Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

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extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

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Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

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Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

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Bel été, géraldine


NEIGE !   Alimentation et Pleine Conscience

Ouiiiii !   elle est là ! A Paris, bien timide , mais c’est déjà ça.

maison neige meditation mindful eatingAu sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.

Ballottés par la brise, les flocons de toutes tailles aujourd’hui volent légèrement et se déposent délicatement, ça et là, et sur mes lèvres aussi. La bouche ouverte je les gobe, toujours plus attentive à ce bref instant de contact, fugace sensation qui ne laisse aucune trace.

Mon appétit aussi est différent quand il neige ; alors que les journées grises et pluvieuses me donnent parfois des envies de chocolat pour me réconforter, sous la neige au contraire, ça pétille en moi, ça jubile, mes sens me guident vers des aliments riches et chauds, mais sans aucun excès, sans impatience.

Qu’avez-vous pu observer avec votre alimentation en ces jours de neige ? Avez-vous eu des envies spécifiques ?   Vous êtes-vous senti plutôt calme ou excité avant les repas ? Et là, en fermant les yeux juste quelques instants, de quoi votre corps a-t-il besoin ? Pour nous aider, nous pouvons nous demander : C’est de quelle couleur ? C’est chaud ou froid ? Liquide ou solide ?

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Dans le train, les paysages enneigés se succèdent. Les toits des pavillons de banlieue laissent leur place aux petites forêts, puis aux vastes champs tout blancs qui filent vers un horizon incertain.

Un raisin sec dans la main, mes pensées rejoignent cette vigne aujourd’hui au repos, sous ce blanc manteau qui contraste avec le noir de ses ceps humides. Elle se nourrit de ce froid vigoureux, pour emmener le plus loin dans ses racines sa sève, son sang, qui au printemps jaillira vers de nouveaux fruits.

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Vers quel arbre, vers quelle terre nous emmènera la contemplation du prochain aliment que nous mettrons dans notre bouche et qui deviendra un petit bout nous ?

 

Au micro : 3 heures de retard annoncé ! Je sors de ma rêverie.

A cette annonce, un 15 août en pleine canicule on pourrai craindre une émeute des passagers. Là, tout le wagon reste calme, cheminant malgré tout , les yeux tournés vers les paysages magnifiés, et bien au chaud.

Savoureuse journée à tous

Géraldine Desindes – bien-Être à Table

 

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Par tous les temps, délicieux fondant du restaurant de la Thalasso de Concarneau, 

 

 


Clémentine, Mandarine … quelques quartiers de Pleine Conscience

Clémentine, Mandarine….

Peau tendue ou mole …. Brillante et orange ….  Goût sucré, acidulé …. Juteuse ? ….   Pleine de pépins ou sans pépin …  Chaire ferme ou épaisse ….

Combien de quartiers contient-elle ? Pourquoi les quartiers sont aussi appelés des cuisses ?

D’où vient ce fruit que je tiens dans mes mains, que je vais mettre dans ma bouche, qui va devenir moi ?

Ciltivée avec ou sans pesticide ?

Fruits mystérieux, malin et coquin, il se glisse discrètement dans les poches, sa peau exhale des parfums lointains, c’est une invitation au voyage.

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Dans les années 30, au fin fond des Monts d’Arrée,  région où la terre prend fin, dans une modeste bâtisse qui partage son toit avec l’unique vache de cette ferme, il est bien tôt ce matin de Noël. Mais l’excitation jette les 3 enfants de la maison hors de leur lit-clos.

Ils découvrent devant la cheminée une orange pour chacun! C’est la première fois de leur vie qu’ils voient ce fruit dont on parle à mis mot, comme pour ne pas l’abimer.

Elle a tout juste 5 ans, et tout de go elle croque dans le fruit légendaire …

J’imagine aujourd’hui l’étonnement de cet enfant en sentant l’amertume de la peau, j’imagine ses yeux ….

Et souvent, en mangeant des agrumes, je repense à elle, qui fut ma grand-mère, et ça nourri aussi mon cœur.

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C’est un fruit merveilleux pour nous aider à créer un espace de présence attentive, le temps de manger en conscience, une bouchée à la fois, un quartier à la fois.

Char Wilkins, une de mes instructrices, termine souvent ses mails par cette phrase :

«  une respiration à la fois, un pas à la fois, une bouchée à la fois » 

faisons l’expérience aujourd’hui

 «  d’une respiration à la fois, d’un pas à la fois, d’un quartier à la fois » 

 

IMG_2258 Géraldine Desindes

 

© Peinture Yann Hovadik

 

 

 


Une bonne année pleine de conscience

Les réjouissances de ces derniers jours deviennent nuit après nuit de doux souvenirs que nous pourrons de temps à autres partager avec ceux que l’on aime. : « Et tu te souviens l’an dernier à Noël…, et bien l’an prochain au nouvel an on fera … »   Sautant du passé au futur, notre cerveau paraît très bien câblé pour cette gymnastique, il semble un peu moins doué pour s’inscrire pleinement dans le présent, mais nous y travaillons 😉   sinon vous ne liriez pas ce petit billet.

Les vacances à la campagne permettent une douce période d’errance : FeudeCheminée_mindfull eatingSe caller contre le poêle à bois de longues heures durant avec un très bon livre, se lever plus tard, sentir tout le poids de la fatigue accumulée qui, de jour en jour, pèse de plus en plus lourd. Mettre le nez dehors et « une claque » d’oxygène au cerveau, rentrer un peu de bois, cuisiner, inviter les amis, se faire inviter et mettre les pieds sous la table, se régaler et célébrer, manger, et encore manger  … (quelle chance !)

Et puis un matin, patatra, ça tousse, la tête est comme dans un étau. Ca chouinnne parce que ça ne sait plus si ça a soif, si ça a chaud ou froid, si ça a faim ou pas, si ça a envie de manger ou pas.

Les signaux du corps ne sont plus que d’obscures sensations. Est-ce que j’ai faim ? Est-ce que j’ai envie de manger ? Est-ce qu’il faut que je mange ? J’ai mangé et je me sens mal, je n’aurai pas du … Et le blabla du mental qui s’en mêle. « C’est bien la peine de pratiquer l’observation régulière et attentive de mes sensations corporelles et d’instruire un programme de pleine conscience autour de l’alimentation!  Tout ça pour ça !? »

….   Une nuit de fièvre et une bonne douche plus tard, la Vie pousse mon corps hésitant dehors, bien couverte, dans les vents que la tempête a laissé trainer derrière elle, pour aller marcher dans cette nature si ressourçante.

marche méditation

Marcher sans chichi, ni blabla, juste mettre un pied devant l’autre, l’attention dirigée vers les sensations de mes plantes de pieds en contact avec le sol, pas après pas. Puis l’attention portée à ce perpétuel déséquilibre qui permet d’avancer, instant après instant. Peu de pensées viennent troubler cette marche qui reste un petit moment de joie particulier de ces dernières vacances ; le souvenir de la fin de cette petite maladie, le moment où  repasser du coté lumineux de la Force se fait tout seul.

Les signaux de faim et de rassasiement sont restés énigmatiques  pendantencore quelques jours,  : «  et alors ? Patience, juste patience. Ca va se remettre en place, et d’ici là expérimente, fait au mieux, et continue d’observer, continue à observer les signes avec douceur et curiosité. »


 


26782120_1568992903183662_1166450340_oUn MERCI à Florian Saffer pour la confiance que tu m’as témoignée. Animer ces 4 jours de formation pour des professionnelles de l’alimentation est une expérience qui m’a  m’empêché de tomber dans le piège des automatismes.

Quelle joie aussi de savoir que de nombreuses consultations commenceront par une courte pratique de pleine 26735336_1568992926516993_890241468_oconscience (dont vous trouverez une proposition de scripte ci-joint) et seront ponctuées de nouvelles expériences autour de l’observation sans jugement ni critique des pensées, des sensations corporelles et des émotions.Marina, Sylvie, Véronique, Fabienne, Marine, Nolwenn, Françoise, Audrey et Nathalie, merci pour vos partages qui ont enrichi nos pratiques. ❤


Et MERCI aussi à ma copine Delphine pour m’avoir chaudement recommandé IMG_2229« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari, lu par 9 millions de personnes à ce jour. Si on y trouve l’histoire passionnante de l’évolution des hommes depuis 70 000 années, un passage sur les pulsions alimentaires a particulièrement attiré mon attention. Il parle même du « gène de la gloutonnerie ». Il y a 70 000 ans, Homo sapiens, notre semblable, se jetait rapidement et goulument sur les fruits murs qu’il trouvait sachant qu’une bande de babouin pouvait débarquer à tout moment et rafler ce précieux aliment. Ce court passage du livre milite pour que nous développions aujourd’hui un rapport différent avec les aliments. Quelque soit la réponse, « oui je le mange » ou bien  » non je ne le mange pas« , il est crucial de créer un temps de pause, qui devient un espace de liberté où l’on va juste s’interroger : « Pourquoi le mangerai-je ? »

Quelques 300 pages plus loin, Yuval parle du bouddhisme et dans cette vidéo, il aborde vers 38 mn sa pratique quotidienne de Vipassana et comment elle s’inscrit dans sa propre vie. https://www.youtube.com/watch?v=94WXoR1LYXM


 

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Pour célébrer le soleil vainqueur de la nuit, nous avons partagé la galette, et j’ai trouvé la fève dans ma part. Mais qui est donc ce personnage féminin ?  Un sac à la main, pour une fois sans enfant dans les bras ! Une béguine ? Peu probable avec ces couleurs. Ma curiosité est piquée, toute info est la bienvenue.


 

1540-1Les programmes Mindful Eating – Conscious Living 2018 commencent cette semaine; j’accompagnerai 3 groupes de janvier à juin sur 8 séances et une journée de pleine conscience. Je sens en moi un profond plaisir qui se manifeste par un sentiment doux et joyeux à l’idée de rencontrer les nouveaux participants et de cheminer avec eux. (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j’ai le sourire aux lèvres).

La pleine conscience fera son travail presque silencieux,  de séance en séance 😉


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Bienvenu aux nouveaux abonnés à cette news letter ❤    et  Très belle semaine à toutes et tous.

 

mindful eating pleine conscience alimentation


Save the Date – Jan Chozen Bay & Char Wilkins in Paris ! Et autres nouvelles

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Jan chozen Bay & Char Wilkins  viennent à Paris, invitées par L’Association pour le Développement de la Mindfulness (ADM) pour une soirée-atelier sur le thème de « Manger en Pleine Conscience : Redécouvrir la santé et le bonheur avec l’alimentation »  le Vendredi 17 Novembre à Paris  (les infos pratiques arrivent bientôt)

Jan est Médecin et moniale Zen, Char instructrice du programme MBSR depuis de longues années et spécialiste des troubles du comportement alimentaire. Elle ont adapté le programme MBSR au stress alimentaire pour créer le programme Mindful Eating, Conscious Living (MECL) que j’ai la joie d’instruire, avec toute la douceur, la rigueur et la créativité que ces deux femmes extraordinaires m’inspirent.

Le lendemain, une rencontre réservée aux instructeurs du programme MECL est entrain de s’organiser, plus d’info très très vite. Save the date too  😉


Rentrer dans l’automne et faire descendre notre sève de vie dans les racines de nos profondeurs.

Le dernier podcast d’Isabelle Padovani : « 3 pratiques pour une rentrée réussie » m’a bien plu ce matin et je ne peux que recommander d’écouter ces 20 mn pleines d’énergie. Et cela m’inspire d’adapter une des pratiques proposées,  à  l’alimentation.

Comment vivre au mieux les journées qui décroissent, les fruits juteux de panier biol’été qui disparaissent des étalages, la température qui descend, et le temps des vacances qui s’achève ?  …  Il faut célébrer, célébrer les bons moments que nous avons eu lors de la saison d’été.  Saison d’abondance, fruits et légumes frais gorgés d’énergie, repas pendant les vacances où le temps s’écoule doucement, joyeuse cuisine pleine d’amis ou de la famille, tablées enchantées  ….  Et tout change …  les vraies tomates vont bientôt disparaitre de nos étalages …  profitons des figues, du raisin ….  et célébrons.

Je vous invite ainsi à vous installer le plus confortablement possible, dans un endroit où vous ne devriez pas être dérangé. De prendre quelques larges respirations avec le ventre pour vous apporter un peu de détente, puis de laisser la respiration adopter son propre rythme …  et de diriger votre attention vers les points de contact de votre corps…  Vos pieds, vos fessiers, vos mains …  en prenant votre temps … puis de diriger pendant quelques minutes votre attention vers la respiration,  sans rien faire,  juste être présent à votre respiration, moment après moment.

Vous souvenez-vous d’un moment dans cet été où vous avez particulièrement pris soin de vous grâce à l’alimentation !   Laissez un souvenir ainsi remonter à votre mémoire. Remémorez le en détail; où étiez-vous ?  Comment était le décor ? Qui était présent ? Que s’est-il passé ?   Plongez complètement dans ce souvenir agréable.  Que ressentez-vous en vous remémorant ce moment ?  Où est ce que cela se passe dans votre corps ? Célébrez ce moment !

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Puis tachez de vous souvenir d’un moment où quelqu’un à pris soin de vous avec la nourriture? Un plat préparé par un/une ami(e) que vous avez particulièrement apprécié, un gâteau pour votre anniversaire….  Avec la même curiosité et la même attention re-visitez ce moment et ressentez à nouveau les sensations corporelles que cela peut vous procurer maintenant. Et célébrez ce moment !   Vous pouvez continuer cette douce pratique qui nourrit le coeur en vous remémorant un moment où c’est vous qui avez apporté du soin aux autres avec l’alimentation. Et enfin pour terminer, je vous invite à célébrez de la même manière un moment de cet été où la Vie vous a fait un cadeau en lien avec votre alimentation.

Belle pratique


Le stage de septembre à la Thalasso de Concarneau s’est achevé hier. Encore une semaine riche d’explorations.  J’y retourne le mois prochain pour une nouvelle semaine avec un programme Mindful Eating et un programme pour faire du stress un allié pour la Vie !

(il reste quelques places)

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Pour terminer, petite histoire personnelle

 Oups ! le choc des mots !

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Il est 3h du mat, je fais une petite insomnie.

Pas très fraiche, je prends une infusion et mes yeux tombent sur le sac de course que je traine depuis quelques semaines …

« Votre vie n’a jamais été aussi bien remplie »

Oups, je manque de m’étouffer avec ma camomille.

Heureusement la chanson d’Alain Souchon me vient immédiatement à l’esprit.

Ouff, je me détends

Foule sentimentale, Faut voir comme on nous parle …   


« Oh la la la vie en rose
Le rose qu’on nous propose
D’avoir les quantités des choses
Qui donnent envie d’autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c’est d’avoir
De l’avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car

Foule sentimentale
On a soif d’idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

Il se dégage
De ces cartons d’emballage
Des gens lavés, hors d’usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu’on est né
Pour des cons alors qu’on est
Des

Foules sentimentales
Avec soif d’idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle

On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu’on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval

Foule sentimentale
On a soif d’idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle »

A bientôt, savourons, célébrons, ne lâchons pas ça !

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Géraldine ❤

 


Deux mois de Cuisine dans la Nature

 

La maison a été en travaux ces deux mois d’été, la cuisine s’est installée sous un abri à bois, contre un pignon de la maison. Mésanges,  et campagnol deviennent sacrément familiers! L’un picore des miettes sur la table pendant que je prends mon petit dej’ et l’autre ne s’enfuit même plus quand j’ouvre le placard et la découvre dans SON paquet de TUC  qu’elle s’est attribué mi-juillet et que je lui aie laissé !

Sortir de sa zone de confort, au sens propre comme au figuré, nous invite aux pratiques  de Pleine Conscience. Dans ce cas, les occasions de pratiques informelles sont nombreuses, je vous en partage 3 auxquelles je pense maintenant.

La Voie de la crêpe, c’est cultiver l’art de tourner la crêpe comme pratiquer l’art du Enso, cet art japonais de tracer un cercle d’un seul trait épuré, l’esprit le plus libre possible.

IMG_1722Ces cercles ne sont pas vraiment fermés  pour symboliser l’ouverture de l’esprit. Avec les crêpes, ce sont les bords en dentelle qui symboliseront cette ouverture !  L’Enso de la crêpe a un bel avantage; les enfants, les parents, les amis, les petits voisins vous invitent souvent à pratiquer.  Galettes de sarrasin généreuses, crêpes froment au « trop-de-beurre », moelleuses ou « crasses » (bien grillée en breton) ? …    Je retiens la recette improvisée un midi : mélanger et bien malaxer oeuf, fromage de chèvre (type crottin ou plus frais), un petit peu de miel de châtaignier et du thym  pour garnir la galette. Un délice que nous avons partagé avec nos amis.

 

Pratiquer le non-jugement ; Observer, écouter et respecter  les habitudes et les goûts culinaires de celles et ceux qui séjournent à la maison pour quelques jours de vacances.  Ca, c’est le principe. Après …  certains hôtes me donnent moult occasions de pratiquer l’art du compromis pour garantir la bonne humeur de la tablée.  Bonne nouvelle, la langoustine cuite au Wok a été adoptée par tous, bien que sa cuisson au court bouillon soit en général la norme.IMG_1672

Donner son bain à Bouddha, pour les sœurs de la maison de l’Inspir, c’est faire la vaisselle en pleine conscience. Ici cet été, la vaisselle se fait dans un évier de fortune installé par terre sur quelques parpaings. On est assis sur un billot de bois en équilibre, accroupie, les jambes écartées, les pieds en appuis sur les parpaings. Ainsi accroupie, c’est aussi dans cette position que j’ai donné naissance à mes enfants. Les premières vaisselles ça ma fait bizarre, puis c’est devenu agréable. Merci à tous ceux qui ont fait la vaisselle à la maison cet été pour leur adaptabilité et bravo pour leur souplesse.

Voilà quelques reflexions personnelles autour de mon alimentation.  Et vous ?   A quel moment cet été, une situation vous a fait travailler votre attention ou votre flexibilité avec votre alimentation?


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Cette semaine, j’ai été touché par un superbe article de Caroline Baerten, instructrice de Mindful eating, paru dans la revue Mindful :

How Shame affects eating habits. 

Avec beaucoup de finesse, Caroline écrit comment manger rapidement et secrètement certains aliments peut déclencher beaucoup de honte et d’anxiété, (à l’idée d’être découvert) et à quel point ces émotions sont gourmandes en énergie.

« Prendre conscience des pensées répétitives qui traversent l’esprit lorsque la vie devient difficile.

Être conscient de la honte dans le corps. Les yeux baissés, la tête abaissée et la posture instable sont des expressions naturelles de la honte. D’autres sensations physiques qui se produisent avec la honte :  chaleur et  rougissement. »

Très concrètement, Caroline propose ou rappelle quelques conseils afin de travailler avec la honte et construire plus de résilience ?

La première étape consiste à éviter que la honte ne se développe. Le secret, le silence et le jugement sont trois combustibles qui aident la honte à croître de façon exponentielle. Briser le silence et les pensées taboues sur la question de l’alimentation sont des éléments essentiels du processus de guérison. …

La deuxième étape consiste à nous concentrer sur notre humanité commune….

La troisième étape, c’est permettre à l’inconfort d’être présent.

Un moyen de se demander  si on est Ok avec ce que l’on mange, consiste à se demander si on mangerai la même chose et de la même façon si l’on était en compagnie.


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Un bel article de Yasmine Lienard, dont l’énergie et la soif d’authenticité n’ont de limite, à propos de sa retraite de 10 jours de méditation Vipassana.

 


Prochaines Dates :

evenement fb2*   Samedi 23 et Dimanche 24 Septembre

Alimentation, Diététique Chinoise et Pleine conscience   Un week end co-animé avec Pascale Perli , thérapeute en médecine traditionnelle chinoise.  Deux disciplines complémentaires pour un retour au bon-sens.

Le temps d’un week-end, nous vous proposons de venir expérimenter les outils de la pleine conscience autour de notre alimentation et la compréhension énergétique des aliments de nos régions selon les principe de la médecine traditionnelle Chinoise..
pour en savoir plus, clicker ici 

 

Ateliers thématiques de 2h :

  • Le 29 Septembre de 20h à 22h :   Alimentation & Pleine Conscience; un art de Vivre  –  Venez découvrir comment la Pleine Conscience et ses pratiques vous et-si-vous-mangiez-en-pleine-conscienceaccompagnerons dans le changement vers une alimentation plus respectueuse de votre santé et de l’environnement.  Laméditation et les exercices spécifiques vous permettrons d’apprendre à mieux entendre les besoins de votre corps et à mieux satisfaire vos envies. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Bar à Méditation – 5 rue Gaillon – 75002 Paris – France – Tarif 30€
  • Le Dimanche 1er Octobre de 18h à 20h :   Stress, Alimentation & Pleine Conscience. nous explorerons en particulier comment le stress ou les émotions head-in-frig-150x150difficiles agissent sur notre alimentation. Nous expérimenterons comment certains exercices de pleine conscience peuvent être d’une grande aide et je vous aiderai à installer  15mn de méditation dans votre quotidien, selon vos propres contraintes.   Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au Centre Qee – 46 rue de la victoire – 75009 paris

 

Voilà les news !

geraldine desindes instructrice Mindful eating

 

Je vous souhaite une délicieuse journée et reste à votre disposition si vous avez des question supplémentaires.


Les vacances, merveilleux moment pour se reposer … sur ses sensations.

Prendre le temps, manger quand on a faim, savourer les produits de l’été, cuisiner ou ne pas cuisiner, ne presser que les citrons, observer sa faim et ses envies, tout en douceur.

On peut aussi s’amuser à voir comment, une fois sorti de nos habitudes et de nos routines, il est plus facile de repérer nos conditionnements avec la nourriture pour les remplacer par des actions choisies, inspirées par nos besoins et nos véritables envies du moment.

Ici, pendant ces vacances, la maison est en chantier, tout le rez-de-chaussée sera inutilisable … la cuisine s’est installée sous l’abri à bois accolé au pignon de la maison. Un frigo, deux feux à gaz, une bilique pour tourner des crêpes, un robinet d’eau, un placard et le minimum de vaisselle et d’ustensiles. C’est tout un art de choisir le minimum nécessaire ;  alléger ses placards c’est aussi s’alléger l’esprit et cultiver la créativité.

Une cuisine de rien du tout, au charme fou, une cuisine d’été où l’on « bricole des petits quelques choses » avec la magie que seul le temps sait nous offrir.

Et vous, quels sont vos souvenirs qui se rattachent à ces cuisines installées en extérieur, si proche des éléments de la nature ?

 

Les vacances c’est aussi le temps des nouveaux paysages, la presqu’île de Crozon appelle les marcheurs.  ( Chhhhut!   Des sirènes doivent s’y cacher ? )

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Alors il faut préparer son sac avec le minimum du minimum, car tout sera porté sur des kilomètres et paraîtra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera et que le corps fatiguera.

Combien de repas faut-il emporter?      Et là le cogito se met en marche …

Il s’agit de trouver un savant équilibre entre prévoir quelques repas d’avance pour avoir la liberté d’avancer à son rythme et ne pas se surcharger inutilement.

Il n’y a pas de point de ravitaillement dans la pointe sud, vers le cap de la Chèvre, c’est aussi ce qui fait son charme. Alors l’esprit cogite …

Quoi ? Combien ? Comment ?

Est-ce suffisant  VS   Est-ce une surcharge ? …     Et si j’ai pas assez ?

 

Puis les jambes se remettent en marche …

….   et font des stops, pour étancher une soif qui se laisse deviner, reprendre un souffle coupé, soulager la nature,  nourrir une délicieuse faim qui se manifeste par de petites contractions dans la gorge et  un petit creux dans le ventre.

L’heure qu’il est ?  C’est l’heure de la faim.

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Pique-niquer comme jouer à la dinette, manger avec les doigts, picorer, trancher, grignoter, croquer et ….   s’allonger …

Le ventre agréablement rempli invite à cette détente, ce voyage entre deux eaux avec ses absences et ses retours flottants.

Le ressac et le vent tiède participent au voyage.

Et la randonnée se poursuit, enchaînant les paysages somptueux de chaque anse parcourue. Des criques bleues azurs, d‘immenses plages jaunes, des rouleaux écumants, des falaises abruptes, une mer calme dont on sent la Force tranquille des colosses. Et des kilomètres d’un épais tapis de bruyères aux parfums si délicats ! Le filtre d’amour de ces lieux est peut-être caché là ? Il y a même un petit papillon bleu qui se glissent dans les décolletés et vous caressent le ventre le temps d’ouvrir votre chemise !

Pas après pas, la magie se déroule à nos pieds. L’estomac est facile à contenter quand les tensions et les agitations sont évacuées dans l’effort physique. Les sensations vont à l’essentiel.

Un soir, faire un point sur les provisions.

IMG_1636Les produits frais, fruits gorgés de soleil, tomates ou concombres juteux sont terminés. Il faut, soit continuer et se « contenter » d’un repas que beaucoup d’hommes et de femmes sur les routes de l’exode qualifieraient de festin ; 2 boites de sardines, du pain, quelques amandes et fruits sec, soit faire une boucle de 5 km vers la ville. Les jambes disent STOP mais l’anticipation du plaisir, le désir de cette fraîcheur, telle une étincelle, rallume une flamme qui met en action et ces 5km  qui traverseront pinèdes et champs deviennent possibles et même agréables.

Le supermarché, aux promesses en tout genre, vous colle un panier dans les mains et vous fait slalomer dans chaque rayon où sont cachées leurs propres sirènes : «  N’aurais-tu pas besoin de ceci ? » susurrent-t-elles ? « Regarde comment cela te serait utile … »

Pendant qu’une autre voix résonne : « Tout sera porté sur ton dos pendant des kilomètres et des kilomètres, et paraitra de plus en plus lourd au fur et à mesure que la journée avancera à petits pas et que le corps peu à peu fatiguera. »

Il faut prendre juste ce qu’il faut et rejoindre le sentier côtier. Quelques cerises, 2 tomates, 2 pêches, 1 fenouil ; saison d’abondance. Gratitude

Continuer à mettre un pied devant l’autre…  et ce sont maintenant les petites histoires qu’on se raconte, qu’on ressasse, qu’on rumine qui se font entendre plus fort que d’habitude et deviennent même insupportables dans l’intensité de ces lieux. C’est qu’ici c’est le Finistère, la fin de la Terre, enfin l’une d’entre elles.

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Puis un matin ça surgit, sans prévenir, une faim de loup ! Le corps réclame plus d’énergie. Sans doute qu’une certaine dose de sucre disponible a été consommé et que certains voyants s’allument. Magie du corps humain qui surfe pour chercher l’équilibre. Nourrir cette faim intense est un plaisir auquel le corps tout entier participe. Chaque cellule recevra cette énergie. Ca peut faire pétiller les yeux, frémir les épaules, provoquer de larges sourires, faire saliver abondamment, ouvrir la poitrine, redresser le torse, poser le bassin, ancrer les pieds au sol et que sais-je encore ? Quelques heures plus tard, après quelques kilomètres, c’est la même faim qui se manifeste pour nourrir « la bête », ce nouveau repas est tout aussi jouissif, les produits frais font leur plus grand effet.

Et la randonnée se termine, le corps courbatu s’est déchargé de ce qui était trop lourd,  la fatigue a eu raison des agitations, le grand air a chassé les tentions,  l’alimentation n’était pas un problème mais une solution,  la nature a insufflé plus de force et le silence plus d’espace.

 

comment naissent les bi

 

 


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Bienvenue aux nouveaux lecteurs inscrits en juillet à cette newsletter.

Je garde un magnifique souvenir de cette première partie de stage début juillet à Eguille ; rendez-vous les 9 et 10 septembre pour la suite 😉

J’ai commencé à mettre sur le site les dates des prochains ateliers, programmes et stages.

Pour terminer ce billet, puis-je suggérer un conseil à ceux et celles qui prépareront pendant les vacances les repas pour la joyeuse marmaille ?

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Et si vous proposiez une sorte de « bar à salade » en présentant sous la forme d’un buffet des ingrédients préparés séparément , qui accompagneront une base de riz de pâtes ou genre…  Ainsi les enfants peuvent choisir la composition de leur assiette et c’est déjà faire de la cuisine !

A la maison nous avons souvent fait ainsi ; les avantages sont multiples : moins de travail, moins de commentaire « moi j’aime pas ceci … mois j’aime pas cela … », plus d’autonomie pour les petits, plus de curiosité, de liberté… Et  quand les enfants étaient plus grands, pour que chacun vive à son rythme, nous réservions un étage du réfrigérateur où ils trouvaient les ingrédients que nous avions prévus pour le déjeuner. Ainsi, le midi chacun mangeait à son heure, sans pour autant faire disparaître ce que j’avais prévu pour le diner ! ( je suis sûre qu’il y en a à qui cette histoire raconte quelque chose de vécu !-)

Dans la prochaine newsletter, quelques reflexions sur les ruminations …

A tous, je souhaite de passer un été savoureux.

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Géraldine

 

 


 

Le Silence

« Timide fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ?»

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque brise t’aventure, car je lus sur la nuque des luzernes:

«Je suis le Refuge des corps étourdis par la besogne de la Vie.

 

– « Discret fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu ? »

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque rai de lune, car je lus sur la mare aux libellules:

– «Je suis la Consolation des âmes frustrées par le salaire de la Vie.

 

– « Étrange fantôme en toile d’araignée, qui donc es-tu?>)

Dut faire, le fantôme, un signe à quelque chauve- souris, car je lus sur la sublime ardoise du sommeil:

– «Je suis l’Excuse de la Mort et je me nomme le Silence. »

 

Saint-Pol Roux   (1860-1940   Poète ayant vécu à Camaret, presqu’île de Crozon)

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