Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


Anniversaire, son gâteau, ses bougies, ses cadeaux.

Voir le jour c’est aussi quitter le cordon ombilical nourricier, le bain de glucose de la gestation, quitter un état d’unité.

Le vide, le manque … la faim est douloureuse, fait tortiller les petits corps tendus des nouveaux nés, stimulant l’entourage qui ne comprend pas toujours ce qu’il convient de faire.

Puis, il y a peut-être une douloureuse prise de conscience du temps qui passe, dans l’attente que le sein soit dénudé, le biberon préparé (ou qu’il refroidisse, plus cruel encore pour le bébé et la personne qui tente de le faire patienter.)

Plus tard, c’est une poire qui sera désirée, mais c’est une banane qui sera servie. (« Mais si, c’est bon la banane, mange, tu vas voir … »). Et parfois les appétits non respectés, « allez, fini ton assiette, une bouchée pour …   Tu sais, à l’autre bout de la planète, y’a des petits enfants … »

Encore un peu plus tard ; « tu es triste, tiens prend un bonbon », « c’est la fête, prend un bonbon »,  Et parfois «  Heu … tu ne crois pas que tu en as assez pris ? » , « Là, tu devrais faire quelque chose » …

Au milieu de tous ces moments où la souffrance de la dualité se fige en nous, il y a ces autres moments où les sens sont régalés par la douceur d’un gâteau, le ventre agréablement rempli, et pendant quelques instants, c’est un retour vers un état d’unité. Rien ne manque, tout est là.

Le gâteau d’anniversaire porte cette invitation.

Traditionnellement rond, il symbolise le cercle d’amitié, liens soutenants dans ce moment particulier de transition qui contient ses fragilités et ses opportunités.

Pourquoi des bougies sur le gâteau d’anniversaire ?

En quelques click, je lis que cette tradition nous viendrait des grecs anciens plus particulièrement des femmes, qui célébraient Artemis en offrant des gâteaux au miel, ronds pour symboliser la lune, avec des cierges dessus pour imiter la lueur de l’astre. Après avoir déposé des prières, les cierges étaient soufflés, comme pour laisser la magie opérée.    

Artemis … quelques clicks plus loin … dans Wikipédia, on commence par la présenter comme la fille de …  et la sœur de ….  Avant de parler d’elle !  Même s’il s’agit de Zeus et Apollon ça fait grogner. Cette façon de dire ne détermine-t-elle pas notre façon de penser le monde ?

Artemis donc : femme sauvage, en lien avec la lune, guide du féminin sacré, elle est celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie. Maîtresse des animaux sauvages et chasseresse, elle ne descend dans les villes que pour assister les femmes qui donnent naissance.

L’accouchement est sans doute un des moments les plus animal de l’être humaine.  

Merci Artémis, Merci Maman.

Pour revenir aux anniversaires, sous l’influence de la religion catholique, cette tradition s’est perdue. Jusqu’à certaines de nos grands-mères qui fêtaient plus facilement leur saint patron. Puis, la valorisation de l’individualisation fait qu’aujourd’hui ce jour est devenu celui où : « you are special today !». Et aujourd’hui, c’est le mien, et je le vis émerveillée.

Tout Plein de cadeaux !

Toute première carte tirée du cadeau de mon amie Maud, croyez-vous au hasard ?

Comble de la douceur (et de la piqure aussi), après des années de recherche, le hasard ou plutôt l’élan de la synchronicité ont fait qu’un apiculteur est venu aujourd’hui installer quelques ruches dans un de nos champs. Pour l’avoir déjà connu, je sais que la contemplation des abeilles est une invitation à vivre des instants nourrissants, plein de Vie, comme un retour vers l’état d’unité.

Et la boucle est bouclée !

De 5 à 50 ans


Pour la fête Celte de Beltan,

Le crumble aux pommes c’est fini, Vive le tiramisu aux fraises

C’est un peu devenu une tradition, Chaque année au mois de mai, période où nos anniversaires se bousculent, je m’applique à la réalisation de desserts à la fraise. Bien qu’elles proviennent de chez notre maraîcher habituel, je ne sens pas encore l’ arôme sucré que le soleil leur donnera d’ici quelques semaines. En même temps l’impatience de retrouver ce goût et ce parfum si particuliers est bien présente. Sur l’étalage très vert, il y avait hier cette touche de rouge pétant qui a, en un clin d’œil, capté toute mon attention.

Serait-ce la trace de l’héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?

Au deuxième clin d’œil, l’une d’elles était sous mon nez, puis dans ma bouche. Etrangement j’ai oublié de formuler un vœu ? C’est pourtant mon habitude, comme une manière de cultiver la gratitude, mais sans y penser. Faire un vœu lorsque que je mange un produit de saison pour la première fois.  Qu’est ce qui m’a détournée de ce rituel cette fois-ci ?  Etais-je tendue, distraite, pressée ou préoccupée …  ?   

Comment s’est passée pour vous cette rencontre avec la première fraise de l’année ?

Ce renouveau annuel est une chance. Cela inclue notre propre vie dans des cycles de croissance et décroissance, avec leur apogée et leur périgée. … des réussites, des échecs …

Ce 1er Mai c’est la fête de Beltan dans la tradition Celte. On célèbre la lumière, la fertilité, le feu, l’été qui arrive. C’est une période de renaissance spirituelle et charnelle, on intensifie le rythme de nos activités. Anciennement, on reprenait les travaux agraires. Aujourd’hui, été comme hiver, il faudrait que le travail se fasse avec autant d’intensité. Est-ce possible à long terme ?

La tradition veut que l’on se lève ce 1er Mai, en même temps que le soleil, qu’on aille cueillir des fleurs, du muguet par exemple ou des rameaux verts. Attention, les esprits de la nature, elfes, ondines, fées, gnomes …  se réveillent. Ne les brusquons pas.

C’est un jour idéal pour se créer porte-bonheurs et amulettes, faire l’amour, concevoir des enfants, témoigner son soutien, son amitié …

A la fin du programme Mindful eating, Conscious Living, on propose aux participants de rédiger une lettre à soi-même dans laquelle ils font le point aujourd’hui sur leur propre relation à l’alimentation,  ce qu’ils ont découvert tout au long des séances, ce qu’ils se souhaitent pour dans 3 mois, 1 an et à plus long terme. Cette lettre m’est remise dans une enveloppe fermée avec  nom et adresse de la personne, …. Et un jour …. Je la posterai.

Je m’y engage.

Que souhaitez vous à celle ou à celui que vous serez au printemps prochain ?

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Stage d’été à Morlaix du 5 au 9 Aout –  Manger et Vivre en Pleine Conscience 5 jours de pratiques, d’expériences, de partages et autres exercices de développement personnel.

Programme MECL à Paris  – 8 séances et 1 journée de pleine conscience à partir du Mardi 17 septembre.

Informations et inscriptions :  g.desindes@gmail.com


Méditer quelques instants, comme une invitation à passer à table plus léger.e

Il y a dans certains programme de pleine conscience, une très courte pratique qui aide à faire une pause, prendre conscience de comment on se sent, et de s’apporter un certain calme. J’ai adaptée cette pratique afin de vous aider à faire une pause avant le repas, de pouvoir prendre conscience de comment vous vous sentez puis de vous apporter un peu de calme.

Méditation, quelques instants avant de passer à table …

Bonne pratique !

Les chemins ne se ressemblent pas.

Certains plats sont encore meilleurs réchauffés. Certains livres sont (encore) plus forts à la seconde lecture. «  Le travail d’une Vie » de Thierry Janssen


Le récit d’une histoire traditionnelle indienne, avec la voix de Sharon Salzberg

Quel loup en moi est-ce que je nourris ?


Nouvelle Année, Alimentation et Pleine Conscience

mindful eatinOn s’est régalé, congratulé et souhaité la santé, l’amour, des sous … et pour soi-même, qu’est ce qu’on s’est souhaité ?

Avant de poursuivre cette lecture, c’est peut être maintenant l’occasion de prendre 1mn, pour vous demander « Qu’est ce que je souhaite voir émerger dans les prochains 365 jours ? »

Développer un peu plus ma patience m’est apparu presque comme une évidence … même si la plupart du temps, je réfute avec force toute remarque dans ce sens!

La patience …  le patient …  être passif …  la passion …  tous ces mots qui ont la même origine me laissent songeuse …

Mais hier, j’étais bien obligée de la regarder en face cette impatience, ce refus d’endurer. mindful-eating-vegetalElle était là, plantée, fermement coincée … ma tronçonneuse dans une branche de chêne. N’ayant pas pris le temps de débiter les petites branches, ni de préparer minutieusement les entailles nécessaires … (et blablabla) … la lame s’est bloquée au milieu du tronc … J’ai insisté, prenant le risque de tordre mon précieux outils que tout arrière-grand parent aurait vénéré ; c’est d’ailleurs cette pensée surprenante qui m’a arrêtée et calmée. Après la phase de lutte, vint le découragement, voire l’apitoiement, et enfin le lâcher prise qui permit à mon pauvre cerveau d’aborder cette situation avec des idées ingénieuses, presque amusantes, pour me sortir de là.

Et comment ça se passe l’impatience avec la nourriture ? Qu’est ce que je refuse et qui fait, par exemple que je grignote en attendant que tout le monde vienne à table? 

Qu’est ce que l’on refuse d’endurer ? 

 

La Patience et Manger en Pleine Conscience

manger-pleine-conscience-fougereNombreux participants du programme font le vœux de manger  lentement, avec plus de patience. Déjà, observons que le rythme est tout relatif et subjectif, il s’agit plutôt de manger un peu plus lentement que lorsque que l’on mange sans y prêter d’attention. Au lieu de s’imposer de nouvelles contraintes, objectifs, défis ou fourchette vibrante,  je préfère proposer d’observer avec curiosité cette impatience avec la nourriture.

Peut-on y déceler ces mêmes phases : agitation, abattement et lâcher prise? Un peu comme si une part en nous, celle du jeune enfant tyran, se réveillait soudainement, trépignait, geignait, pleurait et se calmait ? Quelle est cette facette  de notre personnalité que l’on pourrait, sans aucun jugement de valeur de ma part, qualifier d’immature ?

« La patience est amère, mais ses fruits sont doux. »   Aristote ou Jean-Jacques Rousseau

Dans quel autre pan de ma vie, cet enfant terrible se fait aussi entendre ? Puis-je le débusquer dans ma relation amoureuse?  Entre l’amour qui dévore (l’autre), et cet amour qui croit de lui-même en moi ?  Relations alimentaires et relations amoureuses, prochaine news-letter ?

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Et justement, « Qui J’aime quand J’aime », écrit par Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup  « Un homme et une femme, dont les discours se rejoignent, s’éloignent, se complètent, s’enrichissent et finissent par constituer un kaléidoscope, souvent savant mais toujours limpide et humain. »  

 

« Le bonheur commence quand on ne demande pas à l’autre de nous rendre heureux. … On ne peut attendre l’infini d’un être fini. Cette paix que l’on espère tant trouver par l’autre, avec l’autre, une paix du coeur qui nous comble au delà de toute rencontre, et qui, au lieu d’en être l’aboutissement, la précède, ne pouvons-nous la chercher en nous-même? Au lieu d’attendre d’un pauvre être humain avec toutes ses limites, de nous réconcilier à jamais avec nous même, avec la vie, avec l’absolu, et nous enfermer alors dans un manque tout aussi infini que l’est notre demande, ne pourrions-nous déjà accepter le relatif en nous pour l’accueillir en l’autre et mieux se connaître avant de co-naître ensemble? « 

Comme un jeu,  pouvez-vous faire des liens avec la nourriture.  😉  à vous de voir,


Prochain Stage d’été : Manger et Vivre en Pleine Conscience

Ce sera à Morlaix, du lundi 5 au Vendredi 9 Août (sans hébergement) de 10 à 17h. IMG_1589

5 journées de pratique, entre méditations de Pleine Conscience guidées, mouvements doux et prise de conscience corporelle, partages bienveillants, informations en lien avec les découvertes des neurosciences et explorations de nos habitudes alimentaires grâce à des exercices spécifiques.

Ce stage est largement inspiré des programmes de pleine conscience dédié au comportement alimentaire (ME-CL: Mindful Eating Concious Living et MB EAT:  Mindfulness Based Eating Awareness Training).

Tarif: 450€ – Renseignements et inscription : g.desindes@gmail.com

(si vous rencontrez des difficultés financières et que ce stage vous appelle fortement parlons-en, ensemble nous trouverons une solution.)

 

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Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

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extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

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Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

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Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

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Bel été, géraldine


NEIGE !   Alimentation et Pleine Conscience

Ouiiiii !   elle est là ! A Paris, bien timide , mais c’est déjà ça.

maison neige meditation mindful eatingAu sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.

Ballottés par la brise, les flocons de toutes tailles aujourd’hui volent légèrement et se déposent délicatement, ça et là, et sur mes lèvres aussi. La bouche ouverte je les gobe, toujours plus attentive à ce bref instant de contact, fugace sensation qui ne laisse aucune trace.

Mon appétit aussi est différent quand il neige ; alors que les journées grises et pluvieuses me donnent parfois des envies de chocolat pour me réconforter, sous la neige au contraire, ça pétille en moi, ça jubile, mes sens me guident vers des aliments riches et chauds, mais sans aucun excès, sans impatience.

Qu’avez-vous pu observer avec votre alimentation en ces jours de neige ? Avez-vous eu des envies spécifiques ?   Vous êtes-vous senti plutôt calme ou excité avant les repas ? Et là, en fermant les yeux juste quelques instants, de quoi votre corps a-t-il besoin ? Pour nous aider, nous pouvons nous demander : C’est de quelle couleur ? C’est chaud ou froid ? Liquide ou solide ?

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Dans le train, les paysages enneigés se succèdent. Les toits des pavillons de banlieue laissent leur place aux petites forêts, puis aux vastes champs tout blancs qui filent vers un horizon incertain.

Un raisin sec dans la main, mes pensées rejoignent cette vigne aujourd’hui au repos, sous ce blanc manteau qui contraste avec le noir de ses ceps humides. Elle se nourrit de ce froid vigoureux, pour emmener le plus loin dans ses racines sa sève, son sang, qui au printemps jaillira vers de nouveaux fruits.

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Vers quel arbre, vers quelle terre nous emmènera la contemplation du prochain aliment que nous mettrons dans notre bouche et qui deviendra un petit bout nous ?

 

Au micro : 3 heures de retard annoncé ! Je sors de ma rêverie.

A cette annonce, un 15 août en pleine canicule on pourrai craindre une émeute des passagers. Là, tout le wagon reste calme, cheminant malgré tout , les yeux tournés vers les paysages magnifiés, et bien au chaud.

Savoureuse journée à tous

Géraldine Desindes – bien-Être à Table

 

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Par tous les temps, délicieux fondant du restaurant de la Thalasso de Concarneau, 

 

 


Clémentine, Mandarine … quelques quartiers de Pleine Conscience

Clémentine, Mandarine….

Peau tendue ou mole …. Brillante et orange ….  Goût sucré, acidulé …. Juteuse ? ….   Pleine de pépins ou sans pépin …  Chaire ferme ou épaisse ….

Combien de quartiers contient-elle ? Pourquoi les quartiers sont aussi appelés des cuisses ?

D’où vient ce fruit que je tiens dans mes mains, que je vais mettre dans ma bouche, qui va devenir moi ?

Ciltivée avec ou sans pesticide ?

Fruits mystérieux, malin et coquin, il se glisse discrètement dans les poches, sa peau exhale des parfums lointains, c’est une invitation au voyage.

pleine conscience ferme

Dans les années 30, au fin fond des Monts d’Arrée,  région où la terre prend fin, dans une modeste bâtisse qui partage son toit avec l’unique vache de cette ferme, il est bien tôt ce matin de Noël. Mais l’excitation jette les 3 enfants de la maison hors de leur lit-clos.

Ils découvrent devant la cheminée une orange pour chacun! C’est la première fois de leur vie qu’ils voient ce fruit dont on parle à mis mot, comme pour ne pas l’abimer.

Elle a tout juste 5 ans, et tout de go elle croque dans le fruit légendaire …

J’imagine aujourd’hui l’étonnement de cet enfant en sentant l’amertume de la peau, j’imagine ses yeux ….

Et souvent, en mangeant des agrumes, je repense à elle, qui fut ma grand-mère, et ça nourri aussi mon cœur.

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C’est un fruit merveilleux pour nous aider à créer un espace de présence attentive, le temps de manger en conscience, une bouchée à la fois, un quartier à la fois.

Char Wilkins, une de mes instructrices, termine souvent ses mails par cette phrase :

«  une respiration à la fois, un pas à la fois, une bouchée à la fois » 

faisons l’expérience aujourd’hui

 «  d’une respiration à la fois, d’un pas à la fois, d’un quartier à la fois » 

 

IMG_2258 Géraldine Desindes

 

© Peinture Yann Hovadik

 

 

 


Une bonne année pleine de conscience

Les réjouissances de ces derniers jours deviennent nuit après nuit de doux souvenirs que nous pourrons de temps à autres partager avec ceux que l’on aime. : « Et tu te souviens l’an dernier à Noël…, et bien l’an prochain au nouvel an on fera … »   Sautant du passé au futur, notre cerveau paraît très bien câblé pour cette gymnastique, il semble un peu moins doué pour s’inscrire pleinement dans le présent, mais nous y travaillons 😉   sinon vous ne liriez pas ce petit billet.

Les vacances à la campagne permettent une douce période d’errance : FeudeCheminée_mindfull eatingSe caller contre le poêle à bois de longues heures durant avec un très bon livre, se lever plus tard, sentir tout le poids de la fatigue accumulée qui, de jour en jour, pèse de plus en plus lourd. Mettre le nez dehors et « une claque » d’oxygène au cerveau, rentrer un peu de bois, cuisiner, inviter les amis, se faire inviter et mettre les pieds sous la table, se régaler et célébrer, manger, et encore manger  … (quelle chance !)

Et puis un matin, patatra, ça tousse, la tête est comme dans un étau. Ca chouinnne parce que ça ne sait plus si ça a soif, si ça a chaud ou froid, si ça a faim ou pas, si ça a envie de manger ou pas.

Les signaux du corps ne sont plus que d’obscures sensations. Est-ce que j’ai faim ? Est-ce que j’ai envie de manger ? Est-ce qu’il faut que je mange ? J’ai mangé et je me sens mal, je n’aurai pas du … Et le blabla du mental qui s’en mêle. « C’est bien la peine de pratiquer l’observation régulière et attentive de mes sensations corporelles et d’instruire un programme de pleine conscience autour de l’alimentation!  Tout ça pour ça !? »

….   Une nuit de fièvre et une bonne douche plus tard, la Vie pousse mon corps hésitant dehors, bien couverte, dans les vents que la tempête a laissé trainer derrière elle, pour aller marcher dans cette nature si ressourçante.

marche méditation

Marcher sans chichi, ni blabla, juste mettre un pied devant l’autre, l’attention dirigée vers les sensations de mes plantes de pieds en contact avec le sol, pas après pas. Puis l’attention portée à ce perpétuel déséquilibre qui permet d’avancer, instant après instant. Peu de pensées viennent troubler cette marche qui reste un petit moment de joie particulier de ces dernières vacances ; le souvenir de la fin de cette petite maladie, le moment où  repasser du coté lumineux de la Force se fait tout seul.

Les signaux de faim et de rassasiement sont restés énigmatiques  pendantencore quelques jours,  : «  et alors ? Patience, juste patience. Ca va se remettre en place, et d’ici là expérimente, fait au mieux, et continue d’observer, continue à observer les signes avec douceur et curiosité. »


 


26782120_1568992903183662_1166450340_oUn MERCI à Florian Saffer pour la confiance que tu m’as témoignée. Animer ces 4 jours de formation pour des professionnelles de l’alimentation est une expérience qui m’a  m’empêché de tomber dans le piège des automatismes.

Quelle joie aussi de savoir que de nombreuses consultations commenceront par une courte pratique de pleine 26735336_1568992926516993_890241468_oconscience (dont vous trouverez une proposition de scripte ci-joint) et seront ponctuées de nouvelles expériences autour de l’observation sans jugement ni critique des pensées, des sensations corporelles et des émotions.Marina, Sylvie, Véronique, Fabienne, Marine, Nolwenn, Françoise, Audrey et Nathalie, merci pour vos partages qui ont enrichi nos pratiques. ❤


Et MERCI aussi à ma copine Delphine pour m’avoir chaudement recommandé IMG_2229« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari, lu par 9 millions de personnes à ce jour. Si on y trouve l’histoire passionnante de l’évolution des hommes depuis 70 000 années, un passage sur les pulsions alimentaires a particulièrement attiré mon attention. Il parle même du « gène de la gloutonnerie ». Il y a 70 000 ans, Homo sapiens, notre semblable, se jetait rapidement et goulument sur les fruits murs qu’il trouvait sachant qu’une bande de babouin pouvait débarquer à tout moment et rafler ce précieux aliment. Ce court passage du livre milite pour que nous développions aujourd’hui un rapport différent avec les aliments. Quelque soit la réponse, « oui je le mange » ou bien  » non je ne le mange pas« , il est crucial de créer un temps de pause, qui devient un espace de liberté où l’on va juste s’interroger : « Pourquoi le mangerai-je ? »

Quelques 300 pages plus loin, Yuval parle du bouddhisme et dans cette vidéo, il aborde vers 38 mn sa pratique quotidienne de Vipassana et comment elle s’inscrit dans sa propre vie. https://www.youtube.com/watch?v=94WXoR1LYXM


 

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Pour célébrer le soleil vainqueur de la nuit, nous avons partagé la galette, et j’ai trouvé la fève dans ma part. Mais qui est donc ce personnage féminin ?  Un sac à la main, pour une fois sans enfant dans les bras ! Une béguine ? Peu probable avec ces couleurs. Ma curiosité est piquée, toute info est la bienvenue.


 

1540-1Les programmes Mindful Eating – Conscious Living 2018 commencent cette semaine; j’accompagnerai 3 groupes de janvier à juin sur 8 séances et une journée de pleine conscience. Je sens en moi un profond plaisir qui se manifeste par un sentiment doux et joyeux à l’idée de rencontrer les nouveaux participants et de cheminer avec eux. (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j’ai le sourire aux lèvres).

La pleine conscience fera son travail presque silencieux,  de séance en séance 😉


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Bienvenu aux nouveaux abonnés à cette news letter ❤    et  Très belle semaine à toutes et tous.