Bien-être-à-Table

Manger & Vivre en Pleine Conscience – Mindful Eating Conscious Living


13 Mars / 13 Juin – Le goût d’être conscient du moment présent

il y a eu des moments d’agitation. Etait-ce la part animale en mode survie qui était activée ? Cet instinct associé à la réflexion permet de prendre des décisions rapides et pertinentes. Notre cerveau est une merveille quand les différents étages, instinctif, émotionnel et cognitif fonctionnent ensemble.

Il semblerait que la méditation y soit pour quelque chose ?

Pour aller plus loin, un article du National Geographic relayé par Florian Saffer  »  La connexion corps cerveau est plus importante qu’on ne le croyait »

Autour de nous il y a eu ceux et celles qui ont fait «  Ouff, enfin je me pose … », d’autres qui ont crié «  Aux abris » »,  avec la peur au ventre,  ou « Au complot ! »,  ceux qui ont souffert de solitude, ceux du manque d’intimité …  et il paraît que nous avons tous pris 2 kg en moyenne.

Pour ma part j’ai bien senti, que mon jean était plus serré, il ne sortait pourtant pas de la machine à laver. Aujourd’hui, soit il s’est détendu, soit j’ai perdu ce que j’avais pris.

Nous avons vu apparaître les légumes de printemps, puis les premiers fruits d’été, dont la première bouchée est prétexte à faire un vœu. Un vœu pour soi, pour ceux que l’on aime, pour ceux que l’on croise, pour ceux avec qui ça grince ( ça demande de l’entrainement et de la patience 😉 … ou un voeu pour notre unique planète.

Particulièrement inspirée et créative, cuisinant presque deux fois par jour pendant ces deux mois, nous nous sommes régalés sans jamais manger deux fois la même chose.  La préparation des repas a contribué à maintenir un rythme, un certain ronron et m’a même divertie. 

Quels souvenirs en lien avec la préparation des repas gardez-vous de cette période?

Qu’ils soient agréables, désagréables ou ni l’un ni l’autre.

Nourrir le cœur aussi :

L’envie de créer du lien a été un moteur pour regrouper des instructrices francophones du programme de Jan Chozen Bays et Char Wilkins, Mindful Eating-Concious Living (ME CL) que nous traduisons par Manger et Vivre en Pleine Conscience.

Ainsi, depuis fin mars nous proposons gratuitement, tous les 10 jours environ des ateliers en ligne pour les particuliers avec des pratiques et partages autour de l’alimentation en Pleine Conscience. De beaux moments pertinents et instructifs.

Ces différents évènements sont postés sur notre page facebook :https://www.facebook.com/MECLfrancophone/

Et de la lecture aussi :

Fan de Jean-Yves Leloup ! Au delà de tout aspect religieux lié au dogme, dans son livre « L’absurde et la grâce », où il témoigne avec authenticité de son itinéraire surprenant, je retrouve cette conviction que je partage : chacun porte en lui un « thérapeute » qui sait mieux que quiconque ce qui est bon et juste pour lui.

Et c’est trop souvent un aspect absent de l’approche de l’alimentation en Pleine conscience qui parfois se limite à l’observation de l’expérience sensorielle (ce qui est déjà pas mal) et parfois se fourvoie en pensant qu’il FAUT développer une meilleure sensibilité aux signaux de faim et de rassasiement POUR s’arrêter de manger.

Pratiquer l’alimentation en pleine conscience comme un nouvel outil de restriction est voué à l’échec à moyen et long terme.

Le rôle d’un thérapeute, d’un instructeur de Mindful eating est de faire naître ou renaître « ce thérapeute » en chacun de nous.

Jean-Yves Leloup écrit : « Ce « thérapeute » est « l’esprit de bouddha » l’esprit éveillé, le « non-né », « non-créé », libre de toute souffrance, qui est notre vraie nature.Comment l’observation de la souffrance peut-elle conduire à la disparition de la souffrance ? On rejoint là une des grandes attitudes du bouddhisme : la constatation de l’impermanence de toutes choses. La douleur (comme le bonheur) ne fait que passer. Ne pas s’y attacher, c’est à dire ne pas en faire une réalité objective ; comme le souffle, comme les émotions, observer leur apparition, observer leur disparition, observer cela c’est le chemin de la liberté. »  … «  N’était-ce pas aussi l’idéal des thérapeutes dont nous parle Philon d’Alexandrie, au premier siècle de notre ère, ces thérapeutes qui allaient donner naissance aux premiers monastères chrétiens ? Ne pensaient-ils pas que la source de nos malaises était « un oubli de l’Être », « l’oubli de notre être fait pour Être », et qu’en prendre soin par l’assise, le silence, l’observation sans jugement des pensées, pulsions et émotions qui nous traversent, pouvait avoir une influence bénéfique, non seulement sur l’esprit et la psyché, mais aussi sur le corps, dont les maux ne font souvent que traduire une souffrance plus essentielle ? »

Du même auteur et dans la même idée : « Prendre soin de l’Etre »

Programmes de méditation en collaboration avec Sébastien Henry :  https://elearning.jeanyvesleloup.eu/

Si les programmes de Mindfulness proposés aujourd’hui en occident prônent la laïcité, revenir à la source est essentiel, et il est amusant de retrouver cette vision est commune dans la philosophie bouddhiste et dans celle des premiers chrétiens.

Tout est lié, Tous en lien

Redonner du sens à l’acte de manger,

Et nourrir son Être.

Qu’est ce que ça évoque en vous ?

Quelques dates :

Programme collectif à Paris :

8 séances de 2h30 et sa journée de pratique entre le 30 Septembre et mis Décembre. Pour plus d’info, clicker ici

Formation professionnelle en ligne :

5 RDV de 2H par groupe de 6 stagiaires max, du Jeudi 29 Octobre  au 3 Décembre – (1 livret chaque semaine avec des pratiques à explorer entre les séances avec vos patients et votre binôme, des enregistrements de méditations guidées, une supervision par mois). Pour plus d’info, contact par mail

Prochaine newsletter je proposerai texte et audio de guidance :

Méditons, Pratiquons un scan corporel particulier : Prendre Conscience des sensations en lien avec notre alimentation.

#MindfulEating #MangerenPleineConscience#Formation #antiregime #alimentation #comportementalimentaire #dietetique


Anniversaire, son gâteau, ses bougies, ses cadeaux.

Voir le jour c’est aussi quitter le cordon ombilical nourricier, le bain de glucose de la gestation, quitter un état d’unité.

Le vide, le manque … la faim est douloureuse, fait tortiller les petits corps tendus des nouveaux nés, stimulant l’entourage qui ne comprend pas toujours ce qu’il convient de faire.

Puis, il y a peut-être une douloureuse prise de conscience du temps qui passe, dans l’attente que le sein soit dénudé, le biberon préparé (ou qu’il refroidisse, plus cruel encore pour le bébé et la personne qui tente de le faire patienter.)

Plus tard, c’est une poire qui sera désirée, mais c’est une banane qui sera servie. (« Mais si, c’est bon la banane, mange, tu vas voir … »). Et parfois les appétits non respectés, « allez, fini ton assiette, une bouchée pour …   Tu sais, à l’autre bout de la planète, y’a des petits enfants … »

Encore un peu plus tard ; « tu es triste, tiens prend un bonbon », « c’est la fête, prend un bonbon »,  Et parfois «  Heu … tu ne crois pas que tu en as assez pris ? » , « Là, tu devrais faire quelque chose » …

Au milieu de tous ces moments où la souffrance de la dualité se fige en nous, il y a ces autres moments où les sens sont régalés par la douceur d’un gâteau, le ventre agréablement rempli, et pendant quelques instants, c’est un retour vers un état d’unité. Rien ne manque, tout est là.

Le gâteau d’anniversaire porte cette invitation.

Traditionnellement rond, il symbolise le cercle d’amitié, liens soutenants dans ce moment particulier de transition qui contient ses fragilités et ses opportunités.

Pourquoi des bougies sur le gâteau d’anniversaire ?

En quelques click, je lis que cette tradition nous viendrait des grecs anciens plus particulièrement des femmes, qui célébraient Artemis en offrant des gâteaux au miel, ronds pour symboliser la lune, avec des cierges dessus pour imiter la lueur de l’astre. Après avoir déposé des prières, les cierges étaient soufflés, comme pour laisser la magie opérée.    

Artemis … quelques clicks plus loin … dans Wikipédia, on commence par la présenter comme la fille de …  et la sœur de ….  Avant de parler d’elle !  Même s’il s’agit de Zeus et Apollon ça fait grogner. Cette façon de dire ne détermine-t-elle pas notre façon de penser le monde ?

Artemis donc : femme sauvage, en lien avec la lune, guide du féminin sacré, elle est celle qui éclaire la route aux carrefours de la vie. Maîtresse des animaux sauvages et chasseresse, elle ne descend dans les villes que pour assister les femmes qui donnent naissance.

L’accouchement est sans doute un des moments les plus animal de l’être humaine.  

Merci Artémis, Merci Maman.

Pour revenir aux anniversaires, sous l’influence de la religion catholique, cette tradition s’est perdue. Jusqu’à certaines de nos grands-mères qui fêtaient plus facilement leur saint patron. Puis, la valorisation de l’individualisation fait qu’aujourd’hui ce jour est devenu celui où : « you are special today !». Et aujourd’hui, c’est le mien, et je le vis émerveillée.

Tout Plein de cadeaux !

Toute première carte tirée du cadeau de mon amie Maud, croyez-vous au hasard ?

Comble de la douceur (et de la piqure aussi), après des années de recherche, le hasard ou plutôt l’élan de la synchronicité ont fait qu’un apiculteur est venu aujourd’hui installer quelques ruches dans un de nos champs. Pour l’avoir déjà connu, je sais que la contemplation des abeilles est une invitation à vivre des instants nourrissants, plein de Vie, comme un retour vers l’état d’unité.

Et la boucle est bouclée !

De 5 à 50 ans


Pour la fête Celte de Beltan,

Le crumble aux pommes c’est fini, Vive le tiramisu aux fraises

C’est un peu devenu une tradition, Chaque année au mois de mai, période où nos anniversaires se bousculent, je m’applique à la réalisation de desserts à la fraise. Bien qu’elles proviennent de chez notre maraîcher habituel, je ne sens pas encore l’ arôme sucré que le soleil leur donnera d’ici quelques semaines. En même temps l’impatience de retrouver ce goût et ce parfum si particuliers est bien présente. Sur l’étalage très vert, il y avait hier cette touche de rouge pétant qui a, en un clin d’œil, capté toute mon attention.

Serait-ce la trace de l’héritage de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs ?

Au deuxième clin d’œil, l’une d’elles était sous mon nez, puis dans ma bouche. Etrangement j’ai oublié de formuler un vœu ? C’est pourtant mon habitude, comme une manière de cultiver la gratitude, mais sans y penser. Faire un vœu lorsque que je mange un produit de saison pour la première fois.  Qu’est ce qui m’a détournée de ce rituel cette fois-ci ?  Etais-je tendue, distraite, pressée ou préoccupée …  ?   

Comment s’est passée pour vous cette rencontre avec la première fraise de l’année ?

Ce renouveau annuel est une chance. Cela inclue notre propre vie dans des cycles de croissance et décroissance, avec leur apogée et leur périgée. … des réussites, des échecs …

Ce 1er Mai c’est la fête de Beltan dans la tradition Celte. On célèbre la lumière, la fertilité, le feu, l’été qui arrive. C’est une période de renaissance spirituelle et charnelle, on intensifie le rythme de nos activités. Anciennement, on reprenait les travaux agraires. Aujourd’hui, été comme hiver, il faudrait que le travail se fasse avec autant d’intensité. Est-ce possible à long terme ?

La tradition veut que l’on se lève ce 1er Mai, en même temps que le soleil, qu’on aille cueillir des fleurs, du muguet par exemple ou des rameaux verts. Attention, les esprits de la nature, elfes, ondines, fées, gnomes …  se réveillent. Ne les brusquons pas.

C’est un jour idéal pour se créer porte-bonheurs et amulettes, faire l’amour, concevoir des enfants, témoigner son soutien, son amitié …

A la fin du programme Mindful eating, Conscious Living, on propose aux participants de rédiger une lettre à soi-même dans laquelle ils font le point aujourd’hui sur leur propre relation à l’alimentation,  ce qu’ils ont découvert tout au long des séances, ce qu’ils se souhaitent pour dans 3 mois, 1 an et à plus long terme. Cette lettre m’est remise dans une enveloppe fermée avec  nom et adresse de la personne, …. Et un jour …. Je la posterai.

Je m’y engage.

Que souhaitez vous à celle ou à celui que vous serez au printemps prochain ?

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Si cette lettre marque la fin du programme, elle signifie aussi le début de l’après programme. Les participants ont souvent faim de nouvelles traversées, de nouvelles expériences.  L’une aura commencé des cours de danse dans lesquels l’expression corporelle et le lâcher prise sont bien plus importants que l’esthétique. D’autres envisagent une retraite silencieuse de méditation ou un programme MBSR.

A chacun sa révolution. De mon coté, je reçois les appels de celles et ceux qui constitueront le prochain groupe. Je déroulerai à nouveau le programme, mais ce n’est jamais la même chose, car si le moule est le même, les ingrédients seront différents et mon intention plus vaste encore.

Stage d’été à Morlaix du 5 au 9 Aout –  Manger et Vivre en Pleine Conscience 5 jours de pratiques, d’expériences, de partages et autres exercices de développement personnel.

Programme MECL à Paris  – 8 séances et 1 journée de pleine conscience à partir du Mardi 17 septembre.

Informations et inscriptions :  g.desindes@gmail.com


Méditer quelques instants, comme une invitation à passer à table plus léger.e

Il y a dans certains programme de pleine conscience, une très courte pratique qui aide à faire une pause, prendre conscience de comment on se sent, et de s’apporter un certain calme. J’ai adaptée cette pratique afin de vous aider à faire une pause avant le repas, de pouvoir prendre conscience de comment vous vous sentez puis de vous apporter un peu de calme.

Méditation, quelques instants avant de passer à table …

Bonne pratique !

Les chemins ne se ressemblent pas.

Certains plats sont encore meilleurs réchauffés. Certains livres sont (encore) plus forts à la seconde lecture. «  Le travail d’une Vie » de Thierry Janssen


Le récit d’une histoire traditionnelle indienne, avec la voix de Sharon Salzberg

Quel loup en moi est-ce que je nourris ?


Nouvelle Année, Alimentation et Pleine Conscience

mindful eatinOn s’est régalé, congratulé et souhaité la santé, l’amour, des sous … et pour soi-même, qu’est ce qu’on s’est souhaité ?

Avant de poursuivre cette lecture, c’est peut être maintenant l’occasion de prendre 1mn, pour vous demander « Qu’est ce que je souhaite voir émerger dans les prochains 365 jours ? »

Développer un peu plus ma patience m’est apparu presque comme une évidence … même si la plupart du temps, je réfute avec force toute remarque dans ce sens!

La patience …  le patient …  être passif …  la passion …  tous ces mots qui ont la même origine me laissent songeuse …

Mais hier, j’étais bien obligée de la regarder en face cette impatience, ce refus d’endurer. mindful-eating-vegetalElle était là, plantée, fermement coincée … ma tronçonneuse dans une branche de chêne. N’ayant pas pris le temps de débiter les petites branches, ni de préparer minutieusement les entailles nécessaires … (et blablabla) … la lame s’est bloquée au milieu du tronc … J’ai insisté, prenant le risque de tordre mon précieux outils que tout arrière-grand parent aurait vénéré ; c’est d’ailleurs cette pensée surprenante qui m’a arrêtée et calmée. Après la phase de lutte, vint le découragement, voire l’apitoiement, et enfin le lâcher prise qui permit à mon pauvre cerveau d’aborder cette situation avec des idées ingénieuses, presque amusantes, pour me sortir de là.

Et comment ça se passe l’impatience avec la nourriture ? Qu’est ce que je refuse et qui fait, par exemple que je grignote en attendant que tout le monde vienne à table? 

Qu’est ce que l’on refuse d’endurer ? 

 

La Patience et Manger en Pleine Conscience

manger-pleine-conscience-fougereNombreux participants du programme font le vœux de manger  lentement, avec plus de patience. Déjà, observons que le rythme est tout relatif et subjectif, il s’agit plutôt de manger un peu plus lentement que lorsque que l’on mange sans y prêter d’attention. Au lieu de s’imposer de nouvelles contraintes, objectifs, défis ou fourchette vibrante,  je préfère proposer d’observer avec curiosité cette impatience avec la nourriture.

Peut-on y déceler ces mêmes phases : agitation, abattement et lâcher prise? Un peu comme si une part en nous, celle du jeune enfant tyran, se réveillait soudainement, trépignait, geignait, pleurait et se calmait ? Quelle est cette facette  de notre personnalité que l’on pourrait, sans aucun jugement de valeur de ma part, qualifier d’immature ?

« La patience est amère, mais ses fruits sont doux. »   Aristote ou Jean-Jacques Rousseau

Dans quel autre pan de ma vie, cet enfant terrible se fait aussi entendre ? Puis-je le débusquer dans ma relation amoureuse?  Entre l’amour qui dévore (l’autre), et cet amour qui croit de lui-même en moi ?  Relations alimentaires et relations amoureuses, prochaine news-letter ?

meditation-pleoine-conscience-marche-plage


1540-1

Et justement, « Qui J’aime quand J’aime », écrit par Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup  « Un homme et une femme, dont les discours se rejoignent, s’éloignent, se complètent, s’enrichissent et finissent par constituer un kaléidoscope, souvent savant mais toujours limpide et humain. »  

 

« Le bonheur commence quand on ne demande pas à l’autre de nous rendre heureux. … On ne peut attendre l’infini d’un être fini. Cette paix que l’on espère tant trouver par l’autre, avec l’autre, une paix du coeur qui nous comble au delà de toute rencontre, et qui, au lieu d’en être l’aboutissement, la précède, ne pouvons-nous la chercher en nous-même? Au lieu d’attendre d’un pauvre être humain avec toutes ses limites, de nous réconcilier à jamais avec nous même, avec la vie, avec l’absolu, et nous enfermer alors dans un manque tout aussi infini que l’est notre demande, ne pourrions-nous déjà accepter le relatif en nous pour l’accueillir en l’autre et mieux se connaître avant de co-naître ensemble? « 

Comme un jeu,  pouvez-vous faire des liens avec la nourriture.  😉  à vous de voir,


Prochain Stage d’été : Manger et Vivre en Pleine Conscience

Ce sera à Morlaix, du lundi 5 au Vendredi 9 Août (sans hébergement) de 10 à 17h. IMG_1589

5 journées de pratique, entre méditations de Pleine Conscience guidées, mouvements doux et prise de conscience corporelle, partages bienveillants, informations en lien avec les découvertes des neurosciences et explorations de nos habitudes alimentaires grâce à des exercices spécifiques.

Ce stage est largement inspiré des programmes de pleine conscience dédié au comportement alimentaire (ME-CL: Mindful Eating Concious Living et MB EAT:  Mindfulness Based Eating Awareness Training).

Tarif: 450€ – Renseignements et inscription : g.desindes@gmail.com

(si vous rencontrez des difficultés financières et que ce stage vous appelle fortement parlons-en, ensemble nous trouverons une solution.)

 

dav

 

 

 

 

 


On n’a pas encore fêter Noël, … en Pleine Conscience

On n’a pas encore passé Noël qu’on entend déjà parler de Detox et qu’il y a déjà des galettes des rois dans les boulangeries !  Quelle ironie.

Trop manger en cette période de sur-sollicitation est une inquiétude légitime et la tentation de mettre en place des stratégies de régulation avant, pendant et après les repas est parfois grande …méditation

Observons ; qu’est-ce qui a vraiment marché les années précédentes ? Est-ce que se mettre à la diète 3 jours avant a été pertinent ? Que ce soit pendant les repas de fêtes ou les autres jours, décider à l’avance de ce que je vais manger et de combien je vais manger a-t-il été une bonne manière de prendre soin de moi ? Prendre forcément un petit-dej le lendemain de fête même si je n’en ai pas envie est-il à remettre en question ?

Quel est mon vrai besoin ? « Corps, de quoi as-tu vraiment envie ?etoile-noel-manger-en-pleine-conscience

Observons aussi comment la frustration nait de la distance qui existe entre nos intentions et la réalité. N’est-il pas plus efficient de prendre des décisions instant après instant, de s’interroger régulièrement afin de développer un vrai dialogue avec soi, une intimité douce, flexible et curieuse?

Aujourd’hui, je sens que Je mangerai de la galette quand j’aurai envie de célébrer le retour des jours qui s’allongent, célébrer ainsi ce moment est important pour moi. Et je ferai une pause alimentaire, une Detox, une mono-Diet ou un bouillon …. quand mon corps me le demandera….

Mais le besoin profond que je ressens là maintenant, c’est une « cyber detox » et de me mettre en « PAUSE ». Le radiateur du bureau est coupé, l’ordi rangé et le téléphone au minimum pour une semaine.


Jean-Yves Leloup nous invite à réfléchir à Noël, à mon sens, au delà  de tout dogme religieux:

jean-yves-leloup-un-art-de-l'attention-meditation

«Où commence le ciel, où finit la terre dans le regard d’enfants ?

Noël, est-ce la fête de la dinde ou de l’incarnation ?

Des sapins multicolores ou de l’étable nue ?

Faut-il célébrer la fête par le vide ou par le cotillon ?

 

S’interroger ainsi, c’est de nouveau se prendre aux pièges des dualismes et des culpabilisations, alors que Noël est la fête « non duelle » par excellence …

Dieu n’est plus à chercher au-delà des astres. Dieu est au cœur de l’homme ; Dieu est sur la paille … Dieu sur la paille ? Comment en est-il arrivé là ?

 

Pour trouver la grande cause d’aussi grands effets, comme dans les romans, il faut chercher la femme… « Toutes les questions spirituelles, éternelles et charnelles gravitent autour d’un point central auquel je ne cesse de penser et qui est la clé de toute ma religion : ce point c’est Marie », disait Charles Peguy

Le fini et l’infini, le créé et l’incréé, la forme et le sans-forme ne peuvent plus être séparés. Cela ne s’est pas passé « autrefois », l’incarnation continue … Quelque chose en nous, de bon, d’innocent, d’immaculé, continue de dire « oui » à l’incompréhensible Amour …

blague-pleine-conscience


Agenda

Les inscriptions au prochain Programme Mindful Eating, Conscious Living  à Paris les mercredi de 19 à 21H30 ont démarré. (23 janvier- 13 Février – 20 Février -13 Mars – 20 Mars – 03 Avril – 24 Avril – 12 Juin)

Prochaine journée : Alimentation et Pleine Conscience ( réservés aux personnes ayant déjà fait un cycle MECL, MBEAT, MBSR ou MBCT) Samedi 6 avril à Neuilly sur seine

Joyeuses Fêtes                     soleil levant-meditation-pleine-conscience


Poster un commentaire

Impulsivité, Alimentation &Pleine Conscience

Impulsivité, Alimentation et Pleine conscience.

ESPRIT-CLAIR

Le week end dernier je participais à une journée de pratique merveilleusement animée par Olivier Raurich et tout aussi parfaitement organisée par le Centre de Formation Esprit Clair.

En plus des moments de méditation, Olivier a apporté, avec une grande simplicité, des éclairages historiques et théoriques en abordant les  neurosciences et de la physique quantique ; PASSIONNANT.

L’humour et la joie étaient aussi au rendez-vous, ainsi qu’un bon repas. J’ai envie de partager un court moment de cette journée.

mindfulness-meditation-alimentaion.jpg

Olivier a parlé des périodes difficiles de la vie, quand tout s’écroule. Nos repères semblent disparaître, tout ce à quoi nous étions attaché nous échappe … et il parle de ces moments de crise comme d’une période qui peut être pleine d’opportunités … à condition de laisser venir à soi ces nouvelles opportunités, sans se précipiter, sans se laisser happer notre l’impulsivité.

Et il raconte une histoire :

« Les grandes crises dans la vie, c’est un peu comme lorsque l’on est dans notre voiture sur une autoroute, et que l’on a faim … très faim … sans savoir à combien de kilomètre se trouve le prochain restaurant espéré.

A un moment, on voit une pancarte pour un Fast Food et malgré to

meditation-manger-en-pleine-conscience

Osaka  ©Eric Moulin

ut ce que l’on pense de la nourriture Fast Food il arrive que l’on choisisse de s’arrêter.

On s’arrête donc, on mange et on calme rapidement l’agitation que l’on ressentait. Les sensations inconfortables de la faim, mêlées à celles de l’impatience, se calment. On reprend sa voiture et là, après quelques kilomètres seulement, on passe devant  Le Restaurant que l’on espérait … »

Pouvons-nous faire le lien avec nos comportements en période de crise ?

 

mindfulness-stress

Osaka ©Eric Moulin

Je renchérirai  : « Après encore quelques kilomètres, je sens que la digestion est difficile, puis la faim revient bien plus vite qu’après un bon repas.

L’impulsivité donc. Il paraît difficile de lutter contre, car ce serait encore un effort, une contraction, un repli … en revanche on peut agrandir cet espace de liberté qui existe entre les stimuli extérieurs et nos réactions ou comportements.

« Il y a un espace entre stimulus et réponse. Dans cet espace reste notre pouvoir de choisir notre réponse. Dans notre réponse se trouve notre croissance et notre liberté. »   Viktor E. Frankl

Y-a-t-il une méthode, un truc, une recette toute prête et radicale pour rester calme en toutes circonstances?  Si c’est le cas, je suis preneuse.

impulsivité-mediataionEn revanche il y a un entrainement, qui avec patience, fait avancer sur ce chemin, c’est l’observation de nos différentes réactions impulsives, mais pas seulement dans le domaine qui nous pose problème, l’alimentation pour certain, la voiture ou les collègues pour d’autres. Observons dans les actes banals de notre quotidien ces petits moments automatiques dictés par l’impulsion.

Le téléphone sonne et je me précipite.

Et c’est comment dans mon corps à ce moment là ?

Et si je respirai une fois et décidais en conscience de décrocher ?

(Encore) bousculée dans le métro je sors les griffes et mon venin.

C’est comment en moi ? Où est la sensations désagréable qui me fait bondir ?

meditation-de-pleine conscience-mindful-eating.jpgToute la journée, machinalement mes mains attrapent, prennent ou repoussent objets, personnes, ou nourritures …   Et si je posais mes mains sur mes cuisses, là maintenant?  Sentant la détente s’installée dans mes mains si souvent en action. Plus consciente, je choisis ce que j’attire à moi et ce que j’éloigne de moi, avec plus d’attention et peut -être plus de grâce.


Journée de Pleine conscience & Alimentation

manger-en-pleine-conscience- uffetà Neuilly sur Seine, le Dimanche 25 Novembre (réservée aux personnes ayant déjà suivi un programme de Mindful Eating, MBSR ou MBCT )

De 10h à 17h – Repas sur le mode Auberge espagnole – Tarif 30€ – Inscription et renseignement par mail : g.desindes@gmail.com


Apprivoiser-son-ombre

Un LIVRE !

« Apprivoiser son Ombre » de Jean Monbourquette.  Simple, avec des propositions d’exercices. Merci à Thierry Janssen , et son Ecole de la Présence Thérapeutique pour me l’avoir recommandé.


Une ACTION

mindfulness-solidaireL’association Mindfulness Solidaire conduit des programmes de Mindfulness auprès de personnes isolées ou en situation d’exclusion. Pour mener à bien les différentes actions, elle a lancé une opération sur KissKissBankBank. A ce jour 85% de l’objectif est atteint. Vous pouvez aider à atteindre les 100% par votre participation. Il n’y a pas de petits dons, parce que TOUT COMPTE.


Parce qu’une histoire racontée avec humour et amour vaut mieux qu’un long discours.  Bon visionnage ❤


 

 

 


Poster un commentaire

Soirée d’information du programme Mindful Eating

La pleine conscience s’invite à table

Ouvert à tous, curieux ou convaincus, pour poser toutes vos questions sur ce programme concret où vous développerez de nouveaux comportements avec votre alimentation.

C’est Mercredi 3 Octobre à 19h, à l’Institut de la Mains du Coeur –  91 rue de Charenton – Paris

Vous souhaitez vous relier avec douceur à vos sensations,  développer de nouvelles compétences pour une relation apaisée avec votre corps, vos émotions et votre alimentation ?

Et si cette rentrée était l’occasion de vous engager dans ce programme de développement personnel basé sur la Méditation de Pleine Conscience.

 

fiche se nourrir.jpg


Manger en pleine conscience & Faim de spiritualité

Petites envies émotionnelles ou déchainements abyssaux

Qu’est-ce qui comble durablement ces vides qui tiraillent et que l’on tente parfois de remplir avec de la nourriture, du shopping, du working sans limite, ou du sport à outrance …. Tout cela sans faim, ni fin ?

Les participants des programmes que j’anime racontent souvent qu’ils ont reçu divers conseils, un peu toujours les mêmes : « quand vous sentez arriver l’envie, la compulsion, respirez, prenez une douche, appelez une amie, sortez vous promenez …. » Ces tentatives pour déjouer la rébellion intérieure qui  larve et fomente ne font souvent que retarder, ajourner le comportement redouté.

mindfulness-symbole.jpgLes pratiques de pleine conscience permettent d’être moins impulsif et d’observer ce qui se manifeste en soi. Cette fine observation, avec le temps, diminuera la force et le pouvoir des envies irrépressibles. Certaines racines de ce mal apparaitront à la conscience et le moment venu de nouveaux comportements émergeront. meditation-mindfulness-symbole.jpg Mais aujourd’hui ce qui m’interpelle, ce sont les nouvelles aspirations qui naissent au cours des programmes. Nombreux participants s’inscrivent pour trouver une relation plus apaisée avec leur alimentation et repartent avec une envie plus grande de vivre pleinement et d’alimenter leur vie spirituelle. Au delà de tout dogme religieux, c’est une envie de donner plus de sens à sa vie qui se manifeste.

Diminuer la peur de ne pas avoir assez & Augmenter la sensation d’être vivant.

Ha ! quand on goûte au moment présent, le goût des ruminations devient particulièrement amère et celui de l’inquiétude bien trop acide 😉

Savourons le moment présent, ou si ce n’est pas possible aujourd’hui, trempons juste les lèvres dans cette source.

eglise-saint-michel-du-var-peinture.jpg

extrait d’une des fresques de l’église de Saint Michel du Var réalisé par Vadim Garine

L’été offre des occasions de ruptures avec nos habitudes, c’est comme les fenêtres de tir pour les satellites, il ne faut pas les louper pour se lancer, mais savoir aussi qu’elles reviennent. Pendant les vacances, nos esprits ankylosés se détendent et sont plus aptes à accueillir de nouvelles expériences.

Et si tout est vibration, alors écoutons comme jamais auparavant la messe en ut mineur de Mozart.   Pour en « prendre » plein les yeux, puissions-nous, immobile, regarder un tableau de Raphael et sentir que ça danse en nous .

Et pour nourrir notre mental souvent affamé, dévorons un livre qui « organise » la pensée, rend plus clair une intuition, (flattant aussi parfois notre égo terriblement prétentieux … 🙂

Plus intimement, en cheminant dans la nature, touchons le silence en nous. Marcher, randonner c’est perdre les repères du temps, de la pesanteur.

Mettre un pied devant l’autre, jusqu’à faire parti de la nature qui nous entoure.

meditation-alimentation-foret-saint-baume.jpg

 

Se fondre dans la forêt qui accueille dans la force de ses bras, atteindre un sommet énivrant, se laisser toucher par la grâce du ciel, se dissoudre dans l’horizon, réchauffé par le soleil.

randonnee-spirituelle-saint-baume.jpgSentir qu’il n’y a pas de limite avec ce qui nous entoure et en même temps, ressentir toute la densité de notre corps pleinement habité par l’énergie de la vie, des pieds à la tête.

manger-pleine-conscience-arbre

Respecter aussi la fatigue, les courbatures, les douleurs qui, tels des messagers, viennent dire qu’il est temps de se poser ici. Ce n’est pas ce que l’on avait prévu, certes. Tâchons de laisser place à l’imprévu, voie royale vers de nouvelles rencontres.

En marchant avec le cœur, abandonnons sur la chaussée nos habituelles, lourdes et limitantes pensées:  il faut …, je dois … , c’est normal de souffrir pour réussir …   Dans ce contexte estival de loisirs, entrainons-nous à écouter notre cœur pour s’habituer à prendre soin de soi.

Etre pleinement conscient de marcher, chanter, écouter, peindre, danser, nager, regarder,  en s’oubliant, et sans craindre de se perdre.

Dans les petits moments de la vie, donner du sens au temps qui passe en créant un bon repas dans la simplicité, un bricolage astucieux, un jeu pour les enfants  … et partager avec des amis de cœur.

Dans quelques jours, ici ce sera la « Faites du Pain » !  Le levain de Pierre gonfle, la farine de Fabienne est fraichement moulue, les amis organisent leur venue, Franchesca réfléchit aux garnitures des pizzas, Sébastien mettra peut-être une épaule d’agneaux à cuire. Maï prépare des merveilles. Qui voudrait d’un riz au lait façon turgoul ? Le four en granit a reçu un premier feu hier pour préparer la fournée à venir, on a tondu l’herbe, ressorti planches et tréteaux qui se transformeront en table … et jeter un œil sur la météo… ❤  à suivre …


Encore faim de spiritualité ?Jean-yves-leloup-spirituel.jpg

Un livre magnifique de Jean-Yves Leloup sur Marie-Madeleine, femme sauvage, femme amour, si peu comprise par l’église, son dogme et la plus part des hommes. très inspirant. Ce livre parle aussi de toutes les faims.

Marie Madeleine, femme sauvage et angélique ! Dans un essai éblouissant, Jean-Yves Leloup évoque la vie de Marie Madeleine à la St Baume, immergée en pleine nature. Il nous offre une lecture éclairante d’une Maria de Magdala lumineuse de modernité pour toutes les femmes d’aujourd’hui. »  Catherine Maillard, Auteur journaliste


La guerre du sucre n’aura pas lieu, en tout cas pas chez nous.

S’il n’y a quasiment jamais de soda, bonbon ou pâtisserie industrielle à la maison, l’été est pour moi le temps des confitures qui mettrons de la douceur au cœur de l’hiver, boostant notre sérotonine. Fraises de Plougastel sans traitement et rhubarbe du jardin, sucre Crystal , jus de citron, agar-agar, et de l’amour.

Puis, c’est l’occasion de troquer avec les copains qui ont fait du coing, de la mirabelle, du cassis, voire de la mûre.   Au marché, je guette les abricots …


Anne-Laure, Cécilia, Cécile, Corinne, CarolineS, Sandra, Stéphanie, Stéphanie, Sabrina, Céline, Tania,

merci pour votre confiance et vos partages lors de notre stage à Eguilles. Le stage de Morlaix commence le 20 Août, je suis curieuse …

 

geraldine-desindes-mindfulness.jpg

 

 

Bel été, géraldine


Faim de dopamine ou « Apprécier, comme une pratique d’investigation  » selon Jan Chozen Bays, Maître Zen

Faim de dopamine  ou  « Apprécier, comme une pratique d’investigation  » selon Jan Chozen Bays, Maître Zen

41hk+iip9aL._SY355_

Bonheur ou Plaisir ?

Dans la liste des expériences que nous allons laisser s’épanouir en nous, l’inconfort est rarement cité et la tentation de s’étourdir sera souvent la première proposition faite par le truc que nous avons là haut entre les deux oreilles. Au programme : travail à haute dose, sexe, drogue et rock’ Roll, shopping viral , cybergame noctambule, jeux de séduction, alcool à haut débits, sport de titans,  nourriture sans faim ni fin et  …

Ces « sur-activités » feront le holdup de notre attention, nous détournant pour un temps de l’inconfort, avec leur liste d‘effets secondaires en bas de page en tout petits caractères et aucune garantie que le même inconfort ne reviendra pas, encore plus fort.

Mais qu’y a-t-il (entre autres) derrière ces stratégies « pourries » ?

Appelée aussi l’hormone du plaisir, la Dopamine joue un rôle important dans le circuit de récompense, dont le rôle est de nous inciter à reproduire des comportements qui nous ont procuré du plaisir : j’ai faim c’est désagréable, je mange, cela m’apporte de la satisfaction, je me détend et ça produit de la dopamine :  magnifique cercle vertueux. Mais ce cercle devient vicieux si l’on s’en sert systématiquement pour se stimuler et s’éloigner de nos pensées, de nos émotions et de nos sensations corporelles difficiles  telles que les tensions musculaires du dos, du cou ou des mâchoires, l’oppression de la poitrine, les crampes dans le ventre et autres douloureux reflets de notre stress.

amelie-poulain-jeunet-cine-balade

le bonheur de s’oublier

Loin de faire l’apologie de la souffrance ou bien de prôner les vertus du caillou que l’on se met soi-même dans la chaussure, observons comment moins on tolère l’inconfort, moins on est apte à le tolérer, car on y est moins entrainé. C’est comme devenir allergique à l’inconfort, autant dire allergique à la Vie, avec ses couleuvres à avaler et autres tartines de KK, parfois en version maxi.

Et s’il y avait un risque à devenir accro aux shoots de dopamine ?

Indispensable pour notre mise en action ou la réalisation de nos projets, la dopamine semble parfois être l’arbre qui cache la montagne du bonheur.

S’il n’y a pas a opposer Plaisir et Bonheur, c’est un subtil équilibre à trouver, un boulot de funambule à temps plein, avec dans l’équation une grande inconnue : les aléas de la vie.

Il me semble que deux pistes s’offrent à nous,  Accueillir l’inconfort, vaste sujet …  et développer la gratitude.

Jan Chozen Bays, Maître Zen, dans sa grande sagesse nous propose de développer  la pratique du » remerciement », magnifique pratique informelle de pleine conscience qu’elle propose parmi 52 cartes de pratique qu’elle a crées.  Merci Jan du fond du cœur.

 

jan chosen bays mindful eating manger en pleine conscience meditation

 

« Apprécier
Arrêtez-vous tout au long de la journée et consciemment identifier ce que vous êtes capable d’apprécier dans le moment. Cela pourrait être quelque chose à propos de vous-même, d’une autre personne, de votre environnement ou de ce que votre corps ressent. Ceci est une enquête. Soyez curieux, en vous demandant: «Y a-t-il quelque chose que je puisse apprécier en ce moment? »

La pratique du remerciement est une enquête. Pouvons-nous trouver quelque chose, n’importe où, en ce moment, qui est une cause d’appréciation? Cette pratique nous aide à cultiver la joie. Le terme bouddhiste pour la joie est mudita. C’est plus que le fait d’apprécier qui nous fait nous sentir bien. Cela inclue la sensation que nous ressentons en relation avec la joie et la bonne fortune des autres. La qualité de la joie n’est pas difficile à sentir quand les autres sont ceux que nous aimons. Par exemple, nous pouvons facilement partager le bonheur de notre enfant pour un nouveau jouet. Que se passe-t-il, quand quelqu’un que nous n’aimons pas ou que nous jalousons reçoit quelque chose que nous voulons pour nous-mêmes, comme une acclamation publique ou un prix? Pouvons-nous ressentir de la joie dans leur joie? ce n’est pas si facile.

Maezumi Roshi meditation

 

Maezumi Roshi nous a toujours recommandé «Appréciez votre vie! »  (Il voulait dire à la fois notre vie quotidienne et notre Grande Vie, qui ne sont pas séparées.)  »      

Texte de Jan Chozen Bays  extrait de « Mindfulness on the Go cards »

 


Je-mange-et-je-suis-bien

un chouette livre,     (cad pleine de sagesse)

Pour continuer à explorer notre relation avec la nourriture, avec douceur et loin de la restriction, un livre de Florence Pujol, avec des exercices concrets, des pratiques de pleine conscience, et des explications très claires sur nos fonctionnements.

 


Petit exercice très chouette aussi :

Listez dans 2 colonnes vos qualités et  vos habiletés

Puis entourez d’une couleur celles qui vous semblent être présentes dans votre vie depuis toujours, et celles que vous avez acquises au fur et à mesure de vos expériences heureuses ou difficiles.

En regardant la proportion de chaque colonne, que pouvez-vous vous en dire ?

Merci Jacques Fradin  pour cet exercice,( et les autres)


Programme ME-CL

Mindful eating, un art de vivre au quotidien

Prochain programme à Paris :

 les mercredi soir à 19h,

lieu :  » L’institut de la main du coeur » – 91 rue de charenton – 75012 Paris

0 logo bol+ soleil.jpg

Séance de présentation  :  Mercredi 3 octobre   (10€, ouvert à tous et

gratuite pour les inscrits au programme)
Programme MECL des 8 séances :  mercredis 10 & 24 Octobre – les 7 / 14 / 21 / 28 Novembre – 5 & 12 Décembre
La journée de Pleine conscience dimanche 25 Novembre à Neuilly 92


enfant ballon-1

Le bonheur

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite. Saute par-dessus la haie, cours-y vite ! Il a filé !

Paul FORT  (1872 – 1963)


meditation pelien conscience mindful eating gr34

Sur le GR34, pensée vers celles & ceux qui cheminent


Nourrir des fées au bout du monde, en pleine conscience.

Nourrir des fées au bout du monde, en pleine conscience.

Elle sont arrivées le dimanche après midi, elles venaient du monde entier ; Etats -Unis, Angleterre, Suède, Nouvelle Zélande, Suisse , et de France aussi, Toulouse, Montpellier, Brest, et leur Reine arrivait d’Australie … Elles se sont installées pour une semaine au Gite des Couleurs, à quelques centaines de mètres de l’océan, en Finistère, au bout du monde, là où finit la terre.

gite des couleur mindful eating MECL.jpg

«  Be (t)here »

india flint pleine consciencec’est le nom de ce stage d’Eco-Print organisé par Claire Des Bruyère, fileuse et tisserande de métier et animé par India Flint, célèbre artiste-alchimiste-enchanteresse, créatrice de la technique et accoucheuse des potentiels de créativité qui couvent en chacun et plus précisément en chacune.DSCF9016.jpg

L’éco-print est une technique de teinture naturelle qui utilise des plantes, des fleurs, des algues plaquées sur du tissu (ou du papier) préalablement trempé dans des mordants naturels. Les plantes sont disposées sur le tissu, puis celui-ci est plié et lié serré pour une cuisson dans des jus de végétaux ou bien à la vapeur. Le résultat est unique, c’est une œuvre à chaque fois.

Les vêtements, notre seconde peau

pleine conscience eco print alimentation.jpg

Cette démarche éco-responsable m’a invité à une plus large réflexion sur comment je me vêtis. Avant d’être consciente de l’impact énorme de « l’industrie de la fringue » sur notre unique planète, j’ai toujours acheté assez peu de vêtement. Il y a quelque semaines, une vidéo expliquant comment nos vêtements synthétiques sont une source de pollution marine par les micro plastiques qu’ils libèrent lors des lavages en machine, a été pour moi une grande prise de conscience.

Et si c’était le grand retour des matières naturelles et nobles dans mon placard ? En même temps, je ressens le besoin de me vêtir avec des habits plus confortables, plus souples , mais tout aussi jolis!

india flint eco print.jpg

Donc, 14 stagiaires, joyeuses, curieuses et uniques, autour de leur prêtresse, qui pendant une semaine, ont cueilli avec soin et conscience fleurs, algues et végétaux, pratiqué la méditation, écrit des poèmes, expérimenté des techniques étranges et mystérieuses avec des objets en métal, des pierres, des bassines fumantes, … elles ont dessiné, teint, fait bouillir, cousu … elles se sont promenées sur la plage, dans les ruines d’une chapelle voisine, dans la ville de Pont l’Abbé … et pour vivre pleinement tout cela, elle ont aussi nourri leurs faims à chaque repas que j’ai eu un immense plaisir à concocter, cuisiner et servir.

Awash in the fragrances from the kitchen

With the mind as well as the mouth

Comforting food, cooked with love 

 

cuisine pleine conscience.jpg

Certes ce n’est pas mon métier, mais j’ai de suite acceptée la proposition de mon amie Claire ; Cuisiner pour des fées réunies au bout du monde pour créer.

Matin, midi, 17h et soir, j’ai été bercée par des Hummmm, Miammmm et autres petits sons aux accents délicieux qui nourrissait mon désir de mettre encore plus de soin et d’amour dans la réalisation du repas suivant. J’ai aimé nourrir leurs yeux de couleur et détails, leur nez de parfums subtils, leur bouches de saveurs harmonieuses, leurs cellules de vitamines et de d’énergie, leur cœur d’amour partagé, leur esprit curieux et désireux de bien-être et santé.

durant-toute-la-journee-de-vendredi-les-benevoles-et_2373072.jpgConnaissant bien la région, j’ai pu privilégier des produits locaux, en circuit court, en majorité bio. Un maximum fait maison ; Un minimum d’emballageMERCI à Fabienne et Patrick Hersant, boulanger à la ferme (Huelgoat 29), à Véronique Coadou et au regroupement de producteurs « Du marché à la Ferme » ( Plounevez du Faou 29) qui nous ont fourni un beurre inégalable, des légumes délicieux, miel et tisanes réconfortantes. Merci Maï et Jean-Charles pour avoir fumé de délicieux poissons !

IMG_2696.jpgCe fût aussi l’occasion de rendre hommage à toute cette profession de la restauration. Dur métier, debout, les mains à rude épreuve et le mental qui organise, rationalise, … Pensée toute particulière à ma grand-mère maternelle qui a nourri dans son restaurant de quartier, « Chez Roger » des troupes d’affamés tous les midi pendant une trentaine d’années.

 

Et ma pratique de la méditation dans tout ça ?  DSCF9087Si la méditation formelle a été irrégulière, les pratiques informelles ont été très importantes et d’une grande aide pour tenir ce rythme soutenu et éprouvant physiquement. Naturellement et très régulièrement venait à moi cette petite voix qui prend soin de moi :  « As-tu soif ?   Besoin d’un citron tiède avec un peu de miel ?     T’assoir 5 mn ?      Mettre un peu de musique ?      Ralentir ?      Faire pipi ?     Sortir quelques minutes, prendre l’air et le soleil ? … »  IMG_2692.jpgAinsi je ne me suis jamais sentie embarquée dans le rythme des tâches à faire, happée par le pilote automatique. Je met sur le compte de la méditation assise ces sortes de retours à soi réguliers qui m’ont permis de mieux respecter mes limites.

IMG_5070.JPGAvant chaque repas, comme une transition entre les ateliers et le temps du repas, nous avons pratiqué de courtes méditations :

« Ressentir les points de contact du corps ; s’ancrer Ici

Ressentir les mouvements de la respiration et s’ancrer ici et maintenant »

Et chaque jour je proposais une  pratique différente afin d’explorer des facettes de l’alimentation en pleine conscience:

«  Qui a faim en moi actuellement ? mon cœur, ma curiosité, mon corps ? »  

«  Qu’est ce que je me raconte au sujet du repas ? »

« Qu’est ce qui m’attire parmi les plats proposés ? »

«  Quelques souvenirs sur comment je mangeais enfants »

«  Etre écologique avec moi-même et estimer la quantité dont je me sers  »

«  Observer les sons de la cuisine alors que les cuissons se terminent. » « Comment exprimer ma gratitude à la nature et aux savoir-faire de millier d’êtres humains qui ont contribué à ce que cette nourriture soit dans mon assiette ? » …

IMG_2716.jpg

 

Les fées aiment pratiquer l’alimentation en Pleine Conscience et m’ont fait de jolis retours d’expérience,   😉  , mais ne vous laissez pas compter, les fées ça mange comme un ogre !

 

 


Pour en savoir plus sur l’Eco-print et le travail d’India Flint :  http://www.indiaflint.com/  2 livres  :  « Second Skin »  et  Eco Color


Comme promis, la recette du gâteau breton de mon arrière-grand-mère et celle du financier de mon grand-père (pour utilisé les blancs d’œuf !). (Personnellement je mets 1/3 de sucre en moins.)

IMG_8028           IMG_8027


Actu Formation Mindful Eating : 

Il reste quelques places pour les stages de cet été à Eguilles et Morlaix.

Prochain programme à Paris 12ème:  Mercredi 3 octobre : séance de présentation du programme Mindful Eating Conscious Living MECL (ouvert à tous et gratuite)

les 8 séances se dérouleront les mercredis 10 & 24 Octobre – les 7 / 14 / 21 / 28 Novembre – 5 & 12 Décembre – La journée de Pleine conscience aura lieu le samedi 1er décembre


 

La Pleine conscience au quotidien dans mon assiette : pour les petits, les grands, si vous êtes seul, en famille ou entre amis  :

Faire un voeux à chaque fois que l’on mange pour la première fois de la saison, un fruit ou un légume , et fermer les yeux quelques instants.

 

eco print meditation  @+  Géraldine