernard.com/ http://www.lapopottedemanue.com/https://www.papillesetpupilles.fr/ http://www.amandinecooking.com/  et tant d’autres.

Le plaisir de yeux ;

ail des ours pour pistou

Pesto en préparation

Un joli plat et une jolie table invitent la curiosité, ravissent les yeux, nourrissent notre attention de multiples détails, peut être même au delà de la beauté elle-même. J’admire cet art qu’est le dressage d’un plat qui réclame une grande patience, personnellement je passe assez peu de temps à soigner la présentation, mais quelques graines saupoudrées, une petite touche de couleur ici où là font l’affaire en général.

Les plaisirs de la bouche :

C’est comme un feu d’artifice qui aurait débuté par le bouquet final ! Ha ! La première bouchée ! La deuxième est Hummmm …   Oh oui ! la troisième n’est pas mal non plus, mais ce n’est déjà plus tout à fait aussi prégnant … jusqu’au moment où le plaisir n’est plus, signal qu’il est tant d’arrêter de manger de ce plat ci pour passer à un autre ou bien de s’arrêter de manger. Ca, c’est ce qui se passe en général quand on mange pour satisfaire notre faim physiologique et que l’on est attentif aux sensations du plaisir gustatif car le plaisir des papilles, le plaisir que l’on ressent avec le gout des aliments, nous parle de nos besoins. Au fil des années, et des repas, nous avons constitué une sorte de bibliothèque dans laquelle les aliments vus et reconnus sont associés au moment de la digestion à une densité en énergie, à des apports en nutriments et vitamines, c’est à dire à une information nutritive.

confiture fleus de pissenli manger en pleine conscience méditation

Confiture de fleurs de pissenlit

C’est ainsi, qu’en remplissant nos assiettes, nous pouvons estimer la quantité idéale dont nous avons besoin à ce moment là et nous orienter alors vers des aliments qui contiennent les nutriments ou vitamines dont nous avons besoin. Au fur et à mesure du repas on ingère de l’énergie, les vitamines et minéraux nécessaires et le plaisir diminue naturellement car nous n’avons plus besoin d’être stimulés pour continuer à ingérer.

 

Je vous invite à faire l’expérience suivante ; en vous servant, demandez à votre corps quelle est la quantité idéale dont il a besoin maintenant. Servez-vous en conscience, quitte à vous resservir par la suite ou bien en laisser dans votre assiette, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis.

Mais parfois « ça » s’emballe et on continue à manger sans faim, avec parfois la culpabilité au bout. … Je me permets ici quelques pistes d’explications, mais elles n’ont rien d’exhaustives.

Il se peut que le truc là-haut qu’on a entre les oreilles, n’a pas eu son compte d’informations, car notre conscience était trop peu portée sur les sensations de la bouche

Où donc était notre attention ?

Faisons un parallèle ; le matin si votre chéri.ie quitte la maison en vous adressant un vague « au revoir », est-ce que c’est la même chose que si vous vous embrassez ? Peut-être que pendant un temps on s’habitue. Et un jour, on craque !

cidre et lac

la pause

Autre piste qui pourrait expliquer pourquoi on ne s’arrête pas de manger alors que les besoins physiologiques ont été satisfaits : la recherche éternelle des frissons de la première bouchée et cette perte du plaisir qui est vécue comme une trahison de nos sens.

C’était si bon ! Comment accepter que cela diminue, comment faire le deuil du frisson ?

Là encore, c’est un peu comme une histoire d’amour, les premiers temps de la rencontre, ça papillonne dans le ventre à la moindre occasion, ça pétille derrière les yeux jour et nuit , et puis après … soit on transforme en apportant à la relation une attention particulière, en dirigeant notre désir vers de plus grandes aspirations … et les frissons que l’on croyait à leur maximum, deviennent des déferlantes, des feux ardents, des tremblements de terre, soit le deuil des premiers frissons est impossible et on rumine, on fulmine , ou bien on se remet en quête de nouveaux frissons ….

« Se nourrir est un besoin, savoir manger est un art »  Rabelais

Il semblerait aussi, selon notre tempérament, que nous soyons plus ou moins sensibles, voire accro à ces frissons.

Et la tentation de compenser le manque de sensation de la bouche par la quantité ingérée est courante et souvent source de souffrance. Comme en amour, dirigeons notre attention, aiguisons nos ressentis, orientons l’énergie de notre désir vers la recherche fine, curieuse et délicate d’un grand plaisir gustatif.

L’autre piste que je vous propose d’explorer, c’est la confusion que nous pouvons faire avec la sensation ressentie grace à la texture des aliments, du plaisir de la bouche remplie, pleine, qui apporte un soulagement, une détente émotionnelle. Il y a probablement là une stimulation importante de notre système parasympathique qui nous déclenche la détente.

Enfin, remplir sa bouche peut donner l’illusion de remplir des vides en nous que l’on peut croire sans fond.

Dernière réflexion issue de nombreux témoignages des participantes des programmes

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Faire des réserves

que j’anime : je me demande si les femmes n’ont pas une sorte d’instinct plus développé qui nous pousse à faire des réserves lorsque de la nourriture est à portée de main. Clairement, enceinte de 8 mois, il est difficile de courir après un lapin; d’où l’intérêt dans les temps anciens de faire des réserves et la nécessité aujourd’hui de s’écouter et de pouvoir observer « Pourquoi je mange ? » 

Voici beaucoup de pistes d’exploration que la pleine conscience nous permettra de démêler et d’éclairer, avec douceur et fermeté, comme toutes nos pratiques d’attention.

Le plaisir social :

2094_10377843_0.jpgAprès avoir évoqué le plaisir de nourrir la faim physiologique, et celui de nourrir nos sens, il y a le plaisir du partage avec ceux que l’on aime. C’est la communion versus consommation.

 

Continuons sur la voix du plaisir, celui que l’on peut ressentir comme une profonde satisfaction après un bon et agréable repas, le plaisir de digérer. C’est un plaisir d’ordre émotionnel. Parlons de satisfaction, de détente … Le cerveau se met au ralenti, (on dit ouff parfois) car une grande part de l’énergie est dirigée vers la digestion.

Le cycle Douleur, Désir, Action, Plaisir se termine par une sorte de calme … jusqu’à ce que ça recommence. Ce cycle me semble bien proche de celui que connaissent les animaux, pouvons-nous espérer quelque chose d’autre ? Car si je fais mes courses, cuisine, mange et si je goûte au plaisir avec mon cœur alors c’est la joie qui se déploie en moi et autour de moi.

Est-ce la recette pour passer du plaisir au bonheur ?

Et du bonheur à la gratitude, il n’y a peut-être qu’un pas ? Qu’en pensez-vous ?


Les inscriptions se poursuivent pour les 2 stages de cet été à Aix er Morlaix, les dates pour le programme de l’automne sur Paris seront bientôt en ligne. (La formation pour professionnelle à Paris à l’automne est complète.)


 

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géraldine

 

 


Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces …

Manger en Pleine Conscience à toutes les sauces … et parfois ça me fait un peu mal au ventre

La méditation de Pleine Conscience n’est pas un « truc » pour réduire le stress.

femme meditation( la photo ci-jointe est assez loin de la réalité, en tout cas de celle que je vis lorsque, assise sur mon coussin je ressens par exemple l’inconfort de mon esprit agité ou des crampes dans mon corps)

De la même manière, L’alimentation en pleine conscience n’a rien à voir avec l’interdiction de certains aliments ou le contrôle, ni de la quantité, ni du comportement. (exemple : il faut rester attentif à tout ce que je mange …  dès que je sens que je suis rassasié, j’arrête de manger )

Se maintenir dans l’énergie de la joie

Pourtant, le dernier article que j’ai lu commençait bien : « La pleine conscience permet de modifier petit à petit son mode de pensée et ses réflexes quotidiens face à la nourriture. De quoi faire la révolution en douceur. »

prendre-votre-pause-dejeuner-au-bureau-fait-baisser-votre-creativite-unePremière proposition : Ralentir

Oui, c’est une des clés qui va nous permettre de stopper le pilote automatique. J’aime à me rappeler que ralentir est tout à fait subjectif, il s’agit juste de ralentir un peu par rapport à son rythme habituel. Nous sommes tous différents, respectons cette diversité. Pour nous aider à ralentir à table, j’ai l’habitude de proposer une courte pause avant le repas. Dans le programme ME-CL«  Mindful eating, Conscious living », on apprend a installer cette pause, cette bulle de pleine conscience avec une mini-méditation. Cela peut aussi se passer devant le lavabo lorsqu’on se lave les mains : juste prendre quelques instants pour resssen_laver_les_mainsentir les sensations du contact des pieds avec le sol, de l’eau sur les mains, les mouvements de la respiration dans le corps, puis observer s’il y a des contractions, des zones douloureuses et peut-etre terminer cette pause, en observant notre regard qui se reflètent dans le miroir.

A chacun d’expérimenter cette pratique.

Vous permet-elle de vous installer à table plus calmement ?

De commencer à manger plus lentement que d’habitude ?

(Merci de vos retours qui me sont toujours précieux )

Puis,  dans cet article on peut lire : « La substitution consciente » !  là, je sens que je fronce le front. Un peu plus loin : « …  éviter certains aliments ou en réduire les quantités, »  … et là c’est même une petite colère qui monte.

J’ai la chance de donner régulièrement des interview, mais la plus part du temps mes propos me paraissent disparaître sous les gros titres « Maigrir avec la Pleine Conscience »,  «  La pleine Conscience, nouveau régime minceur » …   Jusqu’à présent j’ai fait le dos rond et refermé les magazines parfois sans lire l’article jusqu’au bout,…. c’est le découragement. Sans chercher à créer de polémique, je vais tenter de surfer sur cette énergie que me donne cette colère, et de l’utiliser pour prendre ma plume et tenter d’apporter plus de détails, articles après articles, sur ce qu’est « se nourrir en pleine conscience », en tout cas, ce que j’en comprends en l’expérimentant moi-même et en écoutant  Thich Nhat Hanh, Jan Chozen Bays et d’autres personnes inspirantes qui cultivent depuis longtemps,  ce désir de Manger dans la joie et de Vivre pleinement présent .

J’aime à me souvenir que Jan Chozen Bays répète souvent qu’il n’y a pas de bons ou mauvais aliments.  Et Jon kabbath Zinn définit la pleine conscience comme« l’observation particulière de ce qui se passe autour de nous dans notre environnement et en nous, (c’est à dire d’observer sciemment nos pensées, nos émotions, nos sensations corporelles), dans le moment présent, sans jugement, ni critmeditation mindfulnessique, ni commentaire. » Et c’est bien cette manière de faire travailler notre mental qui permet le changement d’habitude.  « Ouff ! », se dit le « truc » que l’on a entre les oreilles, « il n’y a rien d’autre à faire, juste observer ce qui se passe vraiment ». Et cet exercice n’est pas toujours aussi simple! En tout cas, on lache l’idée qu’il y a quelque chose à faire.  C’est cette attitude à la fois détendue et vigilante qui permet le lâcher prise, qui permet de se connecter à notre Être véritable, de voir et ressentir une situation sous un autre angle différent et d’envisager de nouveaux comportements.

Restons vigilants à ne pas utiliser la pleine conscience comme une nouvelle arme dans la lutte contre nos pulsions alimentaires.

Pouvez-vous observer pendant 2 ou 3 minutes comment l’envie irrépressible se manifeste ?

Quelles sont les pensées qui y sont associées ? Quelles émotions vous traversent ? Et quelles sont les sensations corporelles que vous percevez ?    

Et si vous ne notez aucune pensée, aucune émotion, aucune sensation corporelle, c’est aussi une expérience.

Rappel : il n’y a ni mauvaise, ni bonne réponse avec nos pratiques et exercices de pleine conscience, notre expérience est toujours juste

Ici aussi, je serai très contente d’avoir vos retours 😉

Pour illustrer cette partie : la vidéo du neuroscientifique Richard Davidson et Jon Kabat-Zinn sur la façon dont l’entrainement à la pleine conscience peut mener à une plus grande résilience. (sous titre anglais seulement)

 

 

Nourrir les yeux !IMG_4068

Foujita est au musée Maillol !

enfant pommeL’expo est magnifique, ces tableaux sont vraiment à voir car aucune reproduction ne permet d’apprécier tant de nuances, tant de pureté dans le trait !

Moment enchanté, entre hyper-réalisme et surréalisme qui se termine autour des statues de Maillol.

Conférence bien-être: Comment faire monter la sève en 978_2_8132_0635_0_HiRes.jpgmoi

C’était Jeudi dernier, et c’était super ! Isabella Obrist, experte en MédecineTraditionnelle Chinoise et auteur des livres de cuisine «  Petit Ventre Heureux » & « Petit Ventre heureux attend un bébé » m’a régalé. La diététique chinoise a quelque chose qui me parle clairement … Affaire à suivre …

Gâteau chocolat butternut ( selon notre ami Christophe 😉

Je poste rarement de recette ou photo de plats cuisinés car je nous trouve déjà en sur-sollicitation visuelle de nourriture, mais là, c’est une demande toute particulière de la belle Katia … qui me vend chaque semaine sur le marché de Levallois, les si bons légumes avec lesquels je fais entre autres merveilles …   des gâteaux au chocolat !

200gr de purée de noisettes

gateau chocola vegan.jpg

1kg de butternut

50gr d’huile de coco

300gr de chocolat noir

40gr de sucre de canne

éclats de fèves ou poudre de cacao

cuire la butternut à la vapeur

fondre chocolat , ajouter huile coco, et purée noisettes

mixer le tout jusqu’à texture fine, une nuit au frigo ou dehors, démouler et saupoudrer de chocolat en poudre.

Ce gâteau a, sur moi, un pouvoir rassasiant très important que je ne retrouve pas de la même manière avec du chocolat en tablette ou autre pâtisserie « classique ». A vous d’essayer !

 

Week end de Pâques,  Faire le tri des placards !

juste après la première lune de printemps, moment précieux du grand ménage des placards. Eliminons les vieilles épices, faisons le tris de tout ce que nous easter-3180067_960_720stockons, céréales, farines, pattes, boites en tout genre, paquets éventré …   Soit c’est utile et on s’en serre, soit ça nous encombre et il faut s’en débarrasser,   ACTION !

Pâques n’est pas qu’une histoire de chocolat !

C’est aussi, depuis la nuit des temps, le passage vers la lumière. Nos jours deviennent plus longs que nos nuits. Pendant l’hiver, notre introspection a lavé certaines zones sombres, aujourd’hui on célèbre la pureté avec l’agneau et la fertilité de la saison avec les œufs

Les cloches carillonnent de joie !

Savoureux week-end

d desindes statue  géraldine


Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

Prendre soin de son Être : Pleine Conscience à la Thalasso Concarneau

« Être son corps »

Alors que Paris revêt un épais manteau blanc, ici soleil et ciel bleu illuminent nos journées; Edouard Baerd nous propose ,  « Tous en Bretagne, tous à l’Ouest,  Cap à l’ouest … »  alors cap sur le sentier côtier de Concarneau pour une marche sans but aucun :  C’est FOU tous ces déséquilibres de la marche qui permettent de poser un pied devant l’autre … d’avancer pas à pas. »

Pendant la promenade, entendre les pensées agitées, prendre connaissance de la météo des émotions difficiles, sentir les tensions, lourdeurs et contractions corporelles ….  Conscience des contractions dans les pensées, dans le cœur et le corps. Toutes ces « contre actions » qui empêchent l’action de toucher l’Être profond; alors Ici & Maintenant, revenir à l’expérience de penser : JE marche, Vivre l’émotion du mouvement, ressentir les gestes qui se délient vers l’état de détente qui ouvrira la porte du lâché prise…  ou pas …  En tout cas, mettre encore un pas devant l’autre.

Il est un peu tôt pour me laisser agréablement distraire par la beauté du paysage, par l’énergie tout autour, je garde ça pour le chemin du retour….

chemin pleine conscience.jpg

Amusant de remarquer comment jusqu’à un certain niveau de tension on a tendance au grignotage et au delà d’une certaine limite on perd l’appétit ?   Cela pourrait correspondre aux différentes phases du stress; pour la fuite, on prend de l’énergie pour parcourir une distance … pour la lutte, on mobilise toute l’énergie du corps vers les membres au détriment du digestif, en inhibition, on fait le mort donc on ne mange plus non plus.

Quels liens pouvez-vous faire des liens avec vos expériences ?

salle 1 mediation.jpgPêle-mêle, quelques réflexions sur quelques jours passés à la Thalasso de Concarneau pour préparer les prochains séjours « Pleine Conscience & Alimentation » et « Pleine Conscience & Mieux Vivre » que j’anime à partir du 9 Avril,  dans une toute nouvelle salle.

En arrivant, je ressens rapidement une fatigue mentale, émotionnelle et physique importante accumulées ces derniers temps.

« La discipline c’est aimer soi-même »   Jacques Castermane

Alors entre les séances de travail  …  thalasso-concarneau

La chaleur du sauna et l’ambiance tamisée m’anesthésient, tout se met à ralentir en moi; le flux des pensées, les mouvements, le mode « économie d’énergie » se déclenche, jusqu’à la douche fraîche, stimulante. Déambuler dans le bassin aux multiples jets, un moment sur les épaules, puis de la plante des pieds jusqu’aux fesses,  sentir les petites bulles sur le dos, sur le ventre; Hummm  l’eau de mer chaude qui apportent au corps oligoéléments et énergie marine.

Terminer ce moment dans le bassin de nage, en faisant quelque longueur où je m’applique à allonger chaque mouvement à son maximum. Sur le dos, je reste là quelques longues minutes, sans aucun mouvement, avec juste l’air de mes poumons qui me permet de flotter, comme en apesanteur, … les yeux fermés …  Et plus je détends mes muscles, et mieux je flotte. Le soleil est couché, les lumières sont faibles, le bassin est désert, je ne fais rien, incarnant pleinement mon corps, je flotte ….  j’inscris cette sensation, je suis mon corps.

 

Que ressentez-vous dans votre corps en observant chacune de ces photos ?  

Comment garder ce contact au quotidien, « je suis mon corps »,  pourquoi s’en éloigner ? Evitons-nous l’inconfort physique, émotionnel, tentons nous d’échapper à l’expérience de sa disparition inéluctable ?

«Mr Duffy habite à une petite distance de son corps». James Joyce

Nos sensations corporelles sont pourtant d’habiles messagers;  n’est ce pas ainsi que l’on connaît les signaux de la faim, du rassasiement, du remplissage de notre estomac et d’une manière générale, ne dit-on pas   » ça, je le sens bien !  »  qui exprime notre confiance ?

Masser le corps, massage de l’âme.

mont d'arree mindful eating meditation.jpgLe massage peut être une troublante expérience.  » La Balade à Concarneau » est un massage qui se déroule en suivant un enregistrement où se mêlent délicatement des musiques traditionnelles, les sons des éléments de la nature et la douce voix d’Elise qui nous emmène en balade. Les premiers moments sont dynamiques, la musique m’a transporté vers de vagues souvenirs lors de Fest-noz (soirées dansantes bretonnes) , et sous les gestes précis et rythmés de Gwenola,  j’ai oublié où j’étais. J’avais 10 ans et je cavalais avec allégresse dans la lande des Monts d’Arrée …  Quand la confiance est présente, c’est si bon de perdre la notion du temps, et de l’espace …  puis la balade s’est poursuivie en bateau jusqu’aux îles voisines …. le vent claquant les voiles ….

Posons la main droite sur notre bras gauche et ressentons la force de ce contact pour soi.

concarneau-tous-en-zen-pour-les-un-de-la-thalasso_5Après la marche et les soins de la thalasso, la faim du corps se manifeste.  Au restaurant de l’Hôtel, Le chef Cyril Le Rest travaille avec passion et ça semble contagieux. Chaque assiette nourrit les yeux de mille détails colorés, le nez peut être surpris, on a envi de touchez les gaufrettes, et autres décorations comestibles;  promesse  d’une expérience en bouche qui invite au voyage, promesse tenue. Que dire de la qualité des produits, l’originalité des condiments et des épices ?

 

 

Cuire un poisson avec cette perfection, c’est faire preuve de gratitude envers le royaume marin, si fragile.

Comment témoignerons-nous de la gratitude pour ce qui sera dans notre assiette lors de notre prochain repas ? 

 

En ce jour de Saint Valentin, que l’on fête les Lupercales ou bien la déesse Junon, puissions-nous connaître l’amour qui nourrit les sens, l’amitié, et la bienveillance pour toute Vie.

Et toujours MERCI  pour ce poème qui m’accompagne depuis …
Matin
J’ai faim de tes cheveux, de ta voix, de ta bouche, saint valentin
sans manger je vais par les rues, et je me tais,
sans le soutien du pain, et dès l’aube hors de moi
je cherche dans le jour la bruit d’eau de tes pas.

Je suis affamé de ton rire de cascade,
et de tes mains couleur de grenier furieux,
oui, j’ai faim de la pâle pierre de tes ongles,
je veux manger ta peau comme une amande intacte,

et le rayon détruit au feu de ta beauté,
je veux manger le nez maître du fier visage,
Je veux manger l’ombre fugace de tes cils,

J’ai faim, je vais, je viens, flairant le crépuscule
et je te cherche, et je cherche ton coeur brûlant
comme un puma dans le désert de Quitratùe.

                                                             Pablo Neruda

 

geraldine desindes alimentation en pleine conscience

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