Bien-être-à-Table

Pleine Conscience & Alimentation – Mindful Eating


13 Mars / 13 Juin – Le goût d’être conscient du moment présent

il y a eu des moments d’agitation. Etait-ce la part animale en mode survie qui était activée ? Cet instinct associé à la réflexion permet de prendre des décisions rapides et pertinentes. Notre cerveau est une merveille quand les différents étages, instinctif, émotionnel et cognitif fonctionnent ensemble.

Il semblerait que la méditation y soit pour quelque chose ?

Pour aller plus loin, un article du National Geographic relayé par Florian Saffer  »  La connexion corps cerveau est plus importante qu’on ne le croyait »

Autour de nous il y a eu ceux et celles qui ont fait «  Ouff, enfin je me pose … », d’autres qui ont crié «  Aux abris » »,  avec la peur au ventre,  ou « Au complot ! »,  ceux qui ont souffert de solitude, ceux du manque d’intimité …  et il paraît que nous avons tous pris 2 kg en moyenne.

Pour ma part j’ai bien senti, que mon jean était plus serré, il ne sortait pourtant pas de la machine à laver. Aujourd’hui, soit il s’est détendu, soit j’ai perdu ce que j’avais pris.

Nous avons vu apparaître les légumes de printemps, puis les premiers fruits d’été, dont la première bouchée est prétexte à faire un vœu. Un vœu pour soi, pour ceux que l’on aime, pour ceux que l’on croise, pour ceux avec qui ça grince ( ça demande de l’entrainement et de la patience 😉 … ou un voeu pour notre unique planète.

Particulièrement inspirée et créative, cuisinant presque deux fois par jour pendant ces deux mois, nous nous sommes régalés sans jamais manger deux fois la même chose.  La préparation des repas a contribué à maintenir un rythme, un certain ronron et m’a même divertie. 

Quels souvenirs en lien avec la préparation des repas gardez-vous de cette période?

Qu’ils soient agréables, désagréables ou ni l’un ni l’autre.

Nourrir le cœur aussi :

L’envie de créer du lien a été un moteur pour regrouper des instructrices francophones du programme de Jan Chozen Bays et Char Wilkins, Mindful Eating-Concious Living (ME CL) que nous traduisons par Manger et Vivre en Pleine Conscience.

Ainsi, depuis fin mars nous proposons gratuitement, tous les 10 jours environ des ateliers en ligne pour les particuliers avec des pratiques et partages autour de l’alimentation en Pleine Conscience. De beaux moments pertinents et instructifs.

Ces différents évènements sont postés sur notre page facebook :https://www.facebook.com/MECLfrancophone/

Et de la lecture aussi :

Fan de Jean-Yves Leloup ! Au delà de tout aspect religieux lié au dogme, dans son livre « L’absurde et la grâce », où il témoigne avec authenticité de son itinéraire surprenant, je retrouve cette conviction que je partage : chacun porte en lui un « thérapeute » qui sait mieux que quiconque ce qui est bon et juste pour lui.

Et c’est trop souvent un aspect absent de l’approche de l’alimentation en Pleine conscience qui parfois se limite à l’observation de l’expérience sensorielle (ce qui est déjà pas mal) et parfois se fourvoie en pensant qu’il FAUT développer une meilleure sensibilité aux signaux de faim et de rassasiement POUR s’arrêter de manger.

Pratiquer l’alimentation en pleine conscience comme un nouvel outil de restriction est voué à l’échec à moyen et long terme.

Le rôle d’un thérapeute, d’un instructeur de Mindful eating est de faire naître ou renaître « ce thérapeute » en chacun de nous.

Jean-Yves Leloup écrit : « Ce « thérapeute » est « l’esprit de bouddha » l’esprit éveillé, le « non-né », « non-créé », libre de toute souffrance, qui est notre vraie nature.Comment l’observation de la souffrance peut-elle conduire à la disparition de la souffrance ? On rejoint là une des grandes attitudes du bouddhisme : la constatation de l’impermanence de toutes choses. La douleur (comme le bonheur) ne fait que passer. Ne pas s’y attacher, c’est à dire ne pas en faire une réalité objective ; comme le souffle, comme les émotions, observer leur apparition, observer leur disparition, observer cela c’est le chemin de la liberté. »  … «  N’était-ce pas aussi l’idéal des thérapeutes dont nous parle Philon d’Alexandrie, au premier siècle de notre ère, ces thérapeutes qui allaient donner naissance aux premiers monastères chrétiens ? Ne pensaient-ils pas que la source de nos malaises était « un oubli de l’Être », « l’oubli de notre être fait pour Être », et qu’en prendre soin par l’assise, le silence, l’observation sans jugement des pensées, pulsions et émotions qui nous traversent, pouvait avoir une influence bénéfique, non seulement sur l’esprit et la psyché, mais aussi sur le corps, dont les maux ne font souvent que traduire une souffrance plus essentielle ? »

Du même auteur et dans la même idée : « Prendre soin de l’Etre »

Programmes de méditation en collaboration avec Sébastien Henry :  https://elearning.jeanyvesleloup.eu/

Si les programmes de Mindfulness proposés aujourd’hui en occident prônent la laïcité, revenir à la source est essentiel, et il est amusant de retrouver cette vision est commune dans la philosophie bouddhiste et dans celle des premiers chrétiens.

Tout est lié, Tous en lien

Redonner du sens à l’acte de manger,

Et nourrir son Être.

Qu’est ce que ça évoque en vous ?

Quelques dates :

Programme collectif à Paris :

8 séances de 2h30 et sa journée de pratique entre le 30 Septembre et mis Décembre. Pour plus d’info, clicker ici

Formation professionnelle en ligne :

5 RDV de 2H par groupe de 6 stagiaires max, du Jeudi 29 Octobre  au 3 Décembre – (1 livret chaque semaine avec des pratiques à explorer entre les séances avec vos patients et votre binôme, des enregistrements de méditations guidées, une supervision par mois). Pour plus d’info, contact par mail

Prochaine newsletter je proposerai texte et audio de guidance :

Méditons, Pratiquons un scan corporel particulier : Prendre Conscience des sensations en lien avec notre alimentation.

#MindfulEating #MangerenPleineConscience#Formation #antiregime #alimentation #comportementalimentaire #dietetique


Attention & Méditation

Si j’entends « Faire attention », il y a comme une menace. 

C’est faire attention en traversant la rue. C’était aussi l’air désespéré et le commentaire (inutile) de mes prof de français devant mes copies truffées de fautes d’orthographe.    

…  et mes poils se hérissent.   

Et pourtant, entraîner mon attention je le fais pendant la méditation assise avec joie, douceur et heureusement avec humour face à l’ampleur de la tâche, convaincue de l’intérêt de pouvoir orienter mon attention avec plus de dextérité.

Enfin, je prends soin de moi lorsque je fais attention, en me mettant de la crème, en me déplaçant habilement dans les couloirs du métro, en détendant mon corps le soir, en le saluant le matin, en mangeant mes repas.

Un mot, Attention, « une tension de l’esprit vers… ». Des pensées, des émotions, des sensations corporelles et des comportements radicalement différents, chacun pertinent s’il est utilisé à bon escient.

Méditation et Attention

Avec la méditation de pleine conscience, pendant ce moment où l’on ne fait rien, où « rien » ne se passe, nous tâchons, dans un premier temps de stabiliser le flux de nos pensées.

Nous pouvons utiliser un « objet d’attention ». Prenant conscience par exemple des sensations de contact du corps ; puis des sensations en lien avec la respiration. Et y revenir chaque fois que le mental vagabonde ou se distrait. C’est ici un entraînement de l’attention à plus de stabilité. Nous tâchons de laisser de coté, pendant un moment, les pensées qui ont le pouvoir de nous fasciner.

Pascal Auclair, merveilleux enseignant de méditation, recommande de dire à nos pensées, avec douceur : « Pas maintenant  🙂 »

… et de revenir à la réalité de nos sensations corporelles, encore et encore …  comme un athlète, un artisan qui répète le même geste. Le flux des pensées à peu prêt stabilisé est le socle des autres qualités de la méditation de pleine conscience comme la curiosité, le non-jugement, la non-identification, l’absence de réaction… Toujours le même Pascal, parle de cultiver une certaine « fraicheur » de l’attention.

Cette qualité d’attention m’évoque celle que je pouvais avoir enfant, observant avec précaution les détails dans la nature. » Un escargot sortant de sa coquille, ondulant, se déplaçant, bavant, se rétractant …« 

L’attention plus stable et curieuse, nous pourrons à présent observer comment le mental se trouble :

Une inquiétude, une rumination, une critique apparaît ?

Le désir que ce soit différent surgit ? La résolution d’un problème s’impose ?

Une pulsion, une compulsion prend toute la place…

Si nous restons ancré, sans nous laisser embarquer par ses pensées, c’est l’opportunité de faire l’expérience que « ça » apparaît, de voir les pensées s’enchainer et de sentir  les sensations corporelles qui se modifient. … et …. que « ça » disparaît … pour parfois réapparaître. En répétant encore et encore cette expérience, elle deviendra plus lisible au fur et à mesure.

N’est ce pas une piste pour pouvoir réaliser et se dire :

« Ici et Maintenant,
il n’y a pas de danger immédiat » ?

Ainsi, cette qualité d’attention stable, va permettre d’observer les phénomènes tel qu’ils se déroulent vraiment. Et peut être de vivre l’impermanence de nos petits états comme une douce répétition à vivre plus sereinement l’impermanence de notre JE, de nos états de santé, ou de notre existence ?

Pour terminer ce petit billet, je me souviens que Jan Chozen Bays nous invite à réfléchir au fait que nous avons été éduqué à faire attention à nos gestes. Grattons-nous les fesses devant tout le monde ?  En général non. 

Et si nous avions sur le front un écran sur lequel tout le monde pouvait voir nos pensées défiler, ne ferions-nous pas plus attention à ce qui occupe notre esprit ? 😉


En image, le très juste documentaire « A Joyful Mind » sous-titré en français. Comprendre que méditer, c’est nourrir habilement le singe que nous avons entre les 2 oreilles,  que les anglo-saxon nomme le « monkey mind ». A voir !


Dans la catégorie « The slogan affligeant » :

 » GOUTEZ AU BONHEUR « 


Quelques dates :

Stage à Morlaix cet été du 27 au 31 Juillet

Programme de 8 séances à Paris à partir du 30 Septembre 2020

Formation professionnelle : Initiation aux outils de l’alimentation en Pleine Conscience le Lundi 15 Juin

Contact pour renseignements et inscription : g.desindes@gmail.com

Prochaine news letter avec une méditation audio actuellement dans mon chaudron, d’ici là,

Portons de l’attention à nous même et aux autres.

Savourons la Vie qui renait avec le printemps.


Anniversaire, son gâteau, ses bougies, ses cadeaux.

Voir le jour c’est aussi quitter le cordon ombilical nourricier, le bain de glucose de la gestation, quitter un état d’unité.

Le vide, le manque … la faim est douloureuse, fait tortiller les petits corps tendus des nouveaux nés, stimulant l’entourage qui ne comprend pas toujours ce qu’il convient de faire.

Puis, il y a peut-être une douloureuse prise de conscience du temps qui passe, dans l’attente que le sein soit dénudé, le biberon préparé (ou qu’il refroidisse, plus cruel encore pour le bébé et la personne qui tente de le faire patienter.)

Plus tard, c’est une poire qui sera désirée, mais c’est une banane qui sera servie. (« Mais si, c’est bon la banane, mange, tu vas voir … »). Et parfois les appétits non respectés, « allez, fini ton assiette, une bouchée pour …   Tu sais, à l’autre bout de la planète, y’a des petits enfants … »

Encore un peu plus tard ; « tu es triste, tiens prend un bonbon », « c’est la fête, prend un bonbon »,  Et parfois «  Heu … tu ne crois pas que tu en as assez pris ? » , « Là, tu devrais faire quelque chose » …

Au milieu de tous ces moments où la souffrance de la dualité se fige en nous, il y a ces autres moments où les sens sont régalés par la douceur d’un gâteau, le ventre agréablement rempli, et pendant quelques instants, c’est un retour vers un état d’unité. Rien ne manque, tout est là.

Le gâteau d’anniversaire porte cette invitation.

Traditionnellement rond, il symbolise le cercle d’amitié, liens soutenants dans ce moment particulier de transition qui contient ses fragilités et ses opportunités.

Pourquoi des bougies sur le gâteau d’anniversaire ?

En quelques click, je lis que cette tradition nous viendrait des grecs anciens plus particulièrement des femmes, qui célébraient Artemis en offrant des gâteaux au miel, ronds pour symboliser la lune, avec des cierges dessus pour imiter la lueur de l’astre. Après avoir déposé des prières, les cierges étaient soufflés, comme pour laisser la magie opérée.    

Artemis … quelques clicks plus loin … dans Wikipédia, on commence par la présenter comme la fille de …  et la sœur de ….  Avant de parler d’elle !  Même s’il s’agit de Zeus et Apollon ça fait grogner. Cette façon de dire ne détermine-t-elle pas notre façon de penser le monde ?

Artemis donc : femme sauvage, en lien avec la lune, guide du féminin sacré, elle est celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie. Maîtresse des animaux sauvages et chasseresse, elle ne descend dans les villes que pour assister les femmes qui donnent naissance.

L’accouchement est sans doute un des moments les plus animal de l’être humaine.  

Merci Artémis, Merci Maman.

Pour revenir aux anniversaires, sous l’influence de la religion catholique, cette tradition s’est perdue. Jusqu’à certaines de nos grands-mères qui fêtaient plus facilement leur saint patron. Puis, la valorisation de l’individualisation fait qu’aujourd’hui ce jour est devenu celui où : « you are special today !». Et aujourd’hui, c’est le mien, et je le vis émerveillée.

Tout Plein de cadeaux !

Toute première carte tirée du cadeau de mon amie Maud, croyez-vous au hasard ?

Comble de la douceur (et de la piqure aussi), après des années de recherche, le hasard ou plutôt l’élan de la synchronicité ont fait qu’un apiculteur est venu aujourd’hui installer quelques ruches dans un de nos champs. Pour l’avoir déjà connu, je sais que la contemplation des abeilles est une invitation à vivre des instants nourrissants, plein de Vie, comme un retour vers l’état d’unité.

Et la boucle est bouclée !

De 5 à 50 ans


Pour la fête Celte de Beltan,

Le crumble aux pommes c’est fini, Vive le tiramisu aux fraises

C’est un peu devenu une tradition, Chaque année au mois de mai, période où nos anniversaires se bousculent, je m’applique à la réalisation de desserts à la fraise. Bien qu’elles proviennent de chez notre maraîcher habituel, je ne sens pas encore l’ arôme sucré que le soleil leur donnera d’ici quelques semaines. En même temps l’impatience de retrouver ce goût et ce parfum si particuliers est bien présente. Sur l’étalage très vert, il y avait hier cette touche de rouge pétant qui a, en un clin d’œil, capté toute mon attention.

Serait-ce la trace de l’héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?

Au deuxième clin d’œil, l’une d’elles était sous mon nez, puis dans ma bouche. Etrangement j’ai oublié de formuler un vœu ? C’est pourtant mon habitude, comme une manière de cultiver la gratitude, mais sans y penser. Faire un vœu lorsque que je mange un produit de saison pour la première fois.  Qu’est ce qui m’a détournée de ce rituel cette fois-ci ?  Etais-je tendue, distraite, pressée ou préoccupée …  ?   

Comment s’est passée pour vous cette rencontre avec la première fraise de l’année ?

Ce renouveau annuel est une chance. Cela inclue notre propre vie dans des cycles de croissance et décroissance, avec leur apogée et leur périgée. … des réussites, des échecs …

Ce 1er Mai c’est la fête de Beltan dans la tradition Celte. On célèbre la lumière, la fertilité, le feu, l’été qui arrive. C’est une période de renaissance spirituelle et charnelle, on intensifie le rythme de nos activités. Anciennement, on reprenait les travaux agraires. Aujourd’hui, été comme hiver, il faudrait que le travail se fasse avec autant d’intensité. Est-ce possible à long terme ?

La tradition veut que l’on se lève ce 1er Mai, en même temps que le soleil, qu’on aille cueillir des fleurs, du muguet par exemple ou des rameaux verts. Attention, les esprits de la nature, elfes, ondines, fées, gnomes …  se réveillent. Ne les brusquons pas.

C’est un jour idéal pour se créer porte-bonheurs et amulettes, faire l’amour, concevoir des enfants, témoigner son soutien, son amitié …

A la fin du programme Mindful eating, Conscious Living, on propose aux participants de rédiger une lettre à soi-même dans laquelle ils font le point aujourd’hui sur leur propre relation à l’alimentation,  ce qu’ils ont découvert tout au long des séances, ce qu’ils se souhaitent pour dans 3 mois, 1 an et à plus long terme. Cette lettre m’est remise dans une enveloppe fermée avec  nom et adresse de la personne, …. Et un jour …. Je la posterai.

Je m’y engage.

Que souhaitez vous à celle ou à celui que vous serez au printemps prochain ?

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Stage d’été à Morlaix du 5 au 9 Aout –  Manger et Vivre en Pleine Conscience 5 jours de pratiques, d’expériences, de partages et autres exercices de développement personnel.

Programme MECL à Paris  – 8 séances et 1 journée de pleine conscience à partir du Mardi 17 septembre.

Informations et inscriptions :  g.desindes@gmail.com


Méditer quelques instants, comme une invitation à passer à table plus léger.e

Il y a dans certains programme de pleine conscience, une très courte pratique qui aide à faire une pause, prendre conscience de comment on se sent, et de s’apporter un certain calme. J’ai adaptée cette pratique afin de vous aider à faire une pause avant le repas, de pouvoir prendre conscience de comment vous vous sentez puis de vous apporter un peu de calme.

Méditation, quelques instants avant de passer à table …

Bonne pratique !

Les chemins ne se ressemblent pas.

Certains plats sont encore meilleurs réchauffés. Certains livres sont (encore) plus forts à la seconde lecture. «  Le travail d’une Vie » de Thierry Janssen


Le récit d’une histoire traditionnelle indienne, avec la voix de Sharon Salzberg

Quel loup en moi est-ce que je nourris ?


Alimentation, Prises de conscience & Pleine Conscience

Notre cerveau crée notre réalité.

 A partir des stimuli perçus par nos 5 sens, un petit centre de traitement  choisit les informations envoyées à notre conscience. Heureusement qu’il y a ce filtre,  sinon nous serions en arrêt devant chaque objet, chaque personne, nous nommerions et analyserions le moindre son, la plus petite sensation corporelle, chaque goût ou odeur.  L’enfer doit ressembler à cela.

Comment se fait ce tri ? Plus une perception sensorielle est courante, récurrente, ou fixe, et moins notre cerveau va la juger « digne » d’intérêt. « Ca fait partie du paysage » « on ne le voit même plus » 

Est-ce ainsi que l’on finit par ne plus faire attention à certains de nos comportements avec l’alimentation ?

Sans même douter de  la pertinence de ce que l’on est en train de faire, sans même interroger le plaisir, plongé dans ce « ronron » des circonstances identiques : le même décor, les mêmes personnes, les mêmes horaires, les même plats, parfois la même fatigue aussi ; le grignotage devient inconscient, passer à table un automatisme et trop manger une habitude.

Et pendant ce temps là, où est notre attention ?  dans des ruminations ? Des pensées source d’anxiété ? Des conversations banales ? Devant la TV…

Alors surprenons-le !  Epatons notre mental ! Emerveillons-le !  Pourquoi pas ?

Par expérience, je sais que chacun peut faire preuve de créativité. Ce don universel est parfois un peu engourdi, mais au fond, nous sommes des êtres qui aimons la légèreté.

Quelques pistes :

  • Au petit déjeuner, ne rien décider à l’avance et interroger notre envie au jour le jour.
  • Chiner en brocante quelques jolies assiettes dépareillées, pour une table différente chaque jour.
  • Changer l’organisation des placards … ce qui était en bas est mis en l’air, et vice et versa …  ( Haha ! J’entends mes résistances :  «  oui, mais … »  )

Un des exercices du programme ME-CL, propose, de se traiter comme un(e)  invité(e) : fleurs, nappe, jolis verres, musique… c’est en général une belle expérience, et qui dure dans le temps.

Qu’allez vous changer dès aujourd’hui, afin de surprendre votre mental et l’aider à être plus attentif, plus présent pendant votre repas ?

Non seulement nous sommes peu conscients des événements récurrents et habituels, mais en plus, nous modifions les informations reçues selon nos croyances inconscientes :

«  Il faut toujours prendre un petit déjeuner » , «  Mieux vaut manger du chocolat noir que du chocolat au lait » «  Il faut finir son assiette » « Si je mange de la pizza je vais grossir » « je ne peux pas me passer de mon goûter» …

A vous de repérer chez les autres ces croyances bien ancrées.

On a tous des certitudes que l’on prend pour des vérités absolues, …  et on connaît aussi tous, ces moments de grâce où, comme un voile qui s’envole, tout à coup, on conçoit une situation différemment, c’est plus clair, lumineux même … on voit les chose autrement. Ce que l’on prenait pour vérité, obligation ou passage obligé, n’est autre qu’une pensée ou un conditionnement.  Et c’est comme un poids sur les épaules qui s’évanouit.

Pendant le programme ou les stages d’Alimentation et Pleine conscience, il y a ces moments où chacun sent que quelque chose d’important est entrain de se passer pour l’un des participants.es.

Le silence s’impose après un témoignage. Il n’y a rien à ajouter, juste laisser infuser ou résonner.

Avec cette prise de conscience, c’est aussi une résistance qui lâche, une  contraction, une « contre-action » qui se détend et qui permet l’engagement vers une nouvelle manière de faire, qui se déploie naturellement, sans effort.

J’observe que ces prises de conscience ont un détonateur en lien avec une émotion forte, une surprise radicale, un émerveillement qui va secouer le mental : Un texte qui organise la pensée, un travail sur soi courageusement mené, la beauté de la Nature  … L’expérience ultime est peut être  l’Overview Effect décrite, entre autres, par l’astronaute Thomas Pesquet :

« Aller dans l’espace ça permet de prendre un recul qu’on ne peut pas avoir sur Terre, on voit à quel point on est tous embarqués sur le même vaisseau spatial, cette grosse boule bleue, qui traverse le vide de l’espace où il n’y a pas de vie, et qui a des ressources limitées »

Jean-Pierre Goux, auteur de « Siècle Bleu »,  tâche de diffuser cette expérience transcendante à travers le site « blue turn eath «  sur la musique méditative composée par Moby et mise en libre téléchargement.

J’ai fait cette belle découverte sur la chaine « Métamorphose, le podcast qui éveille la conscience »  d’Anne Ghesquière  ( Féminin Bio) qui reçoit un nouvel invité chaque lundi . A écouter !

Mais alors, pourquoi s’assoir et méditer ?

La méditation entraîne notre attention à se maintenir avec légèreté dans l’observation de la conscience de nos 5 sens.

Sans réagir, sans commenter, sans juger, instant après instant

Puis à maintenir cette même qualité d’attention avec notre monde intérieur, celui des pensées que nous fabriquons, des émotions et des sensations corporelles qui nous traversent.

Sans réagir, sans commenter, sans juger, instant après instant

La pratique de la méditation de Pleine conscience nous entraîne au lâcher prise qui, peu à peu, fait de la place, de l’espace pour accueillir  ces prises de conscience, ces insights qui nous changent à tout jamais. Ces moments d’éveil de la Conscience se produisent quand c’est leur heure, nous surprenant, et c’est là tout le paradoxe,  cela se produit, au moment où l’on ne cherche plus de réponse.

Pouvez-vous prendre le temps de vous souvenir avec précision d’un tel moment ?

Où étiez-vous ?  Qu’avez-vous ressenti ? C’était où dans votre corps ?

Les différentes traditions recommandent d’installer des habitudes routinières avec la pratique de la méditation : la même heure, le même endroit … mais cela n’a rien à voir avec le « ronron » des habitudes dont je parlais plus haut, car il s’agit là d’un rituel, c’est à dire de répéter les mêmes gestes, mais avec présence et intention. Le rituel libère le mental, le conditionne même pour ouvrir l’espace qui accueille l’entraînement de l’esprit.

Goûter la saveur d’être.

S’assoir, au même endroit, à la même heure. Je, mon corps, se pose et s’ancre  et cela conditionne mon mental qui reconnaît le chemin et se met au diapason. Je, mon esprit, chemine vers l’expérience de se sentir être et relié à la Conscience. … Avant qu’apparaisse la prochaine pensée.

A la question qui émerge certains matins : Pourquoi méditer ? J’aime me rappeler la réponse de Jacques Casterman  : 

 » Parce que c’est l’heure « 


Programme Manger en Pleine Conscience et stages … pratiquons

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Prochaine Journée de pratique Alimentation et Pleine Conscience, (réservée aux anciens.nes participants.es des programmes ME-CL, MBEAT,MBSR ou MBCT) – Samedi 6 Avril , de 10 à 17h à Neuilly sur Seine  – Les suivantes auront lieu les Samedi 29 Juin et 14 Décembre.

Prochain Stage : Manger et Vivre en Pleine Conscience, cet été du 05 au 09 Aout à Morlaix.

Prochain Programme Mindful Eating- Conscious Living (ME-CL) ( adaptation du MBSR au comportement alimentaire) – de 19h à 21h30 Les Mardis  17 & 24 septembre –  8 & 15 Octobre –  12 & 19 Novembre – 10 & 17 à Paris 9ème

( renseignements & inscription par mail  g.desindes@gmail.com)

Retraite Thalasso Concarneau , Alimentation et Pleine Conscience  6 jours : selon dates Avril, Mai, Juin, octobre Novembre  – (renseignements & inscription par auprès de Sonia  commercial@concarneau-thalasso.com)


« Assis confortablement, dans une position à la fois détendue et de vigilance … »

Clicker ici pour télécharger la méditation :

Non je ne parle pas de méditation cette fois, mais de s’assoir à table. Je vous laisse découvrir cette méditation guidée qui invite à ressentir la manière dont vous êtes assis, comment cela traduit peut être votre état d’esprit et comment une position à la fois détendue et de vigilance peut changer le cours de votre repas car « JE, suis mon corps. », c’est ma caisse de résonance, il est qui JE suis. 

Vos retours sur cette pratique que je souhaite développer sont les bienvenus.


Médecine Chinoise et Cuisine Française, Un livre pour mettre de la fantaisie dans la manière de cuisiner. L’auteur fait aussi une fine observation de la sensation de rassasiement … Michel-Philippe Rastoul parle du « soupir de satiété » (que j’interprète comme un « soupir de satisfaction », le mot satiété étant plutôt employé pour parler de l’état de non-faim entre les repas.), mais j’aime cette notion de soupir.

Pourrez-vous remarquer ce soupir de satisfaction  lors de votre prochain repas ?



Joyeuses pratiques et Bonnes surprises 😉


Nouvelle Année, Alimentation et Pleine Conscience

mindful eatinOn s’est régalé, congratulé et souhaité la santé, l’amour, des sous … et pour soi-même, qu’est ce qu’on s’est souhaité ?

Avant de poursuivre cette lecture, c’est peut être maintenant l’occasion de prendre 1mn, pour vous demander « Qu’est ce que je souhaite voir émerger dans les prochains 365 jours ? »

Développer un peu plus ma patience m’est apparu presque comme une évidence … même si la plupart du temps, je réfute avec force toute remarque dans ce sens!

La patience …  le patient …  être passif …  la passion …  tous ces mots qui ont la même origine me laissent songeuse …

Mais hier, j’étais bien obligée de la regarder en face cette impatience, ce refus d’endurer. mindful-eating-vegetalElle était là, plantée, fermement coincée … ma tronçonneuse dans une branche de chêne. N’ayant pas pris le temps de débiter les petites branches, ni de préparer minutieusement les entailles nécessaires … (et blablabla) … la lame s’est bloquée au milieu du tronc … J’ai insisté, prenant le risque de tordre mon précieux outils que tout arrière-grand parent aurait vénéré ; c’est d’ailleurs cette pensée surprenante qui m’a arrêtée et calmée. Après la phase de lutte, vint le découragement, voire l’apitoiement, et enfin le lâcher prise qui permit à mon pauvre cerveau d’aborder cette situation avec des idées ingénieuses, presque amusantes, pour me sortir de là.

Et comment ça se passe l’impatience avec la nourriture ? Qu’est ce que je refuse et qui fait, par exemple que je grignote en attendant que tout le monde vienne à table? 

Qu’est ce que l’on refuse d’endurer ? 

 

La Patience et Manger en Pleine Conscience

manger-pleine-conscience-fougereNombreux participants du programme font le vœux de manger  lentement, avec plus de patience. Déjà, observons que le rythme est tout relatif et subjectif, il s’agit plutôt de manger un peu plus lentement que lorsque que l’on mange sans y prêter d’attention. Au lieu de s’imposer de nouvelles contraintes, objectifs, défis ou fourchette vibrante,  je préfère proposer d’observer avec curiosité cette impatience avec la nourriture.

Peut-on y déceler ces mêmes phases : agitation, abattement et lâcher prise? Un peu comme si une part en nous, celle du jeune enfant tyran, se réveillait soudainement, trépignait, geignait, pleurait et se calmait ? Quelle est cette facette  de notre personnalité que l’on pourrait, sans aucun jugement de valeur de ma part, qualifier d’immature ?

« La patience est amère, mais ses fruits sont doux. »   Aristote ou Jean-Jacques Rousseau

Dans quel autre pan de ma vie, cet enfant terrible se fait aussi entendre ? Puis-je le débusquer dans ma relation amoureuse?  Entre l’amour qui dévore (l’autre), et cet amour qui croit de lui-même en moi ?  Relations alimentaires et relations amoureuses, prochaine news-letter ?

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Et justement, « Qui J’aime quand J’aime », écrit par Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup  « Un homme et une femme, dont les discours se rejoignent, s’éloignent, se complètent, s’enrichissent et finissent par constituer un kaléidoscope, souvent savant mais toujours limpide et humain. »  

 

« Le bonheur commence quand on ne demande pas à l’autre de nous rendre heureux. … On ne peut attendre l’infini d’un être fini. Cette paix que l’on espère tant trouver par l’autre, avec l’autre, une paix du coeur qui nous comble au delà de toute rencontre, et qui, au lieu d’en être l’aboutissement, la précède, ne pouvons-nous la chercher en nous-même? Au lieu d’attendre d’un pauvre être humain avec toutes ses limites, de nous réconcilier à jamais avec nous même, avec la vie, avec l’absolu, et nous enfermer alors dans un manque tout aussi infini que l’est notre demande, ne pourrions-nous déjà accepter le relatif en nous pour l’accueillir en l’autre et mieux se connaître avant de co-naître ensemble? « 

Comme un jeu,  pouvez-vous faire des liens avec la nourriture.  😉  à vous de voir,


Prochain Stage d’été : Manger et Vivre en Pleine Conscience

Ce sera à Morlaix, du lundi 5 au Vendredi 9 Août (sans hébergement) de 10 à 17h. IMG_1589

5 journées de pratique, entre méditations de Pleine Conscience guidées, mouvements doux et prise de conscience corporelle, partages bienveillants, informations en lien avec les découvertes des neurosciences et explorations de nos habitudes alimentaires grâce à des exercices spécifiques.

Ce stage est largement inspiré des programmes de pleine conscience dédié au comportement alimentaire (ME-CL: Mindful Eating Concious Living et MB EAT:  Mindfulness Based Eating Awareness Training).

Tarif: 450€ – Renseignements et inscription : g.desindes@gmail.com

(si vous rencontrez des difficultés financières et que ce stage vous appelle fortement parlons-en, ensemble nous trouverons une solution.)

 

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