Nourrir des fées au bout du monde, en pleine conscience.
Elle sont arrivées le dimanche après midi, elles venaient du monde entier ; Etats -Unis, Angleterre, Suède, Nouvelle Zélande, Suisse , et de France aussi, Toulouse, Montpellier, Brest, et leur Reine arrivait d’Australie … Elles se sont installées pour une semaine au Gite des Couleurs, à quelques centaines de mètres de l’océan, en Finistère, au bout du monde, là où finit la terre.

« Be (t)here »
c’est le nom de ce stage d’Eco-Print organisé par Claire Des Bruyère, fileuse et tisserande de métier et animé par India Flint, célèbre artiste-alchimiste-enchanteresse, créatrice de la technique et accoucheuse des potentiels de créativité qui couvent en chacun et plus précisément en chacune.
L’éco-print est une technique de teinture naturelle qui utilise des plantes, des fleurs, des algues plaquées sur du tissu (ou du papier) préalablement trempé dans des mordants naturels. Les plantes sont disposées sur le tissu, puis celui-ci est plié et lié serré pour une cuisson dans des jus de végétaux ou bien à la vapeur. Le résultat est unique, c’est une œuvre à chaque fois.
Les vêtements, notre seconde peau

Cette démarche éco-responsable m’a invité à une plus large réflexion sur comment je me vêtis. Avant d’être consciente de l’impact énorme de « l’industrie de la fringue » sur notre unique planète, j’ai toujours acheté assez peu de vêtement. Il y a quelque semaines, une vidéo expliquant comment nos vêtements synthétiques sont une source de pollution marine par les micro plastiques qu’ils libèrent lors des lavages en machine, a été pour moi une grande prise de conscience.
Et si c’était le grand retour des matières naturelles et nobles dans mon placard ? En même temps, je ressens le besoin de me vêtir avec des habits plus confortables, plus souples , mais tout aussi jolis!

Donc, 14 stagiaires, joyeuses, curieuses et uniques, autour de leur prêtresse, qui pendant une semaine, ont cueilli avec soin et conscience fleurs, algues et végétaux, pratiqué la méditation, écrit des poèmes, expérimenté des techniques étranges et mystérieuses avec des objets en métal, des pierres, des bassines fumantes, … elles ont dessiné, teint, fait bouillir, cousu … elles se sont promenées sur la plage, dans les ruines d’une chapelle voisine, dans la ville de Pont l’Abbé … et pour vivre pleinement tout cela, elle ont aussi nourri leurs faims à chaque repas que j’ai eu un immense plaisir à concocter, cuisiner et servir.
Awash in the fragrances from the kitchen
With the mind as well as the mouth
Comforting food, cooked with love

Certes ce n’est pas mon métier, mais j’ai de suite acceptée la proposition de mon amie Claire ; Cuisiner pour des fées réunies au bout du monde pour créer.
Matin, midi, 17h et soir, j’ai été bercée par des Hummmm, Miammmm et autres petits sons aux accents délicieux qui nourrissait mon désir de mettre encore plus de soin et d’amour dans la réalisation du repas suivant. J’ai aimé nourrir leurs yeux de couleur et détails, leur nez de parfums subtils, leur bouches de saveurs harmonieuses, leurs cellules de vitamines et de d’énergie, leur cœur d’amour partagé, leur esprit curieux et désireux de bien-être et santé.
Connaissant bien la région, j’ai pu privilégier des produits locaux, en circuit court, en majorité bio. Un maximum fait maison ; Un minimum d’emballage. MERCI à Fabienne et Patrick Hersant, boulanger à la ferme (Huelgoat 29), à Véronique Coadou et au regroupement de producteurs « Du marché à la Ferme » ( Plounevez du Faou 29) qui nous ont fourni un beurre inégalable, des légumes délicieux, miel et tisanes réconfortantes. Merci Maï et Jean-Charles pour avoir fumé de délicieux poissons !
Ce fût aussi l’occasion de rendre hommage à toute cette profession de la restauration. Dur métier, debout, les mains à rude épreuve et le mental qui organise, rationalise, … Pensée toute particulière à ma grand-mère maternelle qui a nourri dans son restaurant de quartier, « Chez Roger » des troupes d’affamés tous les midi pendant une trentaine d’années.
Et ma pratique de la méditation dans tout ça ?
Si la méditation formelle a été irrégulière, les pratiques informelles ont été très importantes et d’une grande aide pour tenir ce rythme soutenu et éprouvant physiquement. Naturellement et très régulièrement venait à moi cette petite voix qui prend soin de moi : « As-tu soif ? Besoin d’un citron tiède avec un peu de miel ? T’assoir 5 mn ? Mettre un peu de musique ? Ralentir ? Faire pipi ? Sortir quelques minutes, prendre l’air et le soleil ? … »
Ainsi je ne me suis jamais sentie embarquée dans le rythme des tâches à faire, happée par le pilote automatique. Je met sur le compte de la méditation assise ces sortes de retours à soi réguliers qui m’ont permis de mieux respecter mes limites.
Avant chaque repas, comme une transition entre les ateliers et le temps du repas, nous avons pratiqué de courtes méditations :
« Ressentir les points de contact du corps ; s’ancrer Ici
Ressentir les mouvements de la respiration et s’ancrer ici et maintenant »
Et chaque jour je proposais une pratique différente afin d’explorer des facettes de l’alimentation en pleine conscience:
« Qui a faim en moi actuellement ? mon cœur, ma curiosité, mon corps ? »
« Qu’est ce que je me raconte au sujet du repas ? »
« Qu’est ce qui m’attire parmi les plats proposés ? »
« Quelques souvenirs sur comment je mangeais enfants »
« Etre écologique avec moi-même et estimer la quantité dont je me sers »
« Observer les sons de la cuisine alors que les cuissons se terminent. » « Comment exprimer ma gratitude à la nature et aux savoir-faire de millier d’êtres humains qui ont contribué à ce que cette nourriture soit dans mon assiette ? » …

Les fées aiment pratiquer l’alimentation en Pleine Conscience et m’ont fait de jolis retours d’expérience, 😉 , mais ne vous laissez pas compter, les fées ça mange comme un ogre !
Pour en savoir plus sur l’Eco-print et le travail d’India Flint : http://www.indiaflint.com/ 2 livres : « Second Skin » et Eco Color
Comme promis, la recette du gâteau breton de mon arrière-grand-mère et celle du financier de mon grand-père (pour utilisé les blancs d’œuf !). (Personnellement je mets 1/3 de sucre en moins.)

Actu Formation Mindful Eating :
Il reste quelques places pour les stages de cet été à Eguilles et Morlaix.
Prochain programme à Paris 12ème: Mercredi 3 octobre : séance de présentation du programme Mindful Eating Conscious Living MECL (ouvert à tous et gratuite)
les 8 séances se dérouleront les mercredis 10 & 24 Octobre – les 7 / 14 / 21 / 28 Novembre – 5 & 12 Décembre – La journée de Pleine conscience aura lieu le samedi 1er décembre
La Pleine conscience au quotidien dans mon assiette : pour les petits, les grands, si vous êtes seul, en famille ou entre amis :
Faire un voeux à chaque fois que l’on mange pour la première fois de la saison, un fruit ou un légume , et fermer les yeux quelques instants.
@+ Géraldine



Au sol, un petit centimètre …. Je cherche du pied ce contact souple où le pas s’enfonce dans un son étouffé quand le tapis est plus épais. Mais aujourd’hui il y a juste un souvenir lointain de pas feutrés sur un chemin que l’on pouvait croire emprunté pour la toute première fois. Longue promenade matinale, silencieuse, odeur de neige, dans une campagne immaculée, dans une forêt de cristal avec l’ami disparu.





Géraldine Desindes
Se caller contre le poêle à bois de longues heures durant avec un très bon livre, se lever plus tard, sentir tout le poids de la fatigue accumulée qui, de jour en jour, pèse de plus en plus lourd. Mettre le nez dehors et « une claque » d’oxygène au cerveau, rentrer un peu de bois, cuisiner, inviter les amis, se faire inviter et mettre les pieds sous la table, se régaler et célébrer, manger, et encore manger … (quelle chance !)
Un MERCI à Florian Saffer pour la confiance que tu m’as témoignée. Animer ces 4 jours de formation pour des professionnelles de l’alimentation est une expérience qui m’a m’empêché de tomber dans le piège des automatismes.
conscience
« Sapiens, une brève histoire de l’humanité » de Yuval Noah Harari, lu par 9 millions de personnes à ce jour. Si on y trouve l’histoire passionnante de l’évolution des hommes depuis 70 000 années, un passage sur les pulsions alimentaires a particulièrement attiré mon attention. Il parle même du « gène de la gloutonnerie ». Il y a 70 000 ans, Homo sapiens, notre semblable, se jetait rapidement et goulument sur les fruits murs qu’il trouvait sachant qu’une bande de babouin pouvait débarquer à tout moment et rafler ce précieux aliment. Ce court passage du livre milite pour que nous développions aujourd’hui un rapport différent avec les aliments. Quelque soit la réponse, « oui je le mange » ou bien » non je ne le mange pas« , il est crucial de créer un temps de pause, qui devient un espace de liberté où l’on va juste s’interroger : « Pourquoi le mangerai-je ? »
Les programmes Mindful Eating – Conscious Living 2018 commencent cette semaine; j’accompagnerai 3 groupes de janvier à juin sur 8 séances et une journée de pleine conscience. Je sens en moi un profond plaisir qui se manifeste par un sentiment doux et joyeux à l’idée de rencontrer les nouveaux participants et de cheminer avec eux. (en écrivant ces quelques lignes, je me rends compte que j’ai le sourire aux lèvres).





it être les choses. … La chute est de passer d’un état de communion à un état de consommation» … « Etre malade c’est être à coté de son vrai désir, et la santé c’est être proche de son désir le plus intime, le plus essentiel. …. Qu’est-ce que je désire vraiment ? Qu’est ce que je veux vraiment ? Si l’on peut répondre à cette question l’on ne se porte pas si mal. »






l’été qui disparaissent des étalages, la température qui descend, et le temps des vacances qui s’achève ? … Il faut célébrer, célébrer les bons moments que nous avons eu lors de la saison d’été. Saison d’abondance, fruits et légumes frais gorgés d’énergie, repas pendant les vacances où le temps s’écoule doucement, joyeuse cuisine pleine d’amis ou de la famille, tablées enchantées …. Et tout change … les vraies tomates vont bientôt disparaitre de nos étalages … profitons des figues, du raisin …. et célébrons.





Avant de rentrer, petit crochet à Roaix (84) chez Patrice. Moments de repos dans un cadre de nature absolument magnifique. Patrice ne cuisine pas, il joue ( à merveille) avec les saveurs, préparant avec amour et joie, des produits de qualité trouvés sur le marché de Vaison-La-Romaine, ou dans son généreux potager.
Ces cercles ne sont pas vraiment fermés pour symboliser l’ouverture de l’esprit. Avec les crêpes, ce sont les bords en dentelle qui symboliseront cette ouverture ! L’Enso de la crêpe a un bel avantage; les enfants, les parents, les amis, les petits voisins vous invitent souvent à pratiquer. Galettes de sarrasin généreuses, crêpes froment au « trop-de-beurre », moelleuses ou « crasses » (bien grillée en breton) ? … Je retiens la recette improvisée un midi : mélanger et bien malaxer oeuf, fromage de chèvre (type crottin ou plus frais), un petit peu de miel de châtaignier et du thym pour garnir la galette. Un délice que nous avons partagé avec nos amis.



accompagnerons dans le changement vers une alimentation plus respectueuse de votre santé et de l’environnement. Laméditation et les exercices spécifiques vous permettrons d’apprendre à mieux entendre les besoins de votre corps et à mieux satisfaire vos envies. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au
difficiles agissent sur notre alimentation. Nous expérimenterons comment certains exercices de pleine conscience peuvent être d’une grande aide et je vous aiderai à installer 15mn de méditation dans votre quotidien, selon vos propres contraintes. Cet atelier s’adresse aux pratiquants de méditation mais aussi aux néophytes, il se déroule au 



Les produits frais, fruits gorgés de soleil, tomates ou concombres juteux sont terminés. Il faut, soit continuer et se « contenter » d’un repas que beaucoup d’hommes et de femmes sur les routes de l’exode qualifieraient de festin ; 2 boites de sardines, du pain, quelques amandes et fruits sec, soit faire une boucle de 5 km vers la ville. Les jambes disent STOP mais l’anticipation du plaisir, le désir de cette fraîcheur, telle une étincelle, rallume une flamme qui met en action et ces 5km qui traverseront pinèdes et champs deviennent possibles et même agréables.



